Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cino Del Duca. De Tarzan à Nous deux, itinéraire d'un patron de presse
Antonutti Isabelle ; Mollier Jean-Yves
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753521247
Créateur de Nous Deux, Télé Poche, producteur de Touchez pas au grisbi et de E--lruentura, éditeur des Rois maudits, Cino del Duca (1899-1967) a construit un empire médiatique populaire. Au moment de son décès, en 1967, il pilotait le quatrième groupe de presse français. Mais comment ce vendeur de comics est-il devenu un magnat de la presse ? Son destin est autant atypique qu'exemplaire. Il traverse les deux guerres mondiales, il milite au Parti communiste, il subit la répression de la dictature fasciste et participe pleinement à la reconstruction des Trente Glorieuses. Au niveau personnel, l'ambition le porte. Plutôt intuitif qu'intellectuel, il est animé par une terrible volonté de réussite. A ses débuts en Italie, il ne choisit pas le secteur le plus facile, la presse de jeunesse, mais elle se trouve être rapidement un domaine lucratif. Autant pour élargir ses activités éditoriales que pour échapper à la police fasciste, il émigre en France en 1952. Son premier magazine pour enfants Hurrah ! s'inscrit parmi les illustrés de l'âge d'or. Après-guerre il se lance sur le créneau de la presse féminine sentimentale. Les années 50 marquent son apogée. Mais à la même période, toute l'intelligentsia souhaite censurer la presse sentimentale et la bande dessinée, cette culture de masse est considérée comme un opium du peuple. Del Duca engage alors son entreprise dans une nouvelle stratégie pour défendre ces lectures de distraction. Personnage oublié de l'histoire, il demeure un cas exceptionnel en France car il est un des premiers entrepreneurs culturels à développer une infrastructure verticale de cette ampleur. Cette biographie retrace un destin original et elle montre selon quels processus un personnage de bande dessinée devient un héros planétaire.
La chimie verte et durable est une nouvelle façon de concevoir, mettre en oeuvre et évaluer la chimie, en prenant en considération de nouveaux aspects liés au respect de l'environnement et au développement durable. Cette nouvelle approche, et les nouvelles pratiques qui en découlent, implique tous les acteurs de la chaîne depuis les laboratoires de recherche jusqu'aux utilisateurs finaux en passant par les entreprises de l'industrie chimique. Ces concepts sont désormais enseignés dans la plupart des formations universitaires en chimie, dans les écoles d'ingénieurs, mais également dans les formations en entreprise. Chimie verte - Chimie durable est un ouvrage scientifique dont le but est de couvrir les nombreux aspects de la chimie verte et durable. Ainsi sont abordés les aspects de durabilité, les 12 principes de la chimie verte, la catalyse en phase homogène et hétérogène, la biocatalyse, les nouveaux milieux réactionnels, les matières premières renouvelables, ainsi que les nouveaux concepts guidant la recherche et le développement dans ce domaine. L'ouvrage est illustré de 130 schémas originaux et se base sur des résultats de recherche issus de près de 150 références de la littérature scientifique.
Encadrés par deux nouvelles qui proposent un contrepoint narratif, ces textes polémiques s'attaquent aux vedettes du discours, aux prescripteurs médiatiques, à l'air du temps en général. Nullement assujettis à une ponctualité éditoriale, discontinus, ils s'inscrivent tous, au gré d'humeurs passagères, et de façon incoercible, dans cette "liaison au monde d'ordre sarcastique" que Roland Barthes posait en corollaire du travail de démystification.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.