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L'interprétation des gènes. Un exemple de confusion des savoirs
Andrieu Bernard
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782747527712
L'interprétation des rêves serait à remplacer depuis 1980 par l'interprétation des gènes. Cette confusion des savoirs est une des figures du mouvement entre les sciences de la vie et les sciences humaines afin de constituer du comportement génétique. Sous les progrès combinés de la chimie et des hormones, des empreintes génétiques et de la biopsychiatrie des comportements, la force du préjugé est entretenue par la description naturaliste de l'identité humaine que fournirait la génétique. La génétique servirait de processus de légitimation en apportant une sorte de caution à cette naturalisation de la discrimination sociale. Chacun croit trouver dans cette explication génétique la cause de ses comportements. Soit pour limiter leur liberté par le déterminisme de la nature, comme pour l'intelligence, la sexualité ou l'agressivité. Soit pour espérer du déchiffrement du génome, une localisation suffisante de la matière du corps pensant afin de changer sa nature. Le comportement génétique sert d'alibi pour justifier une explication naturelle de la vie individuelle et sociale. Les succès de la recherche génétique sont ici relativisés par les enjeux philosophiques découverts.
Avant moi, qui sont ces autres que je suis devenu ? Cet ouvrage auto-bibliographique rassemble les idées que j'ai lues et retenues parmi les livres, parus entre 1959 et 1960, que j'ai achetés. Ces derniers sont devenus comme autant d'enveloppes m'entourant pour donner corps à ce qui devait devenir mes idées.
La "neurophilosophie" - néologisme apparu dans les années 1980- recherche la fusion entre les sciences exactes et les sciences humaines. Ce faisant, elle semble souvent réduire l'homme à son cerveau. Cette approche réductrice ne doit pas empêcher le philosophe de dégager un autre matérialisme: celui qui, depuis Diderot, comprend l'homme comme un corps dynamique et sensible au monde. Le rêve de la science unifiée, s'il est une illusion, vise notre analyse de la matière vivante, notre manière de comprendre comment la matière produit de l'homme. Cet ouvrage, en menant l'étude critique de la notion de "neurophilosophie" établit les conditions d'un dialogue fécond entre la philosophie et les neurosciences. Biographie de l'auteur Bernard Andrieu est professeur à l'université de Nancy, il enseigne l'épistémologie du corps et des pratiques corporelles. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et a notamment dirigé le Dictionnaire du corps en SHS (Editions du CNRS, 2006).
L'enseignement des sciences est en crise en Europe et l'école française est interpellée par le défaut de recrutement, d'internet, de crédits pour les études et les recherches scientifiques et technologiques. Il apparaît nécessaire de re-interroger l'expérience : comment articuler un enseignement suscitant le désir de sciences tout en favorisant la formalisation de l'expérience ? Cette étude défend des thèses empiristes et réalistes : comment apprendre en expérimentant, peut-on tout apprendre par l'expérience ?
Dans l'histoire des techniques et des sciences, l'humanité a créé des techniques écologiques pour éveiller les corps et en définir de nouvelles utilisations. Grâce à l'énergie solaire, le bronzage est devenu une économie durable de la santé, tandis que le retour à la terre aura trouvé un mode équitable des relations entre les hommes et les espèces. Plonger dans les éléments, c'est aussi l'occasion d'écologiser notre corps vivant et d'éveiller des informations inédites ou perdues dans la mémoire inconsciente.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.