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Art du discours politique. Edition bilingue français-grec ancien
ANONYME DE SEGUIER
BELLES LETTRES
63,00 €
Épuisé
EAN :9782251005263
Les liens entre la rhétorique et le politique étaient dans l'Antiquité encore plus étroits que de nos jours. En effet, dans un monde où l'accès à l'écrit était réduit, la parole était le premier média de l'homme politique. Comment, dès lors utiliser à bon escient les ressors du discours politique ? Les théories foisonnaient, riches, nombreuses et souvent contradictoires. Pour y voir plus clair, des manuels, destinés aux futurs politiciens, rassemblaient et synthétisaient ces diverses théories. Notre texte, peut-être écrit dans la première moitié du IIIe siècle, est l'un des rares exemples de ces manuels qui nous soit parvenu. Il constitue pour nous un précieux témoignage non seulement pour le genre du manuel politique lui-même, mais aussi pour les nombreux textes qu'il cite et dont l'original est perdu. Il pourrait en outre s'agir d'un abrégé d'une somme rhétorique plus importante. Qu'est-ce qu'un enthymème ? L'exorde est-il indispensable ? Quelles sont les théories de Néoclès et des apollodoriens ? Comment convaincre un auditoire en période de crise ? Telles sont les questions, toujours d'actualité, auxquelles l'auteur, dont l'identité nous est inconnue, entreprend de répondre. Notre édition rassemble en un volume ce texte unique tant pour sa forme que pour son contenu. L'introduction fait le point des connaissances relatives au texte et fournit notamment une présentation complète des diverses théories rhétoriques. Les auteurs, cités ou mentionnés, sont présentés, de même que leurs textes. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail. Des notes éclairent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi d'un Index Nominum, d'un Index Verborum, d'un Index des noms propres ainsi que d'une Table des lieux cités.
Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.
Nous continuons la publication de nos célèbres Mille et Une Nuits, dans la superbe traduction - la meilleure - de Miquel et Bencheikh. Nous avons choisi de donner un volume plus court, pour ne pas gêner la future Pléiade qui a redémarré, et pour être moins cher et plus facile à vendre. Le volume reçoit son titre de Sindbâd : ce célèbre roman (120 pages !), qui a inspiré onze films de 1948 à 1980, a fasciné l'Occident. Son héros n'est pourtant pas un marin ; il suit toujours le même itinéraire, de Bagdad à Bassora, et va d'île en île pour vendre ses marchandises. D'une aventure à l'autre, il tire une leçon : la fortune ne s'acquiert que dans le danger. Pendant longtemps, ce récit a été indépendant des Mille et Une Nuits. C'est Galland qui l'y a adjoint, nous livrant ainsi le premier "une parole vivante", qui nous entraîne "vers un rêve qui se peuple de désirs". Les autres récits sont beaucoup plus brefs, qu'il s'agisse des fables animalières ou des "brèves de contes" : - Les fables font parler les animaux, comme chez Esope ou Bidpaï, dans une langue très littéraire, parsemée de maximes et de poèmes. Le thème central est la félonie de l'homme qui exploite, puis tue les animaux. Mais s'agit-il d'animaux, ou d'hommes asservis ? - Les brèves de contes (qui parfois ne dépassent pas cinq pages) traitent des sujets les plus divers : de la générosité à la conquête de l'Espagne, et aux luttes pour le califat. Il s'agit donc d'un recueil très varié, mais toujours de lecture facile - et fascinante. Plusieurs de ces contes sont inédits en français, en particulier les fables animalières.
Résumé : Urs von Balthasar, le fameux théologien, disait que l'époque mystique tout entière - d'Eckhart à Fénelon en passant par Saint Ignace - était concentrée dans ces pages, offertes à toute spiritualité future. Rédigé dans les années 1740, le Traité où l'on découvre la vraie science de la perfection du salut a été publié pour la première fois en 1861 sous le nom d'auteur Jean-Pierre Caussade, jésuite, dont il fit la fortune. En réalité, ce texte n'est pas du Père Caussade. Nous le devons à une dame inconnue, de l'aristocratie de Nancy. Caussade s'imaginait en avoir fait sa disciple, il en était le protégé. Elève des mystiques et fille du siècle des lumières, elle invite son lecteur à déposer le joug des méthodes mystiques. Elle lui montre ce que c'est que le moment présent, et comment il contient ce que Dieu a de meilleur à nous donner. Ce texte d'une liberté merveilleuse, considère l'idéal du dévot, que le XVIIe siècle avait mis à l'ordre du jour et qui a dominé le christianisme français jusque dans l'entre deux guerres. Il en promulgue le déclin.
L'histoire de l'oeuvre de l'Anonyme est déjà par elle-même extraordinaire. Pendant tout le XVème siècle, on ignore tout de son existence. Ce n'est qu'en 1516 qu'un premier manuscrit est retrouvé. Et l'étonnant est que cette découverte soit faite par Martin Luther lui-même, bien avant qu'il ne prenne ses distances avec l'Eglise. Deux ans plus tard, Luther découvre un deuxième manuscrit plus complet. Une nouvelle édition est publiée par ses soins en 1518 : "Je n'ai trouvé, écrit-il, aucun ouvrage sauf la Bible et saint Augustin, dans lequel j'eusse mieux pu apprendre ce que sont Dieu, le Christ, l'homme et toutes choses." Pour montrer à quel point ce texte résume toute la grande tradition spirituelle allemande, Luther n'hésite pas à lui donner un titre imposant : Theologia Deutsch, c'est-à-dire rien de moins que : La Théologie allemande. C'est sous ce nom d'emprunt que le texte sera sans cesse réédité en Allemagne et traduit dans l'ensemble de l'Europe. Il est publié pour la première fois en français en 1558 par Sébastien Castellion sous le titre : La Théologie Germanique, titre sous lequel il sera ensuite presque toujours cité et traduit en français. C'est malheureusement le cas encore des plus récentes traductions françaises : La Théologie Germanique, traduction faite par Maria Windstosser en 1911 dans le cadre d'une thèse de doctorat (réédité à l'identique par Le Fennec Editeur comme oeuvre de Martin Luther !..) ; Une Théologie Germanique, traduction d'un manuscrit tardif, celui de 1497, par Jean-Jacques Anstett, professeur honoraire de la Faculté des Lettres de Lyon (PUF, 1983). Le présent ouvrage rend à l'oeuvre de l'Anonyme son titre original : Le Petit Livre de la Vie Parfaite. Traduit sur la base des plus récentes éditions critiques et des manuscrits les plus anciens (le manuscrit de Dessau daté de 1477), il est présenté selon une lecture inédite qui suit à la fois le déroulement habituel du texte et y retrouve le cheminement d'une véritable initiation spirituelle.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.