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Pour comprendre la Théogonie d'Hésiode
Andrieu Gilbert
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343033358
II est permis de penser qu'Hésiode cherche à mettre de l'ordre dans sa cité. Il en veut à son frère et plus encore aux aristocrates. Mais, pour le faire, il utilise les dieux et leurs luttes fratricides en montrant que la justice de Zeus l'emportera sur toute forme de démesure. En mettant de l'ordre chez les dieux, du moins en choisissant celui de l'intelligence et de la ruse, il justifie, vis-à-vis des hommes, les règles de conduite qu'ils devraient appliquer. Pour comprendre la Théogonie il faut d'abord lire Les travaux et les jours et tenir compte de la vie du poète qui s'inscrit dans une politique nouvelle. Si les Muses lui ont révélé la vérité, Hésiode nous fait comprendre, avec la fable de l'épervier, que les hommes doivent choisir le feu divin et combattre la monstruosité de la matière. Hésiode nous encourage à respecter les lois divines et à nous respecter. Il amorce une éducation morale que nous n'arrivons toujours pas à respecter ! En étudiant la Théogonie d'Hésiode, Gilbert Andrieu nous invite à retrouver le sens de l'histoire et à dépasser des combats titanesques.
Les mots nous trompent. Ils ne sont pas l'exacte représentation des objets qu'ils remplacent. Que dire de tout ce qui est intuitif ? La vérité ne peut pas se confondre avec le comment de la vie. La mort est un mot qu'il faut reconsidérer, de même que le silence souvent préférable au cri. Entre l'homme et l'Absolu se situent les autres et le moi oublie trop que ce sont les mots qui l'ont construit.
Le centaure Chiron a préféré la mort à l'immortalité. L'homme, pour sa part, semble tenir à son intelligence pour combattre la mort. Mais, ne lui donne-t-elle pas une fausse image de lui-même ? Comme tous les mots, l'amour est essentiellement le fruit de sa pensée. Quand percevra-t-il l'invitation de Dionysos à la dépasser ? Au-delà du désir et de l'amour, même celui du beau tel que Platon nous le fait connaître, ne peut-on pas trouver un amour qu'aucun raisonnement ne peut nous dévoiler ? Ne faut-il pas réapprendre à danser au sens symbolique du terme en écoutant Dionysos, le seul enfant de Zeus à pouvoir nous délivrer de sa tyrannie ?
Jason ne serait-il pas un enjeu de pouvoir entre les anciens dieux issus de Gaia et les nouveaux dieux gouvernés par Zeus ? Le voyage en Colchide, avec d'autres prétendants à l'immortalité, n'éclaire pas toute sa vie. Ses mésaventures avec Médée et, plus encore, sa mort montrent qu'Héra se sert de lui pour punir Pélias, puis l'abandonne tandis que Zeus refuse de laisser Jason revenir dans les bras de la Terre-Mère. En tombant sur lui, la proue prophétique de l'Argo, une partie du chêne de Dodone, décide de la fin de sa vie et de son accession à la lumière. Jason n'est pas un anti-héros comme Ulysse, mais il n'est pas non plus un héros comme Héraclès. Une fois encore, c'est pendant le sommeil que les dieux interviennent pour décider du statut des mortels. Si Jason n'est pas un héros qui lutte en utilisant la force de la matière, il n'est pas non plus un héros qui se donne spontanément à l'esprit. Parce qu'il est particulier, Jason nous interpelle et nous fait comprendre que nos choix de vie n'ont que peu de poids devant des décisions qui nous échappent. Est-il le jouet du destin en subissant Héra puis Médée et finalement Zeus ? Telle est la question que l'auteur se pose encore !
Les mots ne sont qu'un pâle reflet de la réalité. Ils construisent l'homme, qui croit n'être que ce qu'il dit. Il en est de même de la pensée, qui ne peut dépasser un paraître dont nous ne soupçonnons pas les limites. Penser n'est certainement pas le propre de l'homme et rien ne nous dit que la pensée cesse d'exister après la mort. En cherchant à mieux comprendre l'amour et la mort, il est possible de saisir une origine de la pensée qui s'enracine dans la matière.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.