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JOURNAL DE MES RENCONTRES
ANNENKOV IOURI
DES SYRTES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782940523467
Iouri Annenkov (1889-1974), peintre, dessinateur et décorateur, a vécu une vie d'une richesse et d'une intensité extraordinaires. Fils d'un révolutionnaire proche de l'organisation terroriste La Volonté du peuple, Annenkov se fit renvoyer du gymnase pour avoir commis des caricatures antigouvernementales dans une revue illégale. Exilé en France dès 1924, Annenkov fait revivre dans son ouvrage le souvenir des personnages qu'il a fréquentés : Gorki, Blok, Akhmatova, Essenine, Maïakovski, Pasternak, Trotski et tant d'autres. A chaque souvenir correspond un portrait, dessiné d'un trait épuré, faisant écho à la réminiscence idéalisée de ces artistes et penseurs. Cycle de tragédies, tel est le sous-titre qu'Annenkov donne au Journal de mes rencontres et, de fait, elles sont innombrables : suicide d'Essenine, de Maïakovski, de Piast. Gorki est empoisonné, Goumilev, Pilniak, Babel, Meyerhold sont fusillés, Blok, Zochtchenko et Pasternak meurent de chagrin et d'épuisement. Zamiatine fait l'objet d'une chasse à l'homme avant d'obtenir le droit d'émigrer. Victimes de tracasseries sans nombre, mis au ban de la vie publique, d'autres courbent l'échine ou se réfugient dans le silence. D'autres, enfin, choisissent l'émigration avec toutes les difficultés qu'implique l'exil. Annenkov rappelle à la vie ceux qui ont jalonné sa longue existence, revisite les lieux qu'il a aimés, et surtout Saint-Pétersbourg. Il ne se lasse pas d'en nommer les rues, les avenues, les restaurants, de citer les vers d'Akhmatova, de Blok, de Gueorgui Ivanov, le "texte de Saint-Pétersbourg", la ville du brouillard, la ville en brouillard qui risque à tout instant de se dissiper comme un rêve et que seule l'écriture peut amarrer au réel. Il revit les entreprises communes, tente d'arracher choses et hommes au néant et à l'oubli. Livre-témoin empli de tendresse à l'égard de ces bâtisseurs dans la tourmente, enfants d'un siècle tragique, Journal de mes rencontres est une oeuvre unique, faisant revivre au fil des phrases et des esquisses une époque oubliée et pourtant génitrice du XXe siècle.
Il est urgent d'entendre Et de reconnaître Dès leur plus jeune âge L'entrée dans la pensée des enfants. Il est urgent de leur répondre Avec notre savoir à tous Psychanalystes, non psychanalystes, Familles, éducateurs de leur meilleur. Il est urgent de parler avec eux De leurs questions, de nos questions sur le monde Et de leur répondre avec nos livres et nos coeurs C'est ce que nous avons tenu à écrire.
Ca a jailli de l'immobile Des sonnets comme des vagues Des sonnets comme des larmes De lettres et de sel qui brumaient mes livres. Rompant avec le sens, rompant avec la prose Brisant la pulsion du lire-écrire J'ai écrit des sonnets comme de courtes sonates Je les offertes à Anne Frank, l'Inconsolable. Lisez-les dans le temps de votre désir Que vos coeurs les abritent Que vos mains les pianotent Dans vos regards naitront l'espoir. Oui.
Résumé : Chronique romanesque, De petits riens sans importance se déroule pour l'essentiel à Saint- Pétersbourg, entre 1900 et 1925. Surviennent entre ces deux dates la guerre du Japon, la révolution de 1905, la première guerre mondiale, la révolution de février 1917, le coup d'Etat d'Octobre, la guerre civile, enfin la construction de l'Etat soviétique. L'auteur décrit tous ces événements avec la précision d'un témoin, la sensibilité d'un peintre, mais aussi la distance ironique de celui qui sait que "la vie, de toute façon, reste un brouillon qu'on ne corrige ni ne met au propre". A travers toute une galerie de personnages tragiques ou comiques, Annenkov dessine la fresque d'une époque de bouleversements inouïs, s'accompagnant de furieuses destructions et de morts innombrables. Les individus sont pris dans un tourbillon qui, au fil du temps, ne laisse dans la mémoire de chacun qu'une brume de souvenirs aussi fantomatiques que la capitale de l'ancien empire de Russie.
Leontiev Konstantin ; Lepekhine Mikhaïl ; Roure Ne
En retraçant le parcours mystique du père Clément Zederholm, protestant allemand converti à l'orthodoxie et tardivement consacré moine, Constantin Leontiev nous fait découvrir le célèbre monastère d'Optino, près de Moscou, où Zederholm s'était retiré, et nous conduit jusqu'au mont Athos en Grèce, haut lieu de la spiritualité orthodoxe universelle. À travers la monographie de son grand ami et interlocuteur, l'auteur nous livre le portrait complexe et passionné d'un intellectuel brûlant d'une foi exigeante jusqu'à l'excès, rompu au débat théologique et nourri de ses contacts avec les célèbres personnalités orthodoxes, grecques et slaves, de la seconde moitié du XIXe siècle. Quiconque s'intéresse à l'expérience humaine, à la question slavophile ou au débat dogmatique, trouvera ici matière à enrichir ses connaissances du monde orthodoxe, du monachisme et de ses starets, et des pères de l'Église. Leontiev rédigera cet ouvrage après avoir lui-même pris ardemment part au débat philosophique, politique et religieux qui a marqué la Russie de son époque. Libre-penseur, visionnaire, convaincu du rôle messianique de la Russie orthodoxe, il mènera une vie agitée avant de finir ses jours au monastère de la Trinité-Saint-Serge, près de Moscou. C'est là qu'il prendra lui aussi l'habit monacal sous le nom de Clément, ultime hommage à celui qui fut son guide spirituel. Foi et raison, Orient et Occident, temporel et éternel, personnel et universel... Autant d'interrogations auxquelles cette biographie permettra de donner réponse.
Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.4e de couverture : Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Pendant l'été 1812, Napoléon, le maître de l'Europe, envahit laRussie avec la plus grande armée jamais vue, convaincu qu'ilallait tout balayer devant lui. Mais, moins de deux ans plustard, son empire s'était effondré, et la Russie avait triomphé.Cet ouvrage est le premier à analyser en profondeur le rôlecrucial joué par la Russie dans les guerres napoléoniennes, enfaisant revivre avec une maîtrise sans précédent le combatentre les deux empires. Exhumant le gisement inexploité desarchives militaires russes, il vient contrecarrer, par le biaisd'une démarche scientifique rigoureuse et de documentsinédits, les interprétations communément admises d'unehistoire qui s'était arrêtée à Borodino. Dominic Lieven revientlonguement sur la stratégie militaire, mettant à mal la thèse del'impréparation et de l'improvisation du commandement russe.Il analyse les préparatifs de guerre, les différents plans d'actionélaborés par les généraux, la conception d'une retraitedéfensive. L'étude des relations diplomatiques dévoile lesmanoeuvres politiques et les tentatives d'alliance entre lesdifférents pays impliqués. Enfin, Dominic Lieven ne négligepas la dimension psychologique des grands personnages quiont fait cette histoire. Il nous livre dans leur épaisseur desportraits vivants des généraux Koutouzov, Barclay de Tolly,Bagration ou Tormassov, et s'interroge longuement surl'intelligence et la complexité du tsar Alexandre Ier. Il émergede cette recherche une fresque monumentale à la foispalpitante et d'un réalisme extrême, le tout servi par un souffleépique qui réconciliera les historiens les plus exigeants avecles amateurs passionnés d'histoire napoléonienne.