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La communauté aujourd'hui. Autour de Jean-Luc Nancy
Angelino Lucia ; Crépon Marc
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037038142
Jean-Luc Nancy (1940-2021) a, tout au long de son chemin philosophique, maintenu le cap d'une interrogation centrée autour de la question dite de la "communauté" , ou bien encore, et comme ses travaux ont incité à le dire le plus souvent, de l' "être-en-commun" , de l' "être-ensemble" , et finalement de l' "être-avec" . Philosophe pleinement engagé dans son temps, il en a tout à la fois vécu les bouleversements et pensé les nouvelles articulations à l'ère de la mondialisation, les dérives les plus dangereuses de nos jours, en réaffirmant en toute circonstance le fort caractère éthico-politique qui caractérise sa manière unique de faire de la philosophie depuis ses premiers écrits. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage explore différents aspects de la question de la communauté, envisagée à la fois comme la question essentielle de la philosophie de Jean-Luc Nancy et comme la question philosophique majeure de notre temps. Au croisement de multiples voix singulières, qui font dialoguer Jean-Luc Nancy avec Jacques Derrida, Roland Barthes, Hans Jonas, Sigmund Freud, Jacques Lacan et bien d'autres, les essais qui composent ce volume explorent la cartographie complexe et variée des questionnements que la réflexion philosophique de Jean-Luc Nancy sur la communauté a contribué à faire émerger et à nourrir. Avec les contributions de : Lucia Angelino, María Bacilio, Jean-Christophe Bailly, Justine Brisson, Danielle Cohen-Levinas, Marc Crépon, Vincent Delecroix, Georges Didi-Huberman, Divya Dwivedi, Yann Goupil, Jérôme Lèbre, Susanna Lindberg, Naintara Maya Oberoi, Jacob Rogozinski, Marcia Sá Cavalcante Schuback, Alice Thibaud.
En remettant au coeur de l'analyse la parole de l'enfant, en proie à la perte de repères lors du divorce de ses parents, Françoise Dolto offre un regard neuf sur la séparation d'un couple : elle relève l'urgence du dialogue familial. C'est en quelque sorte un livre de citoyenne, psychanalyste de métier qui, on le sait, s'intéresse à la prévention des difficultés liées aux souffrances inconscientes des enfants ; souffrances toujours articulées au non-dit ou à un mensonge implicite, fussent-ils maintenus au nom du "bien" de l'enfant. Ni guide pratique ni objet de débat, et pourtant un peu les deux à la fois, cet ouvrage est écrit pour les parents et les enfants, et, surtout, en faveur du rétablissement de la communication.
Cet ouvrage vise à montrer que le mouvement vécu dans l'expression - picturale, musicale, littéraire - est "la seule forme réelle, positive et affermative" d'être affecté, autrement dit, d'éprouver, de manière profonde et durable, l'effectivité de nos vécus, de comprendre ce qui se passe en effet, au moment même où quelque chose nous fait une certaine impression. Qu'il soit sous-jacent à l'écriture, au discours de l'orateur, au coup d'archet du violoniste, au trait du dessinateur, le mouvement vécu exprime, à lui seul, l'essence de ce que nous vivons. Comparable en ceci à l'intuition bergsonienne, il pénètre dans le flux de nos vécus et le connaît de l'intérieur, par l'expérience intime de son devenir. Telle est, du moins, la thèse dont je voudrais me faire ici l'interprète. Elle tend à montrer que l'expérience du mouvement, et en particulier celle du mouvement engagé dans la composition artistique des signes, nous permet de comprendre ce qu'est vivre une expérience, et plus généralement, ce que c'est que faire l'expérience vécue de quelque chose. Pour étayer cette hypothèse directrice, j'étudierai trois expériences à première vue énigmatiques - l'improvisation musicale, l'écriture littéraire et la perception de l'espace pictural - pour montrer que, loin d'être des expériences dérivées et complexes, elles résultent au contraire d'une expérience spécifique du mouvement qui nous donne à éprouver des émotions que nous ne pourrions pas vivre autrement ni ailleurs .
Par ces images subaquatiques, le photographe, Jean-Marc ANGELINI, nous fait découvrir des allégories des étapes de la vie qui accompagnent les saisons. Les calendriers Calvendo sont des produits haut de gamme - avec ces plus qui font la différence : nos calendriers présentent bien toute l'année grâce à leur papier de qualité supérieure et leur reliure à spirales pour une manipulation des pages plus aisée et une tenue parfaitement droite contre le mur. Un film plastique transparent protège la couverture de ces calendriers toujours plus solides, qui se déclinent désormais en cinq langues. Offrez-vous un calendrier Calvendo qui reste beau tout au long de l'année.
Ces dernières années, un vif débat s'est développé autour de la valeur esthétique du geste, envisagé dans son double aspect performatif (exécutif et poïétique) et communicatif. C'est dans ce contexte que s'inscrit ce livre, qui pose une question, à la fois simple et redoutable : par quoi un geste fait-il sens pour celui qui l'exécute (le performeur) comme pour celui qui l'interprète (le spectateur) ? L'intérêt des contributions rassemblées ici réside dans le fait qu'elles abordent directement cette question à partir d'une réflexion approfondie sur les arts performatifs, visuels, sonores et littéraires. L'interrogation se déploie à travers ces différents champs. Mais qu'il s'agisse de la danse, de la musique, de la peinture, de la philosophie ou de la littérature, c'est à chaque fois l'énigme " d'un sens qui affleure à même un mouvement ou d'un mouvement qui est signifiant par sa dynamique propre " qui est repensée et posée comme un nouveau défi. Dans ses conclusions, le présent recueil conduit à formuler deux hypothèses, encore peu explorées jusqu'à présent. Selon la première, la signifiance immanente au geste - par quoi il fait sens aussi bien pour celui qui l'exécute que pour celui qui le regarde - s'ancre essentiellement dans le rythme, c'est-à-dire plus précisément dans la durée intérieure qu'il symbolise et qu'il nous transmet. Selon la deuxième hypothèse, cette signifiance immanente au geste permet de thématiser trois formes principales d'empathie : l'empathie aperceptive générale, pour les formes linéaires et les formes sonores ; l'empathie dite intersubjective, pour l'apparence sensible des êtres humains, et notamment pour leurs expressions. Enfin, l'empathie pour les oeuvres d'art, qui à son tour inclut l'empathie esthétique et l'empathie pratico-éthique.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.