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Valeur patrimoniale des économies de terroir
Anatole-Gabriel Isabelle ; Orsenna Erik
EUD
20,00 €
Épuisé
EAN :9782364411784
Dans le contexte des études consacrées à l'économie de la culture, valeur patrimoniale et valeur économique ont longtemps paru opposées. La patrimonialisation des économies de terroir n'a cependant cessé de progresser depuis deux décennies. Des Andes latino-américaines aux versants de l'Anti-Atlas, des contreforts himalayens et des terrasses rizicoles d'Asie à la côte bourguignonne française, les cultures du café, de l'argan, du safran et du thé, du riz et de la vigne ? pour n'en citer que quelques-unes ? ont généré des savoir-faire, une architecture et des paysages qui sont désormais protégés et valorisés par différentes conventions et labels internationaux. Ces nouveaux objets patrimoniaux ont la particularité d'inclure une dimension économique intrinsèque qui fait vivre et se développer des territoires et leurs communautés humaines. A partir de l'exemple des Climats du vignoble de Bourgogne ? Patrimoine mondial, cet ouvrage présente une réflexion inédite sur la complémentarité des valeurs culturelles et économiques des terroirs dans le monde en combinant les données monétaires et non monétaires d'évaluation des sites agri-culturels. Il aborde également la question de la complémentarité des labellisations internationales (Patrimoine mondial, Système ingénieux du patrimoine agricole mondial, Réserve de la Biosphère, Indication Géographique...) comme ressort de développement des territoires dans la longue durée. A ce titre, l'ouvrage s'impose comme novateur et incontournable dans la réflexion relative aux bénéfices économiques et sociaux du patrimoine.
Résumé : Les dieux ont soif : quand il choisit pour titre ce mot de Camille Desmoulins, Anatole France ne veut nullement rejeter sur une fatalité tragique les atrocités de la Terreur. Ce texte admirable décrit l'horreur du fanatisme, l'obscurantisme gagnant les Lumières elles-mêmes, la barbarie prenant le masque du progrès. En 1912, ce livre du patriarche de la Gauche française qui dénonçait les excès de la Révolution fut accueilli comme un paradoxe. Aujourd'hui, cette représentation alarmée de l'histoire se lit comme une lucide préface à l'horrible XXe siècle, un avertissement contre l'ignorance et la peur qui engendrent la bêtise, la grande tueuse.
Anatole France fut académicien, prix Nobel et enterré lors de funérailles nationales ; il fut donc académique, bien pensant et institutionnel : voilà pour le préjugé qui sévit parfois. Or le lire, c'est découvrir un écrivain anticonformiste, acéré et ironique, amoureux de l'intelligence et de l'érudition. Aphorismes, dialogues, textes courts, lettres réelles ou imaginaires, Le Jardin d'Epicure est un résumé composite, conçu par Anatole France lui-même, de sa vision du monde, empreinte de sagesse et surtout d'une ironie d'une finesse inégalée. Humaniste mais désabusé, sympathisant socialiste mais parfois sombre et pessimiste, ardent dreyfusard - seul académicien à l'être, il entraînera Proust, qui le fréquenta souvent, dans la cause - ce faux dilettante, érudit et adorateur des livres, se révèle aussi dans cet ouvrage un philosophe clair, limpide presque, davantage héritier de Montaigne, Voltaire et Vauvenargues que de Victor Cousin ou Auguste Comte, davantage préoccupé des leçons de la vie que de celles de l'école. Son style alerte, son ironie brillante et sa hauteur de vue n'ont pas pris une ride. Bref, il est temps de redécouvrir Anatole France dont la pensée et l'écriture, si elles ne sont pas celles d'un " moderne " sont sans doute plus actuelles que beaucoup d'autres pour un temps mieux considérés".
Mesdames et Messieurs, Je veux tout d'abord vous exprimer ma reconnaissance, ma joie et ma fierté de l'accueil que j'ai reçu dans votre belle patrie. Les témoignages de votre faveur que vous m'avez tant prodigués dès ma venue parmi vous, je les reçois, je les accepte, parce que je ne les rapporte pas à moi qui ne suis rien, mais à ce que je représente : ce que vous avez accueilli en moi, c'est l'esprit français, frère du vôtre, c'est une langue, une littérature et des traditions, qui durant tant de siècles, dans notre vieille Europe, ma mère et la vôtre, ont été unies, associées, mêlées à votre langue, à votre littérature, à vos traditions, c'est le génie latin, c'est l'union intellectuelle des enfants de Molière et des héritiers de Cervantès. Frères et amis latins qui après avoir, par vos ancêtres, accompli tant de grandes et belles oeuvres en Europe, fondez aujourd'hui, en ce nouveau monde, si vaste et si fécond, la civilisation de l'avenir, recevez le salut d'un hôte ému et joyeux de votre jeune grandeur. Vous unissez, dans vos moeurs nobles et charmantes, à l'activité de l'esprit moderne et à la douceur des temps nouveaux, la générosité de vos grands ancêtres et la vieille fierté castillane ; je salue en vous un grand passé et un grand avenir".
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.