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Robert Schumann, folies et musiques
André Philippe
LE PASSEUR
21,00 €
Épuisé
EAN :9782368901601
Extrait Le «cas Schumann» À l'âge de 43 ans, le 27 février 1854, Robert Schumann se jette dans le Rhin. Cette tentative de suicide ne paraît nullement représenter un appel à l'aide, une prière désespérée adressée aux autres. Quelles que soient les causes qui le poussent à un acte aussi extrême, le compositeur semble avoir la ferme intention de rompre avec la vie. Par ce matin de carnaval, l'existence telle qu'elle est devenue (et telle qu'elle va devenir) pour lui n'est plus possible. Il semble avoir perdu toute illusion. Le seul désir qu'il conserve paraît bien être celui de mourir. Pour l'heure, il échappe pourtant à cette mort. Des mariniers qui l'ont vu se précipiter dans le fleuve le sauvent. En état de passivité totale, il se laisse alors raccompagner à son domicile, le visage caché derrière ses mains. Est-ce pour ne pas être vu ? Est-ce, par pur réflexe, pour occulter ses paysages intérieurs dévastés et hallucinés qui sont devenus le seul monde qui l'encercle de toutes parts ? Ou bien est-ce encore pour ne pas voir ce qui, quant à son existence, est désormais devant lui et l'attend sur le chemin ? Quelques jours plus tard, accompagné par son médecin de famille, le compositeur est interné avec son accord dans la petite clinique d'Endenich, proche de Bonn, où il sera soigné par les docteurs Richarz et Peters. Il n'y compose plus vraiment et ne parvient qu'à écrire quelques lettres à sa famille ainsi qu'aux amis qui se sont dévoués pour lui. Malgré quelques sursauts de lucidité, son état se dégrade de mois en mois et il meurt deux ans et demi après le début de son hospitalisation. Rien, pourtant, n'annonçait une fin aussi douloureuse et prématurée. Robert Schumann naît le 8 juin 1810 à Zwickau, en Saxe, terre luthérienne. Il est le dernier-né de la famille. Une fille (Emilie) et trois garçons (Eduard, Carl et Julius) le précèdent, mais aussi une petite Laura qui est décédée à peine âgée de quelques mois, guère plus d'un an avant la naissance de Robert. A-t-on suffisamment pris en compte ce dernier fait ? Peut-être pas, et j'y reviendrai. Issu d'une famille bourgeoise (un grand-père était chirurgien, l'autre pasteur), le jeune Robert accomplit une scolarité brillante et montre des dispositions précoces pour la création littéraire et la musique. Ce n'est cependant qu'à l'âge de 20 ans qu'il décide de se consacrer entièrement à l'«art des sons», encourant alors la réprobation d'une mère insécurisée. Son père, qui selon toute vraisemblance l'aurait encouragé dans cette voie, est décédé quatre ans auparavant et cette perte, ainsi que celle de sa soeur Emilie, l'année précédente, a été très douloureuse pour le jeune Schumann. L'année suivante (il n'a que 21 ans), l'angoisse fait pour la première fois irruption en lui sous la forme d'une crainte irraisonnée du choléra. La seule pensée de la mort le jette dans un état d'affolement incoercible. Cependant, quelques mois plus tard, cette peur disparaît aussi soudainement qu'elle est apparue. L'année suivante, alors qu'il étudie la technique du piano sous la férule de Friedrich Wieck, l'un des plus grands professeurs d'Allemagne, Schumann tente de forcer la condition anatomique de sa main à l'aide d'un appareillage scabreux et se paralyse un doigt de la main droite. L'accès à la virtuosité lui est désormais interdit et s'il veut continuer à se consacrer à la musique, il ne lui reste qu'une voie : devenir compositeur.
A l'été 1906, Paul Cézanne vit ses derniers jours à Aix-en-Provence. Malade, épuisé, mais toujours habité par le feu de la création, il parle - à la première personne - dans un long monologue intérieur mêlant souvenirs, visions et confessions. Autour de lui gravitent des présences vives ou fantomatiques : Madame Brémond, sa gouvernante attentive ; Emile Zola, l'ami qui l'a trahi ; Gabrielle, une énigmatique géante musicienne venue troubler sa solitude... Avec une langue tantôt "parlée", tantôt lyrique, Philippe André fait entendre la voix du peintre dans sa vérité nue, entre lumière, fièvre et quête d'harmonie. Un roman singulier, à la croisée de l'art, de la mémoire et du rêve.
Biographie de l'auteur Philippe André est psychiatre, psychanalyste et musicien. Il est l'auteur d'ouvrages sur Robert Schumann (Schumann, Les Chants de l'ombre, 1982) et sur Franz Liszt (Les Années de Pèlerinage, 2008), ainsi que de nombreux textes sur l'art et les sciences humaines.
Tout est affaire de silence, de patience et de connaissance du lieu mais surtout du poisson. Une partie de pêche ça ne s'improvise pas, tous les pêcheurs vous le diront. Alors, le temps est venu de sortir le matériel, de fourbir les appâts, de rameuter les copains et de se préparer à vivre des instants mémorables. Car il n'y a rien de plus savoureux à raconter aux amis qu'une histoire de pêche réussie.
Et si l'on pouvait s'initier à la philosophie de Platon en écoutant Stromae ou à celle d'Heidegger avec les chansons de Souchon ? Les paroles de leurs chansons ne diffusent-elles pas, en nous, une philosophie implicite qui en font d'excellents médiateurs vers les plus grands textes classiques ? Tel est le pari de cet essai pétillant : débusquer la philosophie à l'oeuvre dans quelques grands tubes de la chanson pour montrer qu'allumer sa radio peut parfois se révéler aussi instructif qu'ouvrir un livre de philosophie. Marianne Chaillan imagine que les grands philosophes ont connu l'ère des iPod et qu'ils ont composé la playlist de leurs titres préférés. De la playlist de Nietzsche à la bibliothèque de J.-J.Goldman, elle invite le lecteur à aborder sans crainte les questions du bonheur, de la foi, du travail ou de la morale avec des écouteurs sur les oreilles.
Aimer Star Wars, est-ce aussi se montrer philosophe ? La saga de George Lucas a tout du mythe contemporain. Les répliques les plus célèbres émaillent le langage courant et les personnages eux-mêmes sont devenus des figures emblématiques sur toute la planète. Loin de la simple épopée pour adolescents, Star Wars se révèle sans doute plus philosophique qu'on pourrait le croire. La question du bien et du mal, mais aussi celles de la religion, de la politique, de la technique, de l'identité ou de la liberté, y sont abordées. Animé d'une verve caustique et décalée, et avec le concours des grands philosophes, Gilles Vervisch débusque les thèmes que recèle ce mythe fondateur de la pop culture. De Dark Vador à Platon, d'Obi-Wan Kenobi à Jocho Yamamoto, de Palpatine à Machiavel, il n'y a qu'un pas, et l'on peut s'initier à la philosophie en regardant Star Wars. C'est ce que démontre avec brio Gilles Vervisch.
On pense tout connaître de l'antisémitisme, en avoir fait le tour, ne plus rien pouvoir découvrir. On le perçoit essentiellement à travers le prisme de la Shoah et de la résurgence d'actes antisémites dans l'actualité. Mais depuis quand existe-t-il ? Où sévit-il ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? Historien du judaïsme, Stéphane Encel répond avec clarté et rigueur aux interrogations les plus communes comme les plus taboues sur l'antisémitisme. Rarement cette haine mondiale et plurimillénaire a été abordée de manière aussi pédagogique et accessible. Convaincu que ce mouvement multiforme ne peut être cerné que par une approche en mosaïque, l'auteur couvre tous les thèmes et les périodes de ce phénomène ancré dans les mentalités, aux conséquences tragiques. Concepts, histoire, fantasmes, Etat d'Israël, moyens de lutte, les différentes facettes du sujet sont mises en perspective dans leur contexte sociologique et historique. Comprendre pour pouvoir décrypter, dépassionner pour pouvoir réfléchir, Stéphane Encel apporte des clefs essentielles pour analyser ce fléau qui n'en finit pas de faire peur autant que de fasciner.
Après le succès public et critique de Star Wars, la philo contre-attaque, Gilles Vervisch poursuit son approche ludique et accessible de la philosophie à travers Star Wars. Cette saga est le fruit de la culture de son créateur, mêlant mythologie, psychanalyse et bouddhisme zen, et les questions philosophiques ne manquent pas : le bien et le mal, le destin et la liberté ou encore la solitude et la mort. Il semblait déjà difficile de trouver de la profondeur à la saga de George Lucas, alors que dire de ces "suites" peu inspirées, décevantes et ressemblant souvent à un copier-coller des premiers films ? Gilles Vervisch décrypte pourtant, avec humour et sagacité, les nouveaux thèmes philosophiques présents. Notamment ceux autour de l'Histoire, la mémoire et le passé. Comment faire du neuf avec du vieux ? Cette question hante les nouveaux épisodes. Si Star Wars est bien un mythe fondateur de la pop culture, ou du moins un monde "étendu" dont l'exploration est sans limite, on n'a jamais fini non plus d'en explorer la philosophie.