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Brique et architecture dans l'Espagne médiévale . XIIe-XVe siècle
Araguas Philippe ; Biget Jean-Louis
CASA DE VELAZQU
56,00 €
Épuisé
EAN :9788495555533
L'architecture est matériau avant que d'être forme. L'histoire traditionnelle de l'architecture tend à taire oublier cette évidence au bénéfice d'une approche dominée par clos concepts stylistiques. Or ceux-ci s'avèrent toujours impropres à rendre compte de l'extraordinaire complexité du mouvement créatif qui conduit le génie humain à passer du produit manufacturé de base - ici la brique - à l'œuvre d'art que constitue l'église, la porte de ville, le château ou la maison médiévale. L'enjeu de cet ouvrage est de montrer comment la brique s'est imposée en Espagne comme matériau de construction à la fin de l'époque médiévale, au terme d'un parcours historique au cours duquel elle fuit, tour à tour et de manière infiniment variée, appréciée pour ses qualités pratiques, architectoniques, décoratives, mais aussi, de façon plus ambiguë ou subtile, pour sa légèreté, son coût modéré, sa valeur plastique, esthétique, voire idéologique. Une appréciation nuancée des caractéristiques et des modalités d'emploi du matériau, basée sur un vaste corpus d'œuvres architecturales, est seule en mesure de faire comprendre les raisons de son succès et de remettre en question un certain nombre de poncifs qui nuisent à la juste appréciation du rôle majeur joué par la brique dans l'histoire de l'architecture espagnole.
Elevée entre le XIIe et le XVIe siècle, la cathédrale offre de très beaux morceaux d'architecture et de sculpture d'importance européenne. Au milieu du XIXe siècle, une grande campagne de travaux menée par l'architecte Abadie a doté la cathédrale de bâtiments annexes, de vitraux et de fresques dans le goût médiéval, qui forment un ensemble d'une grande cohérence.
Sur la route de Saint-Jacques-de Compostelle, l'abbaye de La-Sauve-Majeure, fondée en 1079 par Gérard de Corbie, dresse ses ruines majestueuses au cour de l'Entre-deux-Mers. C'est ainsi que s'offre au regard des visiteurs l'un des plus beaux exemples d'architecture romane d'Aquitaine. Après avoir failli disparaître au lendemain de la Grande Guerre, le site, patiemment restauré, propose dorénavant une halte pleine de beauté et de sérénité.
La corrida et le rodéo, les deux seuls affrontements homme-bovin mondialement connus, sont de lointains cousins dont les relations historiques et formelles interrogent tes processus de transformation de la culture entre l'Europe et l'Amérique. Cette étude de géographie culturelle envisage toutes les pratiques tauromachiques, des courses de taureaux du sud-ouest européen à l'immense famille des rodéos nord et sud-américains. Les jeux, les fêtes et les spectacles sont analysés comme des marqueurs territoriaux et comme des moyens d'expression identitaire qui prennent forme et signification les uns par rapport aux autres. Il en résulte une mosaïque territoriale complexe où les relations homme-bovin véhiculent des sentiments d'appartenance dont les clivages et les solidarités s'expriment à l'échelle d'une aire culturelle transatlantique. Ces pratiques, rurales et urbaines, populaires et savantes, témoignent aussi d'un processus de construction territoriale où se relaient deux temps forts de la mondialisation occidentale : l'impérialisme ibérique, contemporain de ta colonisation : de l'Amérique à partir du XVIe siècle, et l'hégémonie culturelle étasunienne qui s'affirme dès le milieu du XIXe siècle.