Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qu'appelle-t-on destruction ? Heidegger, Derrida
Anidjar Gil
PU MONTREAL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782760637993
Entre justification et explication, entre dire et faire, la destruction. Est-ce une chose ou un événement ? Un geste, une oeuvre ou une opération ? Un thème ou un titre ? Est-ce même bien un mot ? Qu'appelle-t-on destruction ? Avec Heidegger, Derrida en appelle à la destruction. Oui, à la destruction. L'a-t-on entendu ? Comme Heidegger (et c'est aussi ce "comme" qu'il s'agira d'examiner ici), Derrida nomme et renomme la destruction. Il lui donne le temps et le nom, une renommée. Il la surnomme "déconstruction", par exemple, ou, plus tard, "mal d'archive". Comme Heidegger, Derrida travaille, traduit et retraduit la destruction, faisant parfois comme si tous ses mots, tous les mots et les phrases qu'il propose et déploie à propos de la destruction, entretenaient des rapports sans rapport, rapports déjà trop clairs, ou encore bien obscurs. Qu'appelle-t-on destruction ? Après Heidegger, Derrida s'y est attardé, lui qui parlait, encore et encore, de destination et de destruction, lui qui nous a rappelés si souvent à la destruction qui arrive, partout où elle arrive. Posons que c'était l'un de ses combats, l'une de ses longues guerres (avec lui-même, d'abord, et avec la destruction). Sera-ce finalement la nôtre ? Est-il aujourd'hui temps de penser - après Heidegger, avec Derrida -, temps de combattre aussi peut-être, au moins d'écouter, la destruction qui vient ? Est-il encore temps de témoigner de la destruction qui croit ?
Anidjar Gil ; Benbassa Esther ; Brossat Alain ; Op
La France, qui a si peu partagé avec les Maghrébins musulmans que leurs enfants n'ont souvent d'autre choix que de voir en elle la cause unique de leur désarroi. Qui fera le pont ? Qui dira qu'un incessant dialogue est crucial pour chacun des côtés de ce triangle ? Qu'en intégrant les Juifs depuis des siècles, la France a bénéficié d'un trésor, trésor dont elle se prive en rejouant de meurtriers débats séculaires : Musulmans, avancez d'abord la preuve que vous êtes compatibles avec la République.
D'ici à quelques mois. l'Iran détiendra l'arme atomique. Il menacera Israël, qu'il dit vouloir " rayer de la carte ", et sans doute aussi d'autres pays voisins. Dès lors, comment ne pas craindre une " shoah nucléaire " perpétrée par un pays dont le président nie le génocide nazi ? Et comment croire que la pression internationale suffira à calmer l'ardeur guerrière des pasdarans ? Vaste enquête sur ce bouleversement géostratégique majeur, ce livre raconte en détail la façon dont la République islamique s'équipe de l'arme nucléaire, mais aussi par quels moyens l'État hébreu entend faire face à la menace. De Téhéran à Jérusalem, d'Istanbul à Gaza, de Bagdad à Riyad en passant par Washington et Paris, cette enquête nous fait découvrir les principaux protagonistes, militaires, politiques et religieux de ce dossier particulièrement inquiétant. Elle met en perspective les événements majeurs qui déchirent aujourd'hui le Proche-Orient, dessinant pour les crises à venir une toile de fond teintée d'apocalypse. Elle éclaire la crise internationale qui se noue sous nos yeux.
Ce livre apporte une contribution au débat français autour de l'antisémitisme et de la laïcité en proposant une double généalogie; généalogie de la lutte contre l'antisémitisme à partir de la catégorie des Sémites et généalogie de la laïcité comme dernier avatar du christianisme.
Qui se souvient encore d'Izzy Grynberg du Montmartre des années 1920 à la mythique scène de l'Apollo à New York, ce trompettiste aura magnifié le jazz, encouragé par son mentor, Louis Armstrong. Un parcours exceptionnel pour ce Juif originaire d'Odessa dont le destin bascule le jour où Staline, qui l'admire, lui demande de donner naissance à un jazz purement soviétique... C'est là que se perd le destin d'Izzy Grynberg, entraîné dans la tragédie du stalinisme, derrière les murs du Kremlin et jusque dans la tourmente du Goulag. C'est là aussi qu'intervient le Français Jacques Linhardt. Adopté tout petit par un couple de communistes, il découvre, à cinquante ans, qu'il serait en réalité le fils d'lzzy, le trompettiste, et d'Elsa, une ancienne danseuse du Bolchoï. Remonter la piste du jazzman devient une nécessité vitale. Mais la musique parlant au coeur et à l'âme, enquêter sur le trompettiste préféré de Staline va conduire Jacques Linhardt à rencontrer une part très intime du Petit Père des peuples... Avec Le Trompettiste de Staline, Patrick Anidjar publie un premier roman riche en rebondissements qui nous fait revivre un aspect méconnu du stalinisme: la répression du jazz et de ses artistes.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
Que se passe-t-il dans l'esprit d'un homme qui agresse sa conjointe, qui en tue un autre ou qui s'adonne au vol comme mode habituel de vie? Qu'est-ce qui motive ou qui pousse cet homme à agir d'une façon qui non seulement contrevient aux lois, mais qui est aussi considérée comme inacceptable et immorale par la majorité de la population? Il n'existe certes pas d'explication unique et encore moins de réponses simples à ces questions; néanmoins, ce livre sur la psychocriminologie psychanalytique explore quelques hypothèses qui permettront au lecteur de mieux saisir ce qui, au plan psychique, sous-tend la délinquance. Cet ouvrage regroupe l'essentiel des contributions théoriques psychanalytiques utiles pour la compréhension du fonctionnement psychique du délinquant. Il explique les notions fondamentales en même temps qu'il permet de saisir le cheminement développemental qui mène à la délinquance à partir de propositions et de cas précis. En présentant de façon concrète la dynamique complexe des relations passionnelles et de la violence conjugale, ainsi que des portraits cliniques éclairants sur les personnes qui ont commis des délits, Dianne Casoni et Louis Brunet ouvrent la voie à l'intégration des connaissances théoriques à la réalité clinique.