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NOUS SOMMES NEES FEMMES
ANTHOLOGIE
INDIGO
20,60 €
Épuisé
EAN :9782907883740
Ce beau recueil de nouvelles nous vient de Chine. Neuf femmes abordent ici de façon vivante et concrète les problèmes qui se posent à des millions de leurs compatriotes. Elles traitent bien sûr de la vie quotidienne (exiguïté du logis, rôle de l'épouse et de la mère au sein de grandes familles bien différentes de la famille occidentale) mais aussi de questions politiques plus générales comme la dépendance matérielle et administrative des unités de travail par rapport au pouvoir central et la tyrannie de certains responsables politiques. Ces femmes nous aident à mieux comprendre l'influence des idées traditionnelles en Chine, l'étrange mélange qui s'est opéré entre maoïsme et confucianisme. Cette morale conservatrice régente le moindre détail de la vie publique mais aussi privée - y compris le style d'une robe ou la couleur d'une bicyclette ! Ce livre nous apprend aussi que la société chinoise conserve des pratiques discriminatoires tant vis-à-vis des minorités nationales que des paysans ou des personnes victimes d'un handicap physique. Ces neuf nouvelles nous permettent de mieux saisir à quel point le passé pèse encore sur le destin de l'ex-Empire du Milieu.
Résumé : " Les plus magnifiques jardins de jadis, le Val d'Or et la Source Calme, et tous les autres de Luoyang, qui furent les plus fameux de leur temps, ne recèlent même plus, de nos jours, un pan de mur ou un morceau de tuile. Seuls survivent les jardins fixés sur le papier... Pourquoi n'aurais-je pas un jardin sur le papier ? Paysage né de la vision intérieure, formes créées par le pinceau, je peux en jouir tout à loisir, sans dépense et sans effort. " Qui résisterait à l'invitation de Liu Shilong ? Entrons donc à notre tour dans ces jardins de lettrés chinois, tels que nous les restitue, dans leur subtile et changeante beauté, l'anthologie réunie par Martine Vallette-Hémery. Ils les ont rêvés, habités ou visités, et leur aménagement reflétait leur art de vivre et leur conception du paysage. Le jardin était pour eux " un monde dans une jarre ", un paradis où se réfugier hors du temps et des pressions de la vie sociale. Ils se passionnaient pour les bambous ou les lotus, dressaient des pierres figurant des montagnes, ordonnaient et ornaient la nature comme un poème le langage. A ces espaces de plaisir secret ou partagé, ils donnaient pour nom le " Val du Vieillard Stupide ", l'" Enclos des Fleurs de Prunier ", le " Jardin qui me Plait, la " Tour de Tous les Possibles ". En lisant ces proses, on apprend à voir et à interpréter les jardins chinois, mais encore comment on y séjourne, comment ils parlent au c?ur et à l'esprit.
Univers steam - univers scream ? Les amateurs des deux trouveront leur compte dans cette anthologie où les héros tour à tour chtoniens, automates et humains se succèdent dans une heureuse mixité des genres. Avec : Jason Roy Soufiane Haddaoui Eric Vial-Bonacci Delphine Schmitz Lizzie Delling Ghaan Ima Cédé Annabelle Blangier
Résumé : Voici, proposée en français, une anthologie de la littérature vietnamienne. Elle offre un panorama cohérent d'une histoire littéraire particulièrement riche et de l'immense variété des genres déployés depuis près d'un millénaire au Vietnam, au carrefour de plusieurs civilisations, y compris la civilisation française. Y sont rassemblées les plus belles pages des chefs-d'?uvre classiques et modernes, jusqu'en 1975, sans oublier la littérature populaire : poèmes et épopées, contes et légendes, notes de voyage, nouvelles et extraits de romans. Ce recueil, d'une densité exceptionnelle, permet au lecteur de remonter aux origines avant de lire les ?uvres des écrivains d'aujourd'hui. Il découvre ainsi une culture originale qui, malgré les aléas d'une longue et souvent douloureuse histoire, a su survivre, se développer, conservant bien des valeurs de mondes très anciens et en assimilant d'autres aux grands vents du monde contemporain.
Parmi toutes les poésies de la même époque, la poésie grecque aura été la plus marquée au sceau de l'histoire. En fait, elle est indissociable de l'histoire de son temps. Après la dictature de Metaxas et dès le début des années quarante, l'histoire de la Grèce explose de bouleversements tragiques: occupation allemande, guerre civile, guerre froide, dictature des colonels. Les arrestations, la torture, la prison, l'exil et la mort sont le lot quotidien de tous, à tous les niveaux de la vie du pays." On peut dès lors parler, au sens le plus large, d'une poésie politique et politisée. Elle passe, pour s'exprimer, à travers l'élan moderne des années trente avec Séféris, Elytis et Ritsos notamment, plonge dans le creuset de la première et de la seconde génération des années cinquante et soixante, pour renouveler d'incandescence sous le régime des colonels à l'aube des années soixante-dix. Mais pour autant, elle ne cesse d'être un lieu de rencontre et de synthèse, puisqu'elle consacre la fusion du privé et du public, comme l'affirme Takis Sinopoulos: Le poète se partage en deux. ""
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"
Dans cette anthologie sont réunis 118 écrivains femmes d'Amérique latine qui ont vécu ou vivent en France. Les seize nationalités représentées dans cette anthologie, illustrent la fascination qu'exerce la France sur les intellectuels latino-américains depuis le début du XIXème siècle. La France devient la patrie de ces femmes contraintes d'abandonner leur pays face à l'intolérance, l'exclusion sociale, le sexisme et la persécution politique. L'écrivaine mexicaine Elena Garro (1917-1998), auteure du récit Andamos huyendo Lola (1980), s'exile en France comme toute une génération de créatrices qui arrivent à Paris en pleine euphorie de la révolution culturelle de mai 68, où l'on lit Le deuxième sexe dans lequel Simone de Beauvoir examine la condition féminine selon les perspectives biologique et sociale et esquisse les voies qui mènent à la libération des femmes.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.