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Le détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture
Arasse Daniel
FLAMMARION
29,90 €
Épuisé
EAN :9782081217409
Saint Luc peignant la Vierge (Martin Van Heemskerck, vers 1532). Daniel Arasse ouvre, avec cette oeuvre emblématique, l'un de ses textes fondamentaux, aujourd'hui réédité dans une version enrichie de nombreuses images. Par cette mise en abyme, il nous propose un programme qui va bien au-delà d'une simple "histoire du détail'. C'est à une relecture en profondeur de l'histoire de la peinture occidentale, à l'aune du détail, qu'il se livre ici avec brio. Qu'il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d'appréhender la peinture. Grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine. Dès lors, ce sont les traditionnelles catégories de l'histoire de l'art, établies"de loin', qui sont remises en question. Sans que jamais l'érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les "fêtes de l'oeil'... Biographie de l'auteur Daniel Arasse (1944-2003) fut l'un des plus éminents historien et théoricien de l'art de son temps. Il a été directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) jusqu'à son décès survenu en 2003, après avoir enseigné l'histoire de l'art moderne (XVe-XIXe siècle) à l'université Paris-IV, puis à l'université Paris-I. Il fut en outre directeur de l'Institut français de Florence. Auteur de nombreux ouvrages d'histoire de l'art, dont Léonard de Vinci (Hazan, 1997), Le Sujet dans le tableau (Flammarion, 1997), L'Annonciation italienne (Hazan, 1999), On n'y voit rien (Denoël, 2000), il sait se rendre accessible au public éclairé comme au grand public. Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture a été publié pour la première fois chez Flammarion en 1992."
Ce volume s'ouvre sur la représentation du patron de tous les peintres, saint Luc peignant la Vierge. Par cette mise en abyme, ce choix emblématique, Daniel Arasse envisage un programme qui va bien au-delà d'une simple "histoire du détail", car ce qu'il vise est la totale relecture de l'histoire de la peinture occidentale à l'aune du détail. Qu'il soit inopinément ou peu à peu découvert, identifié, scruté, isolé, voire découpé de son ensemble, le détail offre en effet une toute autre manière de voir et d'appréhender la peinture. Ainsi, grâce à cette histoire rapprochée des pratiques du pinceau et du regard, un champ nouveau se dessine, remettant en question les catégories de l'histoire de l'art qui semblent avoir été établies "de loin", sans que jamais l'érudition ne prenne le pas sur le plaisir et les "fêtes de l'oeil".
Résumé : Pour un regard moderne, ce qui distingue Vermeer de ses contemporains est l'aura de mystère qui se dégage de ses tableaux. Cette qualité poétique, singulière et incontestable fait précisément l'objet de ce livre. Ainsi que le suggère Daniel Arasse, Vermeer a délibérément construit le mystère de sa peinture. A travers une analyse détaillée des oeuvres, de leur structure et de leur contenu, l'historien de l'art montre comment la "scène d'intérieur" devient chez Vermeer une sphère réservée et inaccessible au coeur même du monde privé. C'est cette intimité, dans son impénétrable visibilité, que peint le "sphinx de Delft". Notre conception de Vermeer se trouve ainsi complètement renouvelée : on perçoit que la poétique propre de ses oeuvres est inséparable de son ambition de peintre. Pour l'historien, cette ambition n'est pas sans relation avec le catholicisme de Vermeer, avec sa foi dans la puissance de l'image peinte à incorporer une mystérieuse présence.
La question de l'intimité du rapport entre les oeuvres et leurs auteurs ou commanditaires se pose, à la Renaissance, de manière décisive: l'expression individuelle de l'artiste devient en effet à cette époque un facteur reconnu - et apprécié dans la genèse et la forme des oeuvres d'art. "Le Sujet dans le tableau" propose sept études de cas où un emploi analytique de l'iconographie permet de distinguer comment, en s'appropriant le sujet (manifeste) de son oeuvre par le trouble qu'il introduit dans son énoncé, l'artiste ou le commanditaire y marque sa présence comme celle du sujet (latent) de son énonciation. Qu'en a-t-il été de Michel-Ange et de son Moise?, de Titien dans son Allégorie de la Prudence?, de Giovanni Bellini dans sa Dérision de Noé?, mais aussi de Mantegna dans ses signatures ou du prince Frédéric de Montefeltro dans le désordre du Studiolo d'Urbino? Un champ s'ouvre à l'analyse et à l'interprétation historiques: celui des investissements psychiques ou autres dont les oeuvres de la Renaissance ont été le lieu. Publiée en grand format pour la première fois, cette édition en couleurs, enrichie de nombreuses images, permet d'apprécier en détail les traces les plus ténues de la personnalité de quelques génies artistiques de la Renaissance.
Résumé : Qu'en a-t-il été de Michel-Ange dans son Moise ? de Titien dans son Allégorie de la Prudence ? de Giovanni Bellini dans sa Dérision de Noé ? Mais aussi de Mantegna dans ses signatures ou du prince Frédéric de Montefeltro dans le désordre du studiolo d'Urbino ? La question touche l'intimité du rapport entre les oeuvres et leurs auteurs ou commanditaires et mérite d'autant plus d'être posée qu'avec la Renaissance, l'expression individuelle de l'artiste devient un facteur reconnu - et apprécié - dans la genèse et la forme des oeuvres d'art. L'approche historique, en particulier dans sa pratique iconographique, n'est pas la plus démunie pour mettre au jour cette dimension intime. Il faut qu'elle ne travaille pas exclusivement à distinguer ce qui s'est confondu, mais qu'elle contribue à dégager les conditions dans lesquelles un artiste pouvait s'exprimer en associant les idées et les images, en manipulant à des fins privées son matériau figuratif et textuel. L'iconographie n'a pas pour seul but de faire la différence entre Judith et Salomé : il est temps d'imaginer une iconographie des associations d'idées, susceptible de reconstituer les enjeux individuels dont certaines oeuvres étaient porteuses et qu'elles manifestent encore aujourd'hui par les condensations, les déplacements, les élaborations singulières qui affectent le traitement de leur thème. Le Sujet dans le tableau propose sept études de cas où un emploi analytique de l'iconographie permet de distinguer comment, en s'appropriant le sujet (manifeste) de son oeuvre par le trouble qu'il introduit dans son énoncé, l'artiste ou le commanditaire y marque sa présence comme celle du sujet (latent) de son énonciation. Un champ s'ouvre ainsi à l'analyse et à l'interprétation historiques : celui des investissements psychiques ou autres dont les oeuvres de la Renaissance ont été le lieu.