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Le fanatisme. Terreur politique et violence psychologique
Ansart-Dourlen Michèle
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296046719
A partir des dénonciations par la philosophie des Lumières de l'intolérance destructrice du fanatisme, l'auteur a voulu dégager différentes formes de fanatisme politique et idéologique. Les pratiques de la terreur par les totalitarismes exigent une réflexion sur la nature des pulsions et des passions qui motivent l'adhésion fanatique, mais aussi sur le consentement à la servitude et le conformisme sollicité par l'idéologie du pouvoir. Lors de crises d'identité et de scepticisme moral et culturel dans les sociétés libérales contemporaines, apparaissent les expressions d'une volonté d'emprise et d'un narcissisme destructeur caractéristiques d'une violence psychologique de type nihiliste. L'auteur s'est interrogée sur les possibilités de terrorisme, ou, par réaction, de fanatisme, qu'elle pourrait annoncer. Mais le fanatisme désigne-t-il seulement des passions négatives ? Les résistances à l'oppression, les mouvements révolutionnaires, le consentement au sacrifice ont été les objets d'une réflexion sur le désir d'affirmation d'un sujet qui se veut acteur de l'Histoire.
Au sommaire de ce numéro : Le métier de banquier et le risque / Distinguer l'autorité du pouvoir par la légitimité / Aspects théorique et pratique de la concurrence dans l'oeuvre de Maurice Allais / L'analyse des investisseurs institutionnels et la régulation de la finance / Salaire, prix et taux de profit dans un modèle classique en déséquilibre / Les hommes d'affaires, chevaliers de l'idéal social / Propriété de soi et justice sociale chez les libertariens / The Great divide ? Keynes and Friedman on employment policy.
Aujourd'hui comme hier, la vie politique suscite les sentiments et les passions, les amours et les haines. De tout temps, philosophes, historiens, psychologues se sont interrogés sur les dévotions à l'égard des chefs adulés ou sur les fureurs des révoltés. Cependant les affects politiques tendent, dans les sciences humaines d'aujourd'hui, à être considérés comme des dimensions secondaires, comme des conséquences des changements, et non comme des phénomènes à comprendre et à étudier. Mais notre monde que l'on dit post ou hyper-moderne engendre-t-il de nouvelles économies psychiques, d'autres passions ou d'autres formes d'apathies ? Des approches non positivistes, issues de la psychanalyse notamment, paraissent fécondes pour penser les conjonctures et les fanatismes actuels. Des situations diverses, au Brésil, en Pologne, aux Etats-Unis ou en France, peuvent contribuer au renouvellement de nos paradigmes.
Travailler les articulations entre réalités sociales, pratiques professionnelles et prescriptions politiques du travail social.... Voleur de poule, mendiant, culture atypique, altérité magnifiée... les clichés, positifs ou négatifs, ont la vie dure sur les tsiganes. Ils masquent une réalité complexe entre identité mouvante et sédentarisation plus ou moins forcée, où imaginaire millénariste et réalités administratives se télescopent. Ce numéro plonge au coeur d une communauté (?) où le voyage est plus fantasmé que pratiqué, les politiques publiques parfois mal adaptées et où la scolarisation prend parfois des chemins de traverse... Où le grand absent semble bien être le travailleur social. Et si, tout simplement, les gens du voyage étaient des gens comme les autres?
L'idéologie révolutionnaire du 18e siècle s'est voulue guidée par une philosophie politique conforme au rationalisme des Lumières. L'idéologie jacobine occupe une place à part, en marge des Lumières, dans la mesure où elle se situe dans le sillage de Jean-Jacques Rousseau. L'auteur s'est proposé d'étudier ses différents aspects, en retraçant les parcours politiques des acteurs qui l'ont incarnée, et qui ont été aussi des théoriciens, -tels que Robespierre, Marat, Saint-Just. Les écarts entre les théories formulées et l'action témoignent de la force des affects, et des tensions latentes dans l'affirmation des principes rationalistes. Ainsi, la tentative de Robespierre de théoriser la dialectique entre " terreur " et " vertu " n'a-t-elle pas conduit à une inversion du rationalisme en une " foi " d'ordre religieux ? Marat a souligné les limites du rationalisme en histoire, et l'efficacité des passions. Aussi son parcours et ses œuvres politiques ont-elles été sollicités par l'auteur, afin d'élaborer les notions d' " énergie " et de " volonté " révolutionnaires, -en utilisant aussi les analyses de Hegel, de Nietzsche, et, dans la pensée contemporaine, d'Hannah Arendt. L'étude des rapports complexes entre les personnalités, leurs réflexions d'ordre théorique, et leur action, a conduit à s'interroger sur le prolongement des passions et de l'esprit jacobins chez des acteurs politiques qui ont voulu maîtriser les crises historiques, -tel Charles de Gaulle, de 1940 à 1944-, et sur les traumatismes provoqués par l'imprévisibilité des événements et la contingence en Histoire. En confrontant les Jacobins et Charles de Gaulle, sont abordées les idées fondamentales de " nation " et de " patriotisme ", notamment à partir de l'action et de la réflexion théorique de Saint-Just, et des analyses de Rousseau et de Hegel. Cette confrontation a également permis de souligner la dimension tragique des personnalités révolutionnaires, la dialectique entre le rationalisme et le tragique en Histoire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.