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Les cultes du corps. Éthique et sciences
Andrieu Bernard
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738427861
Ce nouveau titre a pour but de définir une éthique du corps : les développements de la génétique des neurosciences, de la médecine ont modifié la relation du sujet à son propre corps qui est considéré comme un objet modifiable et non plus comme une nécessité. Devant cette nouvelle définition de l'homme nous proposons une éthique de l'acte qui rende le sujet moderne responsable des usages de son corps dans le corps social. Notre méthode est d'articuler la relation entre ces progrès de la science et leurs conséquences subjectives. Le degré zéro de la cause première du corps a été découvert avec l'analyse du génome humain. La médecine prédicative, les fécondations in vitro, les thérapies génétiques, les greffes d'organes... produisent une nouvelle représentation du corps : la possibilité pour le sujet moderne de modifier son corps tant dans l'apparence de son image corporelle que dans les éléments fondamentaux de son identité. Pour la première fois dans l'évolution de l'espèce, le sujet ne reçoit plus son corps de la nature. La question traditionnelle, "Faut-il accepter son corps ? ", est devenue, "comment peut-on changer son corps ? ". Comment définir le bonheur dans une telle perspective d'usage individuel et de contrôle collectif du corps ? Nous définissons les conditions actuelles du bonheur dans une société de consommation à l'intérieur de laquelle les contradictions sociales et extérieures désincarnent les hommes. Face aux stéréotypes du bonheur économique fondé sur la confusion de l'être et de l'avoir, la fin de siècle nous convoque à la construction d'un bonheur du corps.
Avant moi, qui sont ces autres que je suis devenu ? Cet ouvrage auto-bibliographique rassemble les idées que j'ai lues et retenues parmi les livres, parus entre 1959 et 1960, que j'ai achetés. Ces derniers sont devenus comme autant d'enveloppes m'entourant pour donner corps à ce qui devait devenir mes idées.
Résumé : L'enjeu du médecin de son corps est celui d'une philosophie matérielle du sujet vivant : les interactions entre génétique et histoire, immunité et liberté, cerveau et corps placent le sujet parmi les autres. Cette médecine intégrée et holiste peut verser dans un culte sanitaire des individus : soit par le design génétique de soi-même et des autres, soit par un contrôle de l'économie sanitaire et sociale. La génération de la biologie moléculaire utilise désormais les somatechnies pour se construire un corps à son image. Cette anaturalité du sujet rend le corps culturel en libérant, par les médecines, l'espèce humaine de la nature. Si le XXe siècle aura permis à la médecine de poser la question des limites de l'expérimentation, le XXIe siècle a commencé depuis les années 80 par l'appropriation des techniques de la vie par ses usagers. En faisant du corps la définition de l'individu, l'idéologie libérale de la santé ne parvient qu'à réguler la revendication d'un corps individué. Dès lors que mon corps est à moi, aucun médecin et aucune médecine ne devra me prescrire sans consentement un remède. Dès lors que les produits de mon corps m'appartiennent, l'éthique et la loi suffiront-ils pour m'interdire l'usage libre de mes organes, de mon sang, de mes fonctions procréatrices ? Chacun a désormais les moyens, du moins selon le développement occidental de la science, de se créer un nouveau corps et de créer un corps nouveau.
De nouveaux programmes de recherche sont présents dans ce deuxième tome et ouvrent la philosophie du sport sur les questions du genre, du handicap, de la technique, de l'immersion ou encore de l'action motrice. A travers l'esthétique, l'émersiologie, l'écologie corporelle, les arts martiaux et le méliorisme, les questions des limites du corps sont ici étudiées dans les enjeux du XXIe siècle de notre relation au corps vivant.
La "neurophilosophie" - néologisme apparu dans les années 1980- recherche la fusion entre les sciences exactes et les sciences humaines. Ce faisant, elle semble souvent réduire l'homme à son cerveau. Cette approche réductrice ne doit pas empêcher le philosophe de dégager un autre matérialisme: celui qui, depuis Diderot, comprend l'homme comme un corps dynamique et sensible au monde. Le rêve de la science unifiée, s'il est une illusion, vise notre analyse de la matière vivante, notre manière de comprendre comment la matière produit de l'homme. Cet ouvrage, en menant l'étude critique de la notion de "neurophilosophie" établit les conditions d'un dialogue fécond entre la philosophie et les neurosciences. Biographie de l'auteur Bernard Andrieu est professeur à l'université de Nancy, il enseigne l'épistémologie du corps et des pratiques corporelles. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et a notamment dirigé le Dictionnaire du corps en SHS (Editions du CNRS, 2006).
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.