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Timor-Leste contemporain. L'émergence d'une nation
Araujo e Corte-Real Benjamin de ; Cabasset Christi
INDES SAVANTES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782846543644
Situé aux confins de l'Asie-Pacifique, le Timor-Leste est connu pour avoir été le théâtre de l'un des plus grands drames humains du XXe siècle : le "génocide timorais" de 1999 précipita une indépendance acquise en 2002, après 24 années d'annexion indonésienne. Fréquemment qualifié de pays "le plus pauvre d'Asie", le Timor-Leste dispose d'un fonds pétrolier de 15 milliards de dollars, allant jusqu'à proposer en 2011 le rachat partiel de la dette portugaise. Analysant tour à tour l'histoire, les fondements socioculturels et les paramètres politiques, économiques et territoriaux de la construction de ce pays, douze spécialistes ont associé leurs connaissances pour démêler les apparentes contradictions auxquelles est confronté le Timor oriental. Au-delà des spécificités et dynamiques locales qui constituent le cadre original de cette étude, cet ouvrage nous aide à comprendre les enjeux géopolitiques et les perspectives d'intégration régionale à l'échelle asiatique et mondiale. Les influences coloniales (portugaises et indonésiennes) mais aussi traditionnelles (avec une vingtaine de groupes ethniques et linguistiques) sont dès lors autant de défis en cours et à venir dans un contexte de globalisation et d'internationalisation de la gouvernance. En filigrane, c'est la question du chemin parcouru d'un peuple depuis son indépendance qui est posée, ouvrant de riches comparaisons avec les indépendances du siècle dernier en prise subite avec la mondialisation et les questions identitaires.
Un lyrisme lapidaire que celui de Luís Araujo Pereira, une des voix de la poésie du Brésil d'aujourd'hui. Et pour tout dire de ce rien, "ni oui ni non" : "et c'est tout"... Le jeu poétique et son enjeu, à tenir indéfectiblement, alors que "tout tend au désastre", avec retour à l'alphabet et aux charmes du rêve, lucarne sur le réel, toujours où se ressourcer, dans l'entre-deux ironique et lucide de la vision.
Les incontournables : les sites majeurs et des conseils d'expert pour tirer le meilleur parti de vos visites. Comme un habitant : découvrez Strasbourg autrement, à travers les quartiers de prédilection de ceux qui y vivent. Selon ses envies : gastronomie, balades, art, vie nocturne... Notre sélection pour un séjour sur mesure. + Un plan détachable. Et aussi... Les plus belles balades à travers la ville. Les meilleures adresses pour se restaurer, prendre un verre, sortir ou faire du shopping. Les astuces de notre auteur pour mieux profiter de votre séjour.
Résumé : Ce livre est l'histoire passionnante de la création du Centre d'études nucléaires de Saclay, fleuron de la recherche atomique française en même temps que modèle d'une architecture industrielle publique de prestige. Au croisement des mondes de la science et de la politique, la recherche atomique a une histoire nécessairement complexe, que l'auteur restitue avec brio, racontant les avancées des scientifiques, leurs tiraillements face aux possibles applications militaires d'une science qu'ils préféreraient voir destinée au bien-être des populations, évoquant l'influence du second conflit mondial et de la guerre froide sur la construction du Centre. Mais cet ouvrage est aussi et surtout la monographie architecturale du Centre d'études nucléaires de Saclay, dernière grande oeuvre d'Auguste Perret. En 1948, alors au sommet de sa carrière et âgé de soixante-quatorze ans, l'architecte saisit les enjeux majeurs de cette commande, d'autant plus difficile que la recherche ne cesse d'évoluer et qu'il faut donc anticiper d'inévitables modifications et extensions. A cet égard, l'application par Perret de son système de trame, que ce soit pour le plan de masse de cette cité de l'atome ou pour les bâtiments eux-mêmes, trouve ici une brillante concrétisation. C'est ainsi une véritable petite ville qu'il livre avec ce projet, qui comprend bâtiments administratifs, laboratoires, cantine et bibliothèque, mais aussi, bien sûr, tous les édifices destinés à abriter les expériences atomiques. En 2005, avec l'inscription du centre reconstruit du Havre sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco, la notoriété d'Auguste Perret s'est amplifiée. Gageons que cet ouvrage, hommage à une oeuvre majeure et trop peu connue de l'architecte, contribuera à sa reconnaissance.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.