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La pensée. Récit
Andreïev Léonid
OMBRES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782841420216
« Léonide Andréiev (1871-1919), une des voix les plus originales et les plus controversées qui résonnèrent en Russie pendant les premières années de ce siècle, eut un don qui lui était propre: exprimer l'état d'esprit des décennies de crise qui aboutirent à la Première Guerre mondiale et aux révolutions de 1917: Il le fit dans des nouvelles et des pièces de théâtre qui exercèrent une forte emprise sur l'imagination de ses contemporains et lui valurent de grands succès en Russie aussi bien qu'à l'étranger. Novateur, en avance sur nombre de développements dans la littérature d'avant-garde, il s'attaqua, comme Proust, Joyce et les autres grands écrivains de sa génération, aux problèmes posés par l'agonie de l'ordre ancien et les douleurs de l'enfantement du nouveau. Percevant comme une catastrophe l'aliénation de l'homme moderne, il fut amené à toute une série d'expériences audacieuses, qui ouvraient des voies nouvelles, pénétrant bien au-delà du réalisme traditionnel de la littérature russe pour parvenir au maximum de tension et d'expressivité dans la peinture des dilemmes philosophiques angoissants et des états psychologiques complexes. »
Katérina Ivanovna a trop de, enfin - comment s'exprimer pour le dire juste ? - de féminin, de féminité, ce truc à elles, quoi. Comprends-la, de quoi est-ce qu'elle a besoin ? Bon, disons, je marche, moi, un homme, vers le royaume des Cieux, et, bon, c'est ce que je dis à tout le monde, et tout le monde le voit, ça : voici un homme qui marche vers le royaume des Cieux. Mais une femme ? - Le diable le sait, vers où elle marche ! Soit elle se débauche, soit c'est une prière qu'elle envoie, avec sa débauche, ou bien c'est un reproche qu'elle fait, à je ne sais qui... Une Madeleine éternelle pour laquelle la débauche c'est, soit le début, soit la fin, mais ce sans quoi elle ne peut pas du tout, parce que c'est son Golgotha à elle, son horreur et son rêve, son paradis et son enfer.
Les Sept pendus, nouvelle incontournable de Leonid Andreïev, a été publiée pour la première fois en France en 1908. Vous souhaitez lire autrement et profiter d'une expérience de lecture originale ? Grâce à notre charte éditoriale, nous vous offrons l'opportunité de découvrir ce roman dans une édition aérée et dans un grand format, facilitant ainsi votre lecture pour vous permettre de profiter d'une expérience de lecture unique.
LUNTZ. Aujourd'hui, j'ai peur des étoiles. Je me dis : comme elles sont gigantesques, comme elles sont indifférentes, et comme elles n'ont rien à faire de moi, et je deviens tellement petit, tellement pitoyable - comme, vous savez, une espèce de poussin qui se cache je ne sais où pendant un pogrom qui reste là et qui ne, comprend rien. VERKHOVTSEV. Les étoiles et le pogrom. Combinaison étrange. (...) LUNTZ. Le duvet vole, les vitres se cassent, et lui, il se cache - à quoi il pense ? VERKHOVTSEV. Il ne pense à rien. Il pense qu'il neige. LUNTZ. J'ai peur de l'infini. Qu'est-ce que c'est, l'infini ? A quoi bon, l'infini ? tenez moi, je regarde les étoiles : une étoile, dix, un million - et sans fin. Mon Dieu, à qui est-ce que je me plaindrai ? VERKHOVTSEV. Et à quoi bon se plaindre ?
Publié en 1985; Les Tentations de Grazia Deledda (1871-1936) est l'un des premiers grands recueils de nouvelles de celle qui deviendra le prix Nobel de littérature en 1926. On y trouve déjà la maturité qui la conduira dix ans plus tard à écrire Elias Portolu et La Madre en 1920. La diversité des personnages, des lieux y est organisée autour du thème de la tentation. Le péché charnel, l'orgueil, le mensonge sont exprimés au travers de fables, contes, qui révèlent des personnages du peuple sarde: paysans, notables, religieux, incités à la faute par l'injustice des hommes. Mis en scène avec réalisme, ces acteurs ne tardent pas à s'ériger en figures tragiques, opposant avec simplicité au "poids du monde", la conviction des gens de la terre que l'harmonie existe et que la mort n'est que le prolongement de la vie.
Résumé : Emile Verhaeren (1855-1916), est l'un des plus grands poètes belges d'expression française. Dans ses vers, marqués par un symbolisme sensuel et mystique, sa conscience sociale lui fait évoquer avec lyrisme, et sur un ton d'une grande musicalité, le monde moderne dans ce qu'il a de plus brutal mais aussi de plus vrai : Les Débâcles (1888), Les Campagnes hallucinées (1893), Les Villes tentaculaires (1895), Les Villages illusoires (1895). Auteur de très nombreux recueils de poèmes, d'impressions de voyage, de critiques littéraires, d'études d'art ainsi que de pièces de théâtre, Emile Verhaeren fut aussi un magnifique conteur, au style chatoyant et imagé, usant volontiers du fantastique et de l'insolite. On trouvera ici réunis pour la première fois, l'ensemble des récits et des contes publiés par ses soins dans des revues et dans les Contes de minuit (1884), ainsi que ceux recueillis après sa mort dans Cinq récits (1920) et dans Le Travailleur étrange (1921), illustrés des cinquante-quatre admirables gravures sur bois de Frans Masereel.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.
De tous mes livres peu me sont indispensables ; deux sont toujours parmi les choses à ma portée, où que je sois. Ici même ils sont près de moi. Ce sont : la Bible et les livres du grand poète Jens Peter Jacobsen. A propos, connaissez-vous ses oeuvres ? Procurez-vous le petit volume Six nouvelles et le roman Niels Lybne. Commencez par la première nouvelle, qui a pour titre Mogens. Un monde vous saisira : le bonheur, la richesse, l'insondable grandeur d'un monde... Lisez ensuite l'admirable livre sur le destin et les passions de Marie Grubbe, les lettres de Jacobsen, ses pages de Journal, ses fragments et enfin ses vers qui vivent en résonances infinies... Vivez quelque temps dans ces livres ; mais surtout aimez-les. Cet amour vous sera mille et mille fois rendu, et quoi que devienne votre vie, il traversera, j'en suis certain, le tissu de votre être, comme une fibre essentielle, mêlée à celles de vos propres épreuves, de vos déceptions et de vos joies."