Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La justification des théories politiques. La liberté et l'égalité considérées comme des suppositions
Ansart Olivier
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747575898
Qu'est-ce qui peut justifier cette idée, dépourvue de la moindre évidence, que les êtres humains sont tous égaux et libres ? Certainement pas, montre-t-on d'abord, les types de justification implicites dans les théories politiques et morales traditionnelles. Mais alors, comment éviter la conclusion nihiliste, aussi répugnante qu'apparemment irréfutable, qui surgit aussitôt ? Ce travail s'articule précisément sur une réfutation des thèses nihilistes. En s'inspirant librement du modèle de la justification par la cohérence, il suggère une tout autre interprétation des idées d'égalité et de liberté, plus modeste, mais aussi beaucoup plus robuste que les versions courantes. Il essaye en substance de montrer que la manière la plus solide de justifier la liberté et l'égalité des personnes, c'est, paradoxalement, de considérer ces idées comme de simples suppositions : celles que nous devons construire lorsque nous essayons de faire sens du monde que nous habitons : En effet, nous ne choisissons pas notre monde, ni même le désir d'en faire un compte-rendu sensé. Et si nous pouvons le réaménager, c'est uniquement en partant des principes qu'il nous inspire lorsque nous essayons d'en faire sens. Il y a cependant un coût à justifier ainsi la liberté et l'égalité. Si la justification a lieu dans un monde— l'"Injustifiable" qui est la condition de toute justification—, la guerre, comme l'impossibilité manifeste de toute justification, est simplement le mode de relation normal entre des mondes différents, c'est-à-dire entre des mondes dont des principes incompatibles font sens de la vie de leurs habitants.
Résumé : Loyauté, honneur, courage, telles auraient été les vertus des samurais de la voie des guerriers (bushido) du Japon pré-moderne. Le présent essai explique pourquoi leur vie était cependant plus souvent faite de mensonges, de trahisons et d'impostures. Peu de cultures ont porté aussi haut que celle du Japon l'exaltation de la "voie des guerriers" (bushido). Celle-ci prenait la forme de discours -des textes, des codes de représentations et des comportements ritualisés- qui changèrent profondément avec le temps et les circonstances politiques, économiques et sociales. Ce livre est consacré au discours qui se développa pendant l'époque Tokugawa (1603-1868) et entretint alors avec les réalités de la vie des guerriers (les bushi ou samurai) des rapports très différents de ceux caractéristiques des périodes précédentes. Certes, il avait toujours été, et il sera encore, fort loin de simplement refléter la réalité des comportements des guerriers, mais c'est au cours de l'époque Tokugawa que la dimension théâtrale du discours de la voie des guerriers avec les mensonges et les impostures dont il était saturé, acquit une dimension nouvelle. Ces guerriers qui n'en étaient plus, mais ne pouvaient le faire voir, devinrent des serviteurs qui sous le masque de la loyauté complotaient contre leurs maîtres, des truqueurs sans vergogne de généalogies imaginaires, des tricheurs et menteurs en série, des amateurs de confort douillet qui brandissaient des armes qui n'étaient plus que des symboles vides.
Aujourd'hui comme hier, la vie politique suscite les sentiments et les passions, les amours et les haines. De tout temps, philosophes, historiens, psychologues se sont interrogés sur les dévotions à l'égard des chefs adulés ou sur les fureurs des révoltés. Cependant les affects politiques tendent, dans les sciences humaines d'aujourd'hui, à être considérés comme des dimensions secondaires, comme des conséquences des changements, et non comme des phénomènes à comprendre et à étudier. Mais notre monde que l'on dit post ou hyper-moderne engendre-t-il de nouvelles économies psychiques, d'autres passions ou d'autres formes d'apathies ? Des approches non positivistes, issues de la psychanalyse notamment, paraissent fécondes pour penser les conjonctures et les fanatismes actuels. Des situations diverses, au Brésil, en Pologne, aux Etats-Unis ou en France, peuvent contribuer au renouvellement de nos paradigmes.
L'idéologie révolutionnaire du 18e siècle s'est voulue guidée par une philosophie politique conforme au rationalisme des Lumières. L'idéologie jacobine occupe une place à part, en marge des Lumières, dans la mesure où elle se situe dans le sillage de Jean-Jacques Rousseau. L'auteur s'est proposé d'étudier ses différents aspects, en retraçant les parcours politiques des acteurs qui l'ont incarnée, et qui ont été aussi des théoriciens, -tels que Robespierre, Marat, Saint-Just. Les écarts entre les théories formulées et l'action témoignent de la force des affects, et des tensions latentes dans l'affirmation des principes rationalistes. Ainsi, la tentative de Robespierre de théoriser la dialectique entre " terreur " et " vertu " n'a-t-elle pas conduit à une inversion du rationalisme en une " foi " d'ordre religieux ? Marat a souligné les limites du rationalisme en histoire, et l'efficacité des passions. Aussi son parcours et ses œuvres politiques ont-elles été sollicités par l'auteur, afin d'élaborer les notions d' " énergie " et de " volonté " révolutionnaires, -en utilisant aussi les analyses de Hegel, de Nietzsche, et, dans la pensée contemporaine, d'Hannah Arendt. L'étude des rapports complexes entre les personnalités, leurs réflexions d'ordre théorique, et leur action, a conduit à s'interroger sur le prolongement des passions et de l'esprit jacobins chez des acteurs politiques qui ont voulu maîtriser les crises historiques, -tel Charles de Gaulle, de 1940 à 1944-, et sur les traumatismes provoqués par l'imprévisibilité des événements et la contingence en Histoire. En confrontant les Jacobins et Charles de Gaulle, sont abordées les idées fondamentales de " nation " et de " patriotisme ", notamment à partir de l'action et de la réflexion théorique de Saint-Just, et des analyses de Rousseau et de Hegel. Cette confrontation a également permis de souligner la dimension tragique des personnalités révolutionnaires, la dialectique entre le rationalisme et le tragique en Histoire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.