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Pierre Sudreau (1919-2012). Engagé, technocrate, homme d'influence
Andrieu Claire ; Margairaz Michel
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753552661
Pierre Sudreau appartient à la génération des grands experts-commis modernisateurs des Trente Glorieuses. Son parcours se distingue par des expériences professionnelles très diverses : haut fonctionnaire, ministre, élu, président de nombreux groupements d'intérêt, comités et associations. Il incarne la fraction des élites placée à la frontière entre société civile et société politique, dont le rôle de passerelle active entre plusieurs milieux mérite attention. L'itinéraire de Pierre Sudreau est encore plus remarquable par ses ruptures. L'étudiant engagé dans la Résistance manque d'abord de mourir en déportation. Il entame ensuite une trajectoire ascensionnelle spectaculaire ? plus jeune préfet de France, ministre de la Construction puis de l'Education nationale du général de Gaulle ? avant de démissionner en 1962 par refus du référendum constitutionnel. Il renonce à une carrière politique nationale, se consacrant à des fonctions électives locales, comme député-maire de Blois, et à de multiples postes de défense, de direction ou de représentation des activités productives privées, tout en professant un européisme convaincu. Cette reconversion lui vaudra de présider le comité qui a rédigé le Rapport sur la réforme de l'entreprise de 1975. En étudiant ce parcours singulier, une douzaine de chercheurs éclairent de nombreux aspects de la vie politique et économique au temps de la Grande Croissance. Leurs travaux font aussi ressortir la différence entre l'innovation transpartisane qu'a représentée la Résistance, en période exceptionnelle, et, à l'inverse, les difficultés de l'approche a-partisane et du centrisme politique à s'affirmer comme force nationale en temps ordinaire.
Résumé : Plus de cent mille aviateurs ont été précipités au sol par la chute de leur avion entre 1939 et 1945. Plus de la moitié ont perdu la vie, un tiers ont été faits prisonniers, et près de 10 % ont réussi à échapper à leurs poursuivants. Face à ces hommes "tombés du ciel", les civils ne réagirent pas tous de la même façon : les Français de mai-juin 1940 résistèrent à l'envahisseur ; les Anglais firent prisonniers les aviateurs de la Luftwaffe avec retenue ; les Français occupés cachèrent les Alliés et les aidèrent à rejoindre l'Angleterre ; les Allemands les lynchèrent à partir de 1943. Pourquoi les Dupont, les Smith et les Schmidt ont-ils adopté des comportements si différents ? En tombant de manière inopinée chez les civils, l'aviateur a pénétré comme par effraction au coeur des sociétés. Il en a révélé les composantes profondes. Les réactions qu'il a provoquées dessinent une géopolitique : la défaite de la France en 1940 a pu masquer une insurrection écrasée dans l'oeuf ; le peuple britannique a tenu bon avec civilité ; la Résistance a constitué un mouvement national de première grandeur ; et en Allemagne, les violences populaires avaient un ressort nazi. Nous entraînant, grâce à des archives et des témoignages inédits, dans les campagnes et les villes françaises, anglaises et allemandes, Claire Andrieu montre l'ampleur de l'engagement des civils dans la guerre. Dans ce livre destiné à devenir une référence, elle renouvelle en profondeur l'histoire de la Résistance et rafraîchit la vision globale de la guerre européenne. Spécialiste d'histoire politique et sociale du XXe siècle, Claire Andrieu a publié de nombreux ouvrages et articles sur l'histoire de la Résistance, de la Collaboration et de la Libération.
Résumé : En 1955, Aristide Klein, représentant de commerce, est victime d'un grave accident de voiture pendant lequel il fait une EMI (Expérience de Mort Imminente). Il sort de son corps et voit les infirmiers qui tentent de le réanimer. Alors qu'il s'apprête à suivre ses ancêtres dans le long et paisible tunnel blanc qu'il voit apparaitre, il revient soudain à lui grâce à l'action des secours et part vers l'hôpital en ambulance. 7 ans plus tard, le détective privé Jeff Mistral est appelé pour résoudre l'énigme du vol du diamant Lucie au Musée des arts décoratifs de Paris. Peu après, il rencontre une certaine Julie qui explique au détective que c'est son compagnon (Aristide Klein) qui a volé le diamant en s'aidant de pouvoirs acquis lors de son accident. Une course poursuite va alors s'enclencher entre le détective privé, Lucie, Aristide Klein et une bande de gangsters prêts à tout pour récupérer le diamant. Qui a raison ? Qui a tort ? Qui ment et qui dit la vérité ? Qui a volé le diamant ? Vous en saurez plus en lisant l'album "Mort imminente", premier tome des aventures de Jeff Mistral dont une partie se situe dans la mythique usine Renault de l'île Seguin (on l'aperçoit sur la couverture), proche de Boulogne-BiIlancourt.
Résumé : Cet ouvrage aborde tout d'abord les espoirs des juifs de la Côte-d'Or. Ceux des centaines de réfugiés juifs allemands et autrichiens qui s'installent dans le département à partir de 1933. Malgré un antisémitisme diffus ils espèrent commencer une nouvelle vie. Puis vient le temps du désastre. Dijon est le lieu des déclinaisons régionales des politiques antisémites nationales française et allemande. Cet ouvrage décrit avec précision les exclusions et spoliations ainsi que l'organisation et la réalisation des principales rafles ; il permet de comprendre la collaboration entre services français et services allemands. La dernière partie approfondit le "difficile retour à la vie" expression empruntée à Louise Alcan, rescapée d'Auschwitz. Entre reconnaissance, hommages, procès et oubli, les espoirs que fait naître la Libération ne peuvent effacer le désastre qu'a été la Shoah.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.