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Un siècle de philosophie 1900-2000
Apel Karl-Otto ; Barnes Jonathan ; Bellone Enrico
FOLIO
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070413744
La philosophie au XXème siècle a profondément transformé ses objets, ses méthodes, ses interrogations - qu'elle traitât de la métaphysique, du langage, de la phénoménologie, de l'éthique ou bien encore des concepts de la science, voire de sa propre histoire. Plus que jamais, les frontières avec d'autres champs de savoir sont devenues poreuses ; plus fortes aussi les intrusions d'autres modalités de mise en forme du monde - à commencer par l'idéologie marxiste ou la psychanalyse. Ce n'est pas à l'exhaustivité que vise cet ouvrage : un volume n'y suffirait pas. Il entend plutôt jeter quelques coups de projecteur pour aider à éclairer le motif de ce qui, du fait d'une trop grande proximité dans le temps - puisque le XXème siècle philosophique est encore le nôtre - demeure un puzzle. Comme ce siècle philosophique presque écoulé aura été marqué par l'opposition, plus souvent artificielle que réelle, entre une tradition continentale et une tradition anglo-saxonne, nous avons préféré, dans certains cas, apporter des réponses à deux voix. Afin, justement, de fausser la perspective des lieux communs et de montrer qu'il y a parfois plus convergence que divergence.
De sa relation critique à Heidegger, Apel a surtout dégagé la nécessité, en partie contre son ancien maître, de problématiser à nouveau le processus moderne de rationalisation. Dans Expliquer comprendre, il enregistre comme une des caractéristiques les plus contestables des mises en question de la technicisation du monde l'identification pure et simple de la rationalité à la démarche technoscientifique, comme si l'intervention de la raison se bornait à la "mise à disposition" objectivante du monde. Ainsi les efforts de ceux qui, depuis Schleiermacher et Dilthey, sont intervenus dans la controverse entre explication et compréhension n'ont-ils pu empêcher que l'hypothèse d'une rationalité spécifique de l'interprétation ne s'efface soit devant le privilège du modèle explicatif, soit devant le modèle d'un pur surgissement du sens, extérieurement à tout contrôle rationnel : là contre. Apel juge nécessaire de réaffirmer, au terme de sa reconstruction minutieuse des diverses phases de la controverse, la "rationalité de la démarche compréhensive passant par la communication langagière entre les hommes". Parallèlement, l'ouvrage met en lumière comment le processus moderne de rationalisation a abouti à une dissociation du théorique et du pratique, en vertu de quoi s'est mis en place "ce système de complémentarité, idéologiquement caractéristique de l'Occident au XXème siècle, entre un scientisme ou un pragmatisme publics et un existentialisme privé, qui est éprouvé par beaucoup comme l'ultima ratio d'un ordre social pluraliste démocratique et libéral".
Ce second volume complète la transformation de la philosophie que Karl-Otto Apel a entreprise, et manifeste le double aspect de cette transformation. D'une part, Apel montre en quoi la philosophie du XXe siècle a accordé au langage le statut d'un a priori; d'autre part, il présente une version de la philosophie transcendantale qui remplace le sujet de la connaissance par une communauté de communication. La première partie inclut tous les textes qu'Apel a consacrés à Heidegger et à Wittgenstein et fait voir de manière claire qu'il y a une convergence entre ce que Wolfgang Stegmiiller considérait comme des voies antithétiques: un courant analytique et une philosophie dite continentale. Apel met en dialogue l'herméneutique d'origine heideggérienne avec la critique du sens d'origine wittgensteinienne, ce qui lui permet de dévoiler leurs présuppositions respectives. Afin de rendre compte du dialogue soutenu qu'Apel a entretenu avec Heidegger et Wittgenstein, deux textes plus récents ont été ajoutés aux textes de 1973. La seconde partie du volume analyse en quoi le langage doit être compris comme un usage intersubjectif et argumentatif, ce qui permet de transformer le sujet transcendantal classique en un sujet communautaire et intersubjectif. Apel démontre pourquoi le "je pense" de facture classique doit être remplacé par un "j'argumente" de nature pragmatique et sémiotique. Ainsi le sujet transcendantal se voit transformé en une commnauté de communication et d'argumentation
L'éthique de la discussion est une "pragmatique transcendentale" destinée à fonder "la validité universelle d'un principe de justice, de solidarité" . Elle se présente aussi comme une éthique de la responsabilité au sens de Weber ou Jonas.
Apel-Muller Mireille ; Ascher François ; Fels Xavi
Présentation de l'éditeur On y circule, on y vit, on y travaille, on s'y expose, on s'y bouscule, on s'y cogne : innombrables pratiques qui se croisent et s'interceptent, faisant de la rue un lieu de rencontres et de conflits! Et dans toutes les villes du monde, les mêmes questions : à quoi et à qui servent les rues? A qui appartiennent-elles? Qui décide, contrôle, surveille ? Comment concilier toutes les vitesses, les modes de déplacement, les besoins des habitants et ceux des passants, des commerçants...? Comment les rendre lisibles, fluides, conviviales? Jusqu'où la publicité, le business, la liberté d'expression, l'art peuvent-ils s'y déployer, s'en emparer?Approche historique, réflexion sociologique, architecturale et urbanistique, gouvernance de la rue, rues médias... À l'occasion de l'exposition réalisée par l'Institut pour la ville en mouvement, experts et projets empruntés à une cinquantaine de villes du monde dessinent des perspectives pour les rues du XXIe siècle.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero