Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Désordres et survivances
Anton Bernard
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782343044057
Slam et poésie se rencontrent dans ce recueil. Le cri d'urgence et la spontanéité engagée de l'un complètent la rigueur et la littérarité épurée de l'autre. Les deux genres se fondent pour créer des poèmes intenses de survie. Survie à l'amour, au mal, à la mort, au temps. Ces textes témoignent d'une vive prise de conscience et prônent, malgré les noirs désordres, voire désastres, une relation harmonieuse avec soi, l'autre et l'univers. Un regard lumineux, scrutateur est posé sur les événements relus au-delà de la violence et de la fatalité omniprésentes. De cette langue claire, dynamique, parfois saccadée et déroutante, surgissent des réalités autres, rassurantes, avec leur lot de friction et d'originalité. Une émotion naît et transcende l'objet, l'enveloppe de fraîcheur, d'une nouvelle intelligence.
Après Lauriers pour l'Ukraine et Anathema sur l'usurpateur, Bernard Anton complète sa trilogie avec une tragi-comédie présentant, sous un angle inédit, l'absurdité horrible d'une guerre qui ravage injustement un pays pacifique. Une gamme d'émotions spectaculaires défile et secoue le lecteur. Des trente-deux tableaux poignants, reliés par un fil conducteur subtil, émerge un appel à la paix et au bonheur. Une parole libérée et libératrice défie le despotisme. Les bribes d'humour et de poésie de cette pièce de théâtre allègent le propos dramatique et donnent à mieux comprendre les enjeux d'une hécatombe inouïe. Le titre Déconfiture des escobars désigne l'échec des menteurs et des hypocrites qui justifient indûment leurs méfaits et tournent les événements malencontreux à leur avantage.
Ce recueil de slams traite de l'amour, de la mort, de l'environnement, de l'art de vivre, de la joie de vivre. Ici, les objets apparemment inanimés (comme la poésie, les mots, l'arbre, l'eau) parlent, bougent, discutent. Ces slams sombres ramènent à l'essentiel, chantent les hardiesses de l'âme, la justesse des intuitions fortes qui montent. Le titre Slams polygames illustre le libre mariage de ce nouveau genre littéraire avec toutes les cultures, tendances, langues, nations, générations.
Eva cherche à se détacher des illusions du monde. Violette se dévoue et prête main-forte à une amie. Gustave rêve d'une vie de couple harmonieuse avant de mourir. Un automobiliste survit à une tempête et à l'injustice. Un voyageur épicurien est témoin de scènes abracadabrantes. Mike serait vilipendé à cause de son succès. Un observateur-né passe en revue ses voisins la veille de son déménagement. Amoureuse de poésie, Jeanne va jusqu'au bout de sa loyauté. Broyés par les épreuves, ces personnages, inspirés de la vie réelle, conservent malgré tout leur dignité. Ils grandiront grâce souvent à un moment d'éclaircie. Le lecteur est entraîné, au fil des pages, dans des récits coups-de-poing qui décapent les drames des rapports conflictuels. Il finit par mieux comprendre les percées parfois lumineuses du quotidien. Une sagesse s'en dégage et lui en apprend davantage sur les hauts et les bas de la condition humaine telle qu'elle existe aujourd'hui.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.