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Quand le voyage devient promenade. Ecritures du voyage au temps du romantisme
Antoine Philippe
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782840507444
Cet essai a pour ambition première de rendre compte des profondes transformations qui affectent le genre viatique à un moment de son histoire, alors que des professionnels de l'écriture s'emparent d'un domaine dont ils étaient auparavant peu ou prou exclus. La Promenade désigne dans ces pages la mise en livre d'un type particulier de déplacement, non contraint par la recherche d'un quelconque profit. Une génération d'écrivains, de Chateaubriand à Gautier, se lance sur les chemins. Nos voyageurs goûtent les saveurs de l'ailleurs et se laissent aller aux excursions mentales les plus diverses : plongée dans un passé personnel, envol de l'imagination, méditations ou rêveries. Dès lors, l'allure du récit s'accorde avec la fluctuation des humeurs et la variété des situations ou événements, comme s'il existait une forme de connivence entre une manière d'être au monde et sa mise en mots. Une telle poétique fait la part belle à un art consommé de la conversation, à l'humour, à des topographies où s'exerce la virtuosité du relateur. Elle se prête bien sûr à toutes sortes de confidences. Il arrive ainsi que la vérité se mue en poème et que le Voyage, devenu Promenade, puisse s'inscrire pleinement dans le champ littéraire.
Résumé : Les textes réunis dans ce volume ont pour origine un double constat. - Le premier est celui de l'omniprésence institutionnalisée, depuis deux ou trois décennies, de l'expression d'"art contemporain". Le contemporain est à cet égard héritier du moderne : à quelle(s) histoire(s) avons-nous ici affaire ? Que devient la notion d'art, confrontée à des manières de faire qui, parfois, s'éloignent considérablement des traditions artistiques reçues, y compris modernes, ou en réactivent de très anciennes ? Enfin, quel type de présent, artistique ou non, dessinent ces démarches, et quel usage en avons-nous ? - Second constat : une partie de l'histoire de l'art dit "contemporain", peut-être la moins négligeable, est aujourd'hui écrite par des artistes. Ce volume interdisciplinaire vise ainsi à s'interroger sur le sens qu'acquièrent l'apparition et la multiplication d'artistes-historiens, artistes-archivistes, à la fois du côté de l'inscription sociale des pratiques artistiques, et du côté des disciplines savantes qu'elles s'approprient, miment ou détournent. Les artistes font donc "des histoires", notamment les histoires qui manquent et dont ils se font aujourd'hui les chroniqueurs. Occultées, ou seulement supposées, ces histoires sont les restes "indignes" de figurer au registre de l'histoire des représentations. En travaillant à les documenter, à les inscrire et à les constituer en matériaux, ces pratiques contemporaines leur confèrent une historicité dont le cadre se réfléchit sous la forme changeante de l'aujourd'hui. C'est une critique de ces historiographies issues de l'activité artistique que ce volume entreprend.
S'appuyant sur une étude historique de la formation du lien matrimonial, dont le professeur Jean Gaudemet écrit qu'elle est "la meilleure étude dont nous disposions sur le droit des fiançailles" , l'auteur porte son regard sur les richesses du droit coutumier africain. A partir de la coutume bambara (Mali), il montre, sans aucun concordisme, comment la tradition canonique pourrait être exploitée pour réduire la dichotomie existant entre le mariage coutumier africain et le mariage canonique. Thèse canonique et essai de théologie narrative, "une intelligence pastorale qui fait le droit" (Mgr A. T. Sanon). Administrateur en chef de la France d'Outre-Mer, Philippe ANTOINE commence ses études théologiques à 35 ans. Missionnaire d'Afrique (P. B.) il exerce, pendant 15 ans, un ministère pastoral parmi les Bambara, dans le diocèse de Ségou (Mali). Il est maintenant professeur de droit canonique dans les séminaires de Koumi (Burkina-Faso) et de Samaya (Mali) et juge-official du tribunal interdiocésain du Mali. Docteur en droit civil et en droit canonique (prix Maurice Picard des Universités de Paris).
L'entrée en littérature du récit de voyage, au tournant du XIXe siècle, manifeste un glissement de point de vue, un changement du projet d'écriture marqué par le passage d'une économie descriptive centrée sur l'objet à une économie narrative fondée sur le sujet, ou encore par la mutation d'un inventaire du monde en un usage du monde qui accorde au moi du voyageur-relateur une autorité régulatrice jusque-là inégalée. C'est cette métamorphose esthétique sous la baguette de l'écrivain que cet ouvrage se propose de décrire dans ses différentes pratiques où le retentissement intérieur suscité par la rencontre de l'objet exotique l'emporte sur la perception, où le récit fait sa place à la mémoire et à l'imaginaire, où le Voyage frôle la fiction, en même temps que se maintiennent d'autres formes viatiques plus traditionnelles mais encore marquées du sceau de la littérature. "De quoi parle ce livre ? Evidemment de la littérature des voyages. Mais les pages de Roland Le Huenen nous incitent aussi à revisiter la littérature au prisme du Voyage. Aux côtés des "grands genres", le Voyage bouscule nos certitudes et participe de ce mouvement qui redessine les contours d'un champ littéraire en perpétuelle évolution. En forçant les portes de la Littérature, la relation de voyage remet en cause l'autonomie de l'oeuvre d'art (...). Dans cette mesure, le poste d'observation que ce livre choisit est à tout prendre stratégique puisqu'il nous permet aussi de penser le fait littéraire en l'abordant de manière oblique. Roland Le Huenen nous invite donc à une belle promenade intellectuelle au cours de laquelle nous relirons des textes majeurs et en découvrirons d'autres quelquefois méconnus. Les surprises que ménage cet essai à la fois lumineux et savoureux sont multiples et il vaut la peine de suivre notre guide : il nous conduira avec sûreté et profit dans un espace textuel dont il sait faire parler les beautés." (Philippe Antoine)
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.