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Les jours rouges
Arès Ben
MEO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782807002036
A Toliara et alentours, Malgaches, Karana et Vazaha se croisent, se mêlent et s'emmêlent pour le meilleur et pour le pire. On nage. Dans le cours imprévisible, les remous, la mêlée, parfois hors des flots. On vit en ville comme au village. Dans les gargotes, sur les routes de goudron éclaté et les pistes de sable. Comme chez soi en dur, en tôles ou en vondro. Reclus ou en ribote. On improvise. Aux détours d'un zébu, d'un fou, d'un trépassé ou d'un éloquent soudard. Dans le charivari infernal, le vif des traditions locales, les êtres marchent au charbon ou flottent, dévient malgré eux de foutaises en désespoirs, de malentendus en traquenards ou états de grâce. On se chamaille. On palabre pour un bien commun, un canard qu'on déplume ou un sort venu de nulle part. On s'étripe pour le sel et la terre, on rouscaille, chante la guigne ou la poisse, on s'esclaffe, se dégage, rit de l'homme, la femme qui n'a pas fini d'en voir. Et si, au final, les genres, les classes, les origines se confondaient pour laisser planer tous les doutes ? Et si, pétris et navigués, dénudés, au lieu de fuir, nous acceptions d'être tous du même cru, de la même trempe, sans distinction ? Qu'il en déplaise à Dieu, aux illustres Aînés, aux arrogants et férus du langage sinistré, il nous est offert de boire la vie jusqu'à la lie, la lune nouvelle et l'art de résonner du tsapiky au soleil de l'amour noir. B. A.
Au centre du livre, un " être " à la recherche de sa voix perdue. Qui est-il ? On ne sait. Il est sans visage. Sur sa route, il rencontre des personnages qui le rapprocheront ou l'éloigneront de sa quête. Des portraits et des textes courts rythment le récit. Après la mort, la vie chemine. Où va-t-elle ? Comment s'incruste-t-elle ? De quelle manière prend-elle le dessus ? Au lecteur de le découvrir.
Loin de l'image guerrière que certains s'évertuent encore àdonner à ce sport très enrichissant et très "physique", lesmultiples disciplines que les débutants pourront découvrirdans cet ouvrage constituent une véritable école de patience,de concentration et de maîtrise de soi à l'instar des autressports olympiques. Cet ouvrage rédigé dans un style clair etconcis a été réalisé dans le but de permettre tous les amateursde tir sportif de franchir le pas en commençant à faire leurs"premiers cartons" facilement et rapidement. Ils découvrirontun sport qui allie un côté ludique et très technique à la fois.
Ce livre traite des différentes manières de travailler les métaux les plus courants: fer, cuivre, laiton, acier inoxydable. Après une présentation des outils et machines employés dans les ateliers artisanaux, il aborde les principales techniques de coupe, de mise en forme à froid et à chaud des métaux, dont les techniques de forge, mais aussi différents procédés d'assemblage, notamment de soudage ainsi que les traitements de finition destinés à embellir et protéger les métaux. Enfin, dans une dernière partie, le processus d'élaboration de divers meubles et objets est exposé de façon claire, étape par étape. Ces exemples concrets donnent un aperçu des vastes ressources créatives qu'offre le travail du métal.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la "parfaite épouse, mère de famille et enseignante" que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée… Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
Que faire lorsqu'on subit un licenciement aussi brutal qu'arbitraire et que le mot "chômage" devient imprononçable ? La question, douloureuse, enfonce dans la sidération Sandrine, ex-cadre commercial d'une firme pharmaceutique. Avec, en filigrane dans la solitude et l'opacité des jours vides, la soif d'un père absent depuis l'enfance, qui vient de mourir et dont elle occupe la baraque déglinguée. Jean-Marc, lui, se demande si le stress post-traumatique lui permettra de reprendre son travail de professeur après avoir été agressé par un élève. Sa brève rencontre avec Sandrine, ivre morte le soir de son licenciement, ravive son vieux désir d'écrire. La jeune femme lui serait-elle tombée de nulle part, comme la Bird du Baiser cannibale, son roman fétiche, pour devenir le personnage qu'il attendait ? Encore faudrait-il la retrouver…
En 1966, un Boeing de la Sabena en provenance de Bujumbura débarque à l'aéroport de Bruxelles une fillette de six ans, tenant à la main une petite valise brune, que réceptionne un "Monseigneur". Celui-ci emmène l'enfant, "candidate" à l'adoption. Soulever le rideau, ouvrir le cadenas de la petite valise brune, c'est parcourir un trajet singulier imbriquée dans une histoire collective longtemps remisée au placard, un secret d'Etat et d'Eglise : l'arrachement forcé des métis, ces enfants de la honte nés sous la colonisation belge à l'heure des indépendances. Tout au long du récit, la part cachée de la narratrice interpelle sa part "licite" dans l'espoir qu'un jour les deux se rejoignent. Le lecteur suit la lente métamorphose de l'enfant et l'amputation de sa mémoire jusqu'à ce que son combat farouche contre l'oubli, ses efforts pour "recoller" ses moitiés éclatées débouchent sur la découverte de son étonnante identité. Une autofiction émouvante et lucide, qui nous montre à quel point une institution religieuse peut se placer au-dessus des lois et faire souffrir au nom d'une pseudo-morale dévoyée.