Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Entre le mortel et le périssable
Aria Cédric
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782343023915
Ces textes comme s'écoulent d'une blessure ouverte, une blessure dans le bras d'un homme qui à la fois est un peu celle de tous les hommes. Si la blessure apparaît laide, sa beauté toutefois réside dans la violence de son histoire et dans la lutte qui l'oppose à l'intégrité du corps. Ainsi nous vivons un temps de blessures et cette poésie se trouve comme abandonnée par notre temps, préférant l'éveil au rêve et l'acte à l'espoir. Ces portraits de réalités aux prises avec le dicible ont été disséminés çà et là, des Rocheuses d'Amérique du Nord aux plaines désertiques du Maghreb, et à travers l'Ouest Européen, Benelux, Italie, Allemagne, Angleterre, France... Pour autant, ils en reviennent à une même voix, celle de l'indigent, la plus simple, indistincte du vent, que le bruit de notre agitation étouffe. C'est une poésie de l'homme empruntée à une poésie de la nature et de la vie.
Un homme est tombé d'une falaise. Mort accidentelle ? Le gendarme Thomas Nevers est, au fur et à mesure de ses pérégrinations, bien dubitatif quant à un décès dû à un faux pas. Le défunt n'était pas un ange. Les langues se délient peu à peu. Le mort était un brave homme et pourtant… L'enquête amène le gendarme aux confins de l'atroce vérité mais aveuglé par les charmes de l'île et ceux de l'étrange Zamine Alizi, il ne veut pas la voir.
Ouvres très rarement enregistrées sur instruments d'époque, ce CD attire par ses qualités exceptionnelles d'interprétation. Découvrez le génie de Haydn. Très rarement enregistrés sur instruments d'époque, ce disque de quatre des 126 trios pour baryton à cordes de Joseph Haydn, attire par ses qualités exceptionnelles d'interprétation sur les "instruments d'amour" de l'Aria Lachrimae Consort. La musique de Haydn, si finement construite et d'un attrait immédiat, saisit l'auditeur par ses astuces sans cesse novatrices et divertissantes. Les réminiscences d'airs populaires hongrois côtoient aussi l'expression d'une profonde émotion gage du génie très humain de Haydn. Assurément un enregistrement qui fera date.
La terreur, c'est celle qui guette, énorme au milieu de nous mais que l'on s'efforce d'ignorer. Celle qui laisse s'exprimer les années de frustration et de colère des laissés-pour-compte - c'est la violence brute en réponse à la violence lente et aiguë des dominants, c'est la brûlure du soleil après les frimas d'un interminable hiver... La transition est esquissée ici du point de vue d'un jeune homme décidé - en vain, car trop tard - de prendre le contre-pied de l'inévitable violence par la prise en otage de l'éducation, de l'histoire accommodés en faveur de l'occidentalisme par les maîtres à penser de la société, protecteurs de l'héritage colonialiste et de la finance... Cette Terreur latente, transposable à souhait dans chaque pays, chaque société. Devant les quotidiennes injustices, elle approche, comme une peste prévisible.
Le récit de la voyante qui "voit" en dormant nous entraîne au-delà du réel. Cette paysanne intrigue la France entière à l'époque, dans les années 1960. Voici son portrait singulier et attachant. Les curieux viennent alors de partout en Europe pour se faire guérir à Chaix, son village, un "écart" de bourg dans l'Ouest de la France. Et ce sont les yeux d'une jeune femme, la narratrice, qui retranscrivent pour le lecteur les mots de celle qu'on appelait la "Dormeuse" qui avait conservé un don préhistorique que le commun des mortels a perdu depuis des siècles et des siècles. C'est ainsi que l'on apprend que "les jambes se soignent avant la montée de la sève, que le circuit du corps va de la tête aux pieds et que les enfants passent avant les vieillards" . Aussi pittoresque qu'inquiétante, celle qui avait le "don" est devenue une figure folklorique incontournable qui a vécu de longues années en marge de la société à recevoir des foules entières pour les guérir de ses paroles et de ses gestes. Si vous ne le craignez pas, entrez dans le sanctuaire de la guérisseuse...
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.