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De la continuité dynamique dans l'univers confucéen. Lecture néoconfucéenne du Zhongyong ; nouvelle
Arghiresco Diana ; Kamenarovic Ivan-P
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204100267
Voici traduit, pour la première fois en français, le Zhongyong (Ve siècle avant JC. environ), un des Quatre Livres fondamentaux du néoconfucianisme, accompagné du commentaire de Zhu Xi (1130-1200), grand néoconfucéen de la dynastie des Song. Instituée en doctrine politique orthodoxe, la pensée de Zhu Xi s'imposera dans la vie politique et sociale de la Chine en tant qu'idéologie d'Etat, et cela jusqu'à l'effondrement de l'empire. Le rayonnement de sa personnalité, son engagement social et politique, son oeuvre furent exceptionnels : après Confucius et Mencius, Zhu Xi a influencé non seulement la société et les institutions de la Chine, mais aussi celles de l'Asie de l'Est, du XIVe siècle jusqu'à nos jours. Dans cet ouvrage, Diana Arghiresco, philosophe et sinologue, se livre à une réflexion herméneutique visant à mettre en dialogue les sources de la pensée chinoise et le fonds grec de la philosophie occidentale. Elle tisse ainsi un lien entre le traducteur, le lecteur occidental, le texte chinois ancien et son commentaire chinois de l'époque classique. Son interprétation interculturelle met en lumière deux strates simultanées de cohérence du texte : un sens restreint visant la société, plus particulièrement la conduite humaine, et un autre qui contient le premier et se réfère à l'ordre naturel, à la totalité continue, à la complétude de la réalité.
Huang Chun-Chieh ; Arghiresco Diana ; Lin Ting-she
Voici traduite, pour la première fois dans une langue occidentale, une monographie exhaustive sur la vie et l'oeuvre de l'intellectuel et historien chinois Xu Fuguan (1902-1982), dans le contexte bouleversant de la Chine du XXe siècle et du confucianisme contemporain de l'Asie de l'Est. En utilisant une approche comparative, cette étude présente sa perspective sur la pensée et la politique chinoises, ainsi que sa méthodologie de recherche holistique. Elle dresse une comparaison entre les idées de Xu Fuguan et les perspectives de certains de ses contemporains confucéens chinois et japonais. L'objectif de son interprétation de l'histoire contemporaine et de la tension entre les cultures chinoise et occidentale est de trouver un chemin pour l'affirmation de la tradition chinoise dans la modernité. En ce sens, il suggère la construction d'une pensée politique chinoise qui connecte le confucianisme et la démocratie. Ses recherches sont très pertinentes dans le contexte de la Chine actuelle.
Qu'est-ce que la religion pour les Chinois? Le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme sont-ils des croyances, des philosophies, des sagesses? A partir de sa connaissance intime de la Chine, Cyrille J.D. Javary, auteur d'une monumentale traduction du Yi Jing, nous introduit à la perception qu'ont les Chinois de leur univers spirituel et nous donne les clefs pour l'appréhender, non plus à partir de catégories occidentales inadéquates, mais à partir des mots chinois eux-mêmes.
Confucianisme et taoïsme est l'un des volets de la grande trilogie consacrée par Max Weber à « l'éthique économique des religions mondiales », entre 1915 et 1920, avec Hindouisme et bouddhisme et Le Judaïsme antique. Dix ans après L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, ces études comparatives s'efforcent d'éclairer l'originalité occidentale par le dehors. Elles reprennent le problème du lien entre le protestantisme ascétique et le développement d'un capitalisme bourgeois rationnel à partir de configurations religieuses et sociales profondément différentes. Chacun de ces cas permet d'interroger la façon dont « la prise de position pratique à l'égard du monde » impliquée dans l'action religieuse retentit sur les « conduites de vie » et, en particulier, sur les comportements économiques. C'est spécialement vrai de Confucianisme et taoïsme dont le dernier chapitre, « Confucianisme et puritanisme », constitue l'un des exposés les plus vigoureux et les plus aboutis de la thèse wébérienne. Mais, au-delà de sa problématique d'origine, Confucianisme et taoïsme reste un modèle d'analyse de la formation et du fonctionnement d'une mentalité à l'échelle d'une civilisation. L'examen de la bureaucratie chinoise et du type de l'État patrimonial est de premier intérêt pour le politiste, comme le chapitre dédié au « corps des lettrés » constitue l'un des textes de base de la sociologie des intellectuels. C'est dire que, indépendamment de la connaissance de la Chine et de la science des religions, c'est un authentique classique des sciences sociales au XXe siècle qui est ici rendu accessible au lecteur français.
L'éclat des écrits de notre Maître peut nous parvenir et nous instruire, mais ses paroles ne le peuvent plus", déplorait l'un de ses disciples après la mort de Confucius. Le Socrate chinois a traversé les siècles, bousculé, certes, mais plus présent que jamais. Le secret ? Il vous suffit de le découvrir dans ce livre qui tire du fond des millénaires l'écho fulgurant des paroles du Maître : "L'homme de qualité, à l'égard du monde, ne cherche pas plus à s'adapter qu'à s'opposer ; il se rapporte à ce qui est juste" ; mais avec prudence : "Dans un pays qui suit la juste voie, parle franc et agis droit. Dans le cas contraire, agis droit mais parle avec discrétion." Sous la modestie et la modération d'un sage qui nous rappelle parfois Montaigne, un livre d'action : "Pas de précipitation ! Ne prends pas en considération les petits avantages. Qui veut hâter les choses n'atteint pas son but. Ne voir que les petits profits ne permet pas d'aboutir dans les grandes affaires." Une sagesse lucide qui assume la condition humaine : "Que peut-on savoir de la mort sans connaître la vie ?" Confucius est un guide incomparable ; ni dieu ni prophète, disait-il ; rien de plus qu'un homme de bonne volonté.
Résumé : "Mon enseignement s'adresse à tous, indifféremment." "L'honnête homme est exigeant envers soi. L'homme vulgaire est exigeant envers autrui." "Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime. Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie." La lecture des Entretiens est vivante et aisée du fait de la présentation des idées du maître, sous forme de chapitres divisés en brefs paragraphe, prenant tour à tour la forme d'aphorismes et de court dialogue entre le maître et l'un de ses disciples. Les Entretiens proposent un art de vivre qui demeure un modèle pour le monde moderne.