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Les Retrouvés
Anger-Weller Jo
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296093782
Professeur de mathématiques, peintre et plasticienne, Jo Anger-Weller est aussi musicienne, auteure reconnue d'un ouvrage d'Harmonie. D'où viennent tous ces talents, signe de résilience pour reprendre le mot de Boris Cyrulnik ? Peut-être de la solitude intime qui accompagna sa vie : le 14 mai 1941, son père est raflé et assassiné à Auschwitz. Ceux de sa famille qui avaient réussi à fuir avaient fait souche ailleurs. Elle en avait quelques échos par sa mère : une sœur en Amérique du Sud, un oncle à Long Island ; et puis plus rien pendant si longtemps. Par-delà la souffrance longtemps étouffée s'est frayé le chemin de la volonté de survie et de création, son père adoptif lui en donna la force. Ensuite, arriva le temps de l'engagement politique puis le souci d'autres déshérités de la planète : les disparus d'Argentine, du Chili, d'Angola... Plus tard, elle a commencé à fouiller ici et là comme on peut aujourd'hui le faire grâce aux nouveaux outils électroniques. " Ces morts que j'allais découvrir dans la base de données de Yad Vashem allaient me faire parcourir une bonne partie de la planète et me permettre de rencontrer les vivants. " Ceux qui, comme elle, en avaient réchappé. Elle lit Les Disparus de Daniel Mendelsohn... et se met à écrire. Composition, contrepoint où se mêlent les voix des temps retrouvés : celle du présent, directe et incisive, réservée au récit de ses recherches, de son périple et de ses rencontres, entre en résonance avec les documents, les silences et les paroles resurgies de l'enfance.
L'an quarante, c'est en plein exode que le narrateur le connaît, tandis que les blindés allemands foncent sur les routes encombrées de réfugiés. La guerre l'a surpris, en train de faire son métier de colporteur en livres érotiques. Il ne croit à rien : ni aux autres ni à lui-même. Puis, un jour, dans le troupeau qui se presse sur les chemins de Touraine, il vient au secours d'une toute jeune fille, Marietta, qui est sourde et muette. Au coeur de cette tragédie où règnent la peur et l'égoïsme, cet homme de trente-cinq ans est bouleversé par l'adolescente sereine et confiante que, bientôt, la Croix-Rouge va lui enlever. C'est alors qu'il connaît des jours et des nuits aux confins du rêve et de la réalité. Une réalité elle-même insolite. Il rencontre cinq jeunes femmes, "employées du Trésor" que leur administration "replie" sur Angoulême, Tadeusz, jeune juif natif de Cracovie, spécialiste en renards argentés qui tenait boutique quartier du Sentier et veut partir pour l'Amérique... Avec ses compagnons de hasard et quelques autres, Henri continue, à pied, à bicyclette ou en train, passant du lit d'une fermière à des chambres d'auberge, sa petite épopée personnelle. L'An quarante est un roman à mi-chemin du témoignage et du délire, de l'introspection impitoyable et de l'impressionnisme nervalien, du nihilisme goguenard et de l'effusion sentimentale. Une histoire d'amour. Une histoire de brigands. Une histoire à rêver debout, par l'auteur de Chatte allaitant un ourson.
Marc file, à bicyclette, sur la route de l'exode qu'il vit comme des vacances, il a douze ans. Le gamin est bouleversé par la défaite, la déroute de 1940. Avec les scouts, il vit intensément les bombardements de Rouen en 1944, participant au déblaiement, au secours des rescapés. Communiquer, parler aux autres était le seul moyen de se libérer de l'angoisse et du stress. A Primosten, en 1964, Marc rencontre Hugo, médecin tchèque. Grâce à lui et à des témoins émouvants nous découvrons l'univers concentrationnaire d'un pays totalitaire, la Tchécoslovaquie. Avec la France, le contraste est saisissant, insupportable. Marc décide d'aider son nouvel ami à fuir. Parfois, on croit lire un roman d'espionnage, mais nous sommes bien dans un récit, en tout point authentique. Un optimisme viscéral et une foi dans la vie, le don de faire émerger l'humour dans l'adversité, observer, chercher la solution aux problèmes, parler aux autres, savoir écouter et entendre. Ce caractère fait de curiosité toujours en éveil, lui a donné l'envie de faire connaître l'aventure exceptionnelle que le destin a mise sur sa route.
Résumé : "Voyez ce corps !" A la dernière scène de Roméo et Juliette, Capulets et Montaigus viennent d'accourir au tombeau. Confrontés à la mort de leur descendance, ils sont face à l'évidence : ce drame est le résultat de leurs vaines luttes fratricides. Dans l'oeuvre d'Hector Berlioz, le Père Laurence désigne les deux amants, et les personnages voient horrifiés que "le sang fume encore !". Or, il n'y a aucun corps sur scène puisque Roméo et Juliette n'existent qu'en musique. Pourtant, tout le monde "voit" ce qui n'est pas là. Ce faisant, Berlioz redécouvre un fondement du théâtre : non pas la vision, mais la croyance en la "présence" de ce qui est absent. Il y est amené par sa musique, narrative et évocatrice comme un roman, capable de faire exister un monde sans aucun support scénique. Ses oeuvres explorent ainsi ce qu'est, dans son fondement, l'incarnation théâtrale : le rôle dramatique de la musique, la nature du personnage de théâtre, la valeur du chant face au parler, l'émotion artistique sont totalement repensés. Aventure d'une vie, parcours chronologique aussi bien que logique, son oeuvre scénique s'avère prodigieusement novatrice, pressentant le XXIe siècle.
L'âge d'or de Hollywood possède aussi sa légende noire, sur laquelle personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger. Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des grandes stars du cinéma n'a échappé au scandale: Chaplin et ses nymphes, Lana Turner et son amant poignardé, Marlene bisexuelle, Erich von Stroheim et ses orgies démentielles... Kenneth Anger raconte chacune de ces histoires, avec un mélange d'amour, d'humour et de cruauté, qui annonce - en même temps qu'il dénonce - la presse de caniveau et les phénomènes contemporains du "people" et du "trash".Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorsese ou Fassbinder. Aux marges du cinéma, ou pendant les sixties aux côtés des Rolling Stones, il a contribué à définir l'esthétique la plus sulfureuse de la deuxième moitié du 20e siècle.C'est à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraître - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement aujourd'hui pour la première fois en français.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.