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Les grecs d'Istanbul et le patriarcat oecuménique au seuil du XXIe siècle. Une communauté en quête d
Anastassiadou-Dumont Méropi ; Dumont Paul
CERF
30,80 €
Épuisé
EAN :9782204093248
Les Grecs d'Istanbul, qui formaient à la fin du XIXe siècle un des éléments les plus dynamiques de l'Empire ottoman, ne représentent plus, dans la Turquie d'aujourd'hui, qu'une population résiduelle de quelques milliers d'âmes. Le déclin est-il irrémédiable ? Nombre d'observateurs estiment que la communauté est en voie de disparition. Toutefois, ce livre donne aussi la parole à ceux qui croient encore à un rebond. L'amélioration des relations gréco-turques, à partir de 1999, a suscité d'immenses attentes, insufflant un nouveau dynamisme aux rescapés de l'exode. Ce travail est le résultat de plusieurs années d'immersion dans la vie de l'orthodoxie stambouliote. Fondé sur le partage de moments forts, il se veut surtout témoignage. Mais les auteurs ont aussi veillé à évoquer les turbulences de l'histoire, tout en brossant un tableau précis de la situation actuelle : démographie, vie économique et sociale, structures éducatives, leadership laïque et religieux, patrimoine culturel, lieux de mémoire... L'institution patriarcale, porteuse d'un itinéraire pluriséculaire, occupe dans l'étude une place centrale. Aux yeux de tous, Bartholomaios 1er, l'actuel patriarche oecuménique, est le principal porte-parole de la communauté. C'est lui qui négocie avec les autorités turques. Jouissant d'un prestige considérable, c'est aussi lui qui représente le Phanar sur la scène internationale.
Un choix de recettes d'un pays où la table est lieu de plaisir de rencontre et de discussion. Du tarama au halva, de la moussaka aux gâteaux de Noël en passant par le caviar d'aubergines ou les artichauts à la Polita, des couleurs, des odeurs et des saveurs de légumes frais, d'huile d'olive, d'herbes et d'épices qui regorgent du soleil grec...
Kris, accompagné de ses trois collaborateurs, un architecte et deux archéologues, s'apprête à restituer la base de la véritable aventure de l'évolution intellectuelle humaine dans une action se déroulant au pied de l'Acropole. Les quatre protagonistes se retrouvent alors à enquêter sur la réalité historique de l'architecture, au travers de textes choisis du corps platonicien qui leur permettent de décoder ce qui émane de l'Ame du Parthénon. Serait-il donc possible, en suivant l'enseignement de Socrate et de son époque, de capturer le "souffle" que dégage ce monument ? Quels sont donc les liens de ce "souffle" dénué de sens poétique, mais reliant celui du platonicien à l'architecture ? Et enfin, comment les réponses justifent-elles la nécessité de la création de cette "science", appelée Architecture ?
Résumé : Héritiers de grands empires, la Turquie et Ires pays balkaniques ont opté, à la faveur des grands bouleversements avant marqué leur histoire récente, pour le modèle de l'Etat-Nation. Ce choix a entraîné un net recul de la diversité culturelle et s'est accompagné d'immenses dommages infligés aux patrimoines des minorités. Les seize contributions rassemblées ici ne manquent pas de le souligner, donnant à voir les ravages des nationalismes. Cependant, en ce début du XXIe siècle, les politiques européennes en faveur de la protection des groupes minoritaires et de leurs ressources patrimoniales commencent à porter des fruits. A cet égard, plusieurs études de cas incitent à un certain optimisme. Même si les vieux contentieux, sources de tant de tragédies, continuent de hanter les mémoires, l'heure est plutôt à la redécouverte du vivre ensemble. Reste à constater que, réduites à l'état de reliques, les minorités ne constituent plus, bien souvent, qu'une simple présence de témoignage.
Résumé : Quand le peuple juif fut-il créé? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du "axe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple afin de façonner une nation future ? Dans ce livre qui a fait date, Shlomo Sand a montré pour la première fois comment, à partir du xixe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Si ses propos ont soulevé une onde de choc dans le monde entier, c'est que derrière le débat historiographique se cache une question brillante : à l'heure où certains généticiens israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'"Etat juif", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, c'est une critique de la politique identitaire de son pays que propose Shlomo Sand.
Résumé : Le présent livre dépasse l'interminable débat sur l'antisémitisme et l'antisionisme, et lui donne de nouvelles et stimulantes dimensions. Il remonte aux débuts de l'histoire de la judéophobie, et remet en cause l'idée selon laquelle le christianisme se serait édifié après et en opposition au judaïsme. Au contraire, estime-t-il, et malgré le présupposé chronologique, c'est bien le judaïsme qui s'est constitué sous la pression du christianisme, s'accommodant du même coup des termes du procès que lui ont fait, des siècles durant, ses ennemis. Ce renversement est riche de bénéfices intellectuels et politiques. Il rend caduque la mauvaise querelle assimilant l'antisionisme à l'antisémitisme (celle-là même qui fut relancée par Emmanuel Macron), et nourrit des questionnements parfaitement contemporains : " Jusqu'à quel point, écrit Shlomo Sand, le sionisme, né comme une réponse de détresse à la judéophobie moderne, n'en a-t-il pas été le miroir ? Dans quelle mesure, par un processus dialectique complexe, le sionisme a-t-il hérité des fondements idéologiques qui ont, de tout temps, caractérisé les persécuteurs des juifs ? " Un essai brillant et brûlant. Professeur émérite à l'université de Tel-Aviv, Shlomo Sand est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), qui a suscité des nombreuses controverses, où il questionne durement la construction mémorielle de l'Etat d'Israël. Il a récemment publié au Seuil son premier roman, La Mort du Khazar rouge, désormais en Points. Traduit de l'hébreu par Michel Bilis
Résumé : En croisant mémoires, presses et documents déclassifiés, Matthieu Rey éclaire les fondements de la Syrie contemporaine et son histoire tumultueuse. Il nous invite à suivre le devenir toujours incertain d'une communauté politique réunissant des populations variées, des hommes et des femmes qui s'installent et s'organisent sur un territoire. Récit de la renaissance des campagnes environnant les villes au détriment des mondes nomades, histoire des migrations des Druzes du Liban vers la Syrie, des Montagnards vers les plaines, des campagnes vers les villes, c'est aussi une narration politique ponctuée par des révolutions et des guerres qui donnent naissance à un Etat dont le cours de l'histoire se révèle dans la crise révolutionnaire. Depuis 2011, la Syrie, chasse gardée de la famille Assad, se trouve au coeur d'une dramatique actualité internationale, déchirée par la guerre civile. Son histoire n'est-elle pas finalement celle d'espoirs, de heurts, d'essais, d'attentes, de luttes, de violences et de projets partagés entre groupes humains qui tentent de créer les conditions d'un vivre-ensemble dans lequel chacun ait sa place ? Chargé de recherche au CNRS et chercheur associé au Collège de France, Matthieu Rey consacre ses recherches à la question de la construction de l'Etat dans l'Orient arabe et persan.
Les mots "terre d'Israël" renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'Etat d'Israël, il s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper: la "terre promise" sur laquelle le "peuple élu" aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la "terre d'Israël"? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre: ont-ils, ou non, le droit d'y vivre?