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Qu'est-ce qu'une nation en Europe ?
Anceau Eric ; Temple Henri
SUP
8,90 €
Épuisé
EAN :9791023105865
Le 11 mars 1882, Ernest Renan prononce en Sorbonne une conférence marquante dans l'histoire de la pensée politique " Qu'est-ce qu'une nation ? ". Il y définit la nation à la fois comme " une âme, un principe spirituel " , " un riche legs de souvenirs ", et comme " le désir de vivre ensemble ", " un plébiscite de tous les jours ", la présentant ainsi comme un organisme vivant et mortel. Alors que deux conceptions de la nation semblent s'être affrontées au cours des décennies précédentes, l'une française et l'autre allemande, et que la France, qui a ouvert la voie au processus de construction des Etats-nations, sort d'une guerre contre les Allemands, vaincue, amputée, meurtrie et en plein doute, le penseur tente une synthèse qu'il veut consensuelle. Largement entamé au moment où Renan prend la parole, le processus d'édification des Etats-nations se poursuit encore par la suite, et connaît un apogée au cours du XXe siècle. Cependant, la nation est peu à peu remise en cause par la mondialisation et les constructions supranationales, comme l'Union européenne, avant d'être redécouverte à la faveur des crises nationales et internationales récentes. A l'orée d'un XXIe siècle où l'univers des possibles est immense, mais où nul ne peut nier que la question du devenir des nations est centrale, des historiens, des philosophes, des juristes, des politistes, des géographes et des économistes ont décidé de poser, à nouveaux frais, la question affrontée par Renan : qu'est-ce qu'une nation, en Europe, hier, aujourd'hui et demain ? Avec les contributions d'Eric Anceau, Pascal Cauchy, Hélène Dewaele Valderrabano, Jean-Pierre Doumenge, Olivier Gohin, Silvia Marton, Jacques Sapir, Pierre-André Taguieff, Henri Temple, Françoise Thom, Robert Tombs et Jean-Claude Werrebrouck.
Résumé : Si l'homme Napoléon III est à présent bien connu grâce à de multiples études (en particulier celles d'Eric Anceau) et si l'on constate une véritable réévaluation du Second Empire depuis deux décennies, la figure de ceux qui ont entouré, servi et pour certains combattu l'Empereur reste dans l'ombre. Voici sous la plume talentueuse d'un grand historien le portrait de vingt-cinq femmes et hommes liés aux splendeurs et aux misères de la France au milieu du XIXe siècle : Français et étrangers, politiques, diplomates, militaires ou intellectuels... Le duc de Morny, le baron Haussmann, l'impératrice Eugénie, Louis Pasteur, Prosper Mérimée, mais aussi Victor Hugo, George Sand et Léon Gambetta ou encore la reine Victoria, Pie IX et Bismarck et bien d'autres revivent. Toutes ces vignettes composent un grandiose tableau d'ensemble qui permet de comprendre la complexité de la période. C'est le fonctionnement du pouvoir qui se donne ici à voir, entre tradition et changements, avec son lot d'amitiés, d'affrontements et de trahisons.
Premier président de la République et dernier souverain régnant de notre histoire, Louis-Napoléon Bonaparte a toujours suscité passions et jugements contradictoires. Mais qui était-il réellement ? Pour Victor Hugo, il fut "Napoléon le Petite" alors que Pasteur considérait son règne comme l'un des plus glorieux de tous les temps. Figure majeure du XIXe siècle, Napoléon III en incarne l'esprit, la diversité, les contradictions : homme de réflexion et d'action, autocrate et démocrate, autoritaire et libéral, réactionnaire et progressiste, apôtre de la paix et fauteur de guerre.
Résumé : La laïcité ne commence pas avec la loi de 1905. Concilier l'autorité religieuse avec l'autorité politique est une préoccupation majeure de l'Antiquité. Quant à la France, loin d'avoir découvert la séparation de l'Eglise et de l'Etat au début du XXe siècle, elle a, dès le Moyen Age, mis à distance et parfois avec virulence, l'autorité d'un pape. Eric Anceau revient aux sources des rapports entre le pouvoir, les religions et les sociétés, il décrit le rôle de la construction de l'Etat, l'influence des guerres de religion, l'intense réflexion des Lumières et de la Révolution ; il examine à nouveaux frais l'élaboration et le contenu des grandes lois laïques des débuts de la Troisième République, en particulier de la loi de Séparation de 1905, l'apaisement relatif qui s'en est suivi, les nouveaux questionnements posés par l'islam depuis trente ans et au premier chef celui de sa compatibilité avec la laïcité. Les multiples exceptions à la généralité française, à commencer par le régime de l'Alsace-Moselle, que le livre explique, de même que le panorama mondial des laïcités qu'il propose, renforcent sa thèse et font de cet ouvrage une synthèse mondiale à travers les siècles.
Si Napoléon III est à présent bien connu et si le Second Empire est réévalué depuis deux décennies, la figure de ceux qui ont entouré, servi et pour certains combattu l'Empereur reste dans l'ombre. Voici le portrait de vingt-cinq femmes et hommes liés aux splendeurs et aux misères de la France au milieu du XIXe siècle : le duc de Morny, le baron Haussmann, l'impératrice Eugénie, Louis Pasteur, Prosper Mérimée, mais aussi Victor Hugo, George Sand, Léon Gambetta ou encore la reine Victoria, Pie IX, Bismarck... Toutes ces vignettes composent un grandiose tableau d'ensemble qui permet de comprendre la complexité de la période.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : "Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport". Régis Debray.
Résumé : "Nier l'existence des crimes contre l'humanité, en minimiser les faits ou les déformer est du négationnisme. Sont des négationnistes ceux qui doutent de la réalité des camps d'extermination nazis, qui remettent en cause l'unicité de la Shoah. Refuser de reconnaître ou relativiser le génocide arménien et le massacre des Tutsis est aussi du négationnisme. En revanche, minimiser le nombre des victimes du communisme, dénier aux régimes communistes leur caractère totalitaire, continuer à présenter l'enfer vécu par ceux qui l'ont connu comme une nostalgie, n'est pas considéré comme une négation de l'histoire du XXe siècle. Pourquoi ne parle-t-on pas de négationnisme de gauche, d'où vient ce blocage, quels sont ceux qui le pratiquent, que cachent-ils, quelles conséquences cet escamotage du passé a-t-il sur notre monde actuel qui en est l'héritage ? Ce livre décrit les mécanismes de cette résistance aux vérités dérangeantes, et analyse la manière dont cet aveuglement historique conditionne les enjeux actuels : terrorisme islamique, montée du populisme, renouveau du nationalisme, retour de l'antisémitisme. Regarder l'histoire en face, sans mensonge ni omission, est une nécessité pour se garder de ce que la nature humaine est toujours capable de reproduire. Dénoncer le négationnisme de gauche au même titre que les autres négationnismes n'est pas seulement une affaire de morale, c'est aussi une question de sauvegarde", Thierry Wolton.
Camp-Pietrain Edwige ; Lemarchand Philippe ; Maill
Le Brexit tient à la fois du cauchemar et de la farce. Parti du referendum organisé pour éviter que le Parti conservateur ne se déchire, il divise profondément les Britanniques, risque de faire voler en éclats le Royaume-Uni, d'infliger à son économie un recul sans précédent, de raviver la guerre en Irlande et d'afaiblir l'Europe. Largement alimenté par des mensonges, le vote a-t-il été manipulé par Moscou, orchestré pour de basses raisons spéculatives au profit de quelques initiés consrvateurs ou organisé par d'inconséquents apprentis-sorciers ? Quelles cicactrices vont laisser le Brexit en matière de cohésion nationale, de montée du populisme et de la xénophobie ? Comment le reste de l'Europe va-t-il dorénavant regarder la perfide Albion qui prétend à nouveau voguer seule de par le vaste monde ? L'Angleterre de demain sera-t-elle un havre de libéralisme et de dumping social aux portes de l'Europe, de fait le 51e Etat américain, une plaque tournante du commerce mondial ou rentrera-t-elle dans le rang de l'européanité, avec son contrat social et ses ambitions environnementales ? Le présent volume propose tout ce que vous auriez préféré ne pas devoir savoir sur le Brexit, une multitude de dystopies basées sur de multiples entretiens, des mises en perspective historique, des analyses géopolitiques, des tranches de vie, le tout avec un humour très British.
Ce guide est destiné à tous ceux qui souhaitent mieux connaître le fonctionnement de l'Union européenne et en comprendre les défis actuels. L'ouvrage présente : les étapes de la construction européenne ; le fonctionnement des institutions ; les grands enjeux auxquels l'Union européenne est confrontée ; les questions économiques ; les modalités d'installation et de travail dans l'Union ; l'Union dans les relations internationales.