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Anthropophagies...
Andrade Oswald de
FLAMMARION
11,00 €
Épuisé
EAN :9782080644107
Ecrit un an après la publication d'Ulysses et cinq avant celle de Macounaïma, Mémoires sentimentaux de João Miramar tient tout à la fois du Père Ubu et de M. Antipyrine, de W. Maïakovski et de Ribemont-Dessaignes. "Oswald de Andrade, rappelle Haroldo de Campos, y fait usage d'un langage parodique, pour caricaturer une société provinciale et fainéante, dont le baromètre était la hausse du café". Employant volontiers la technique du montage cinématographique et du collage, Oswald de Andrade, ingurgitant puis digérant les expériences modernistes qui incendiaient alors l'Europe, créé ici sous le signe de l'anthropophagie, un véritable dadaïsme tropical : "Tupi or not Tupi, that is the question ! " Dans Séraphin Grand Pont (1929-1933), il pousse encore plus loin les caractéristiques du langage et de la caricature sociale. Antonio Candido verra dans cet éclatement rabelaisien "une somme satirique de la société bourgeoise au Brésil" , et Mario da Silva Brito "le livre le plus "mal embouché" de la langue portugaise". "Contre les Conservatoires et l'ennui" , il était donc nécessaire d'adjoindre à ces deux romans les Manifestes anthropophages publiés par Oswald de Andrade entre 1924 et 1929.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)