Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les filles du coin. Vivre et grandir en milieu rural, 2e édition
Amsellem-Mainguy Yaëlle
SCIENCES PO
23,00 €
Épuisé
EAN :9782724640908
On entend rarement celles à qui ce livre donne la parole. Collégiennes, lycéennes ou jeunes actives, issues de milieux populaires, elles ont grandi et vivent dans la frange rurale de l'Hexagone. Celles qui travaillent ont le plus souvent un emploi au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à "mieux" . Lors d'une enquête menée dans les Deux-Sèvres, les Ardennes, la presqu'île de Crozon et le massif de la Chartreuse, Yaëlle Amsellem-Mainguy est allée à la rencontre de cette partie de la jeunesse a priori "sans problème" et pourtant largement concernée par les grandes évolutions économiques, sociales et politiques du pays. Les "filles du coin" lui ont raconté leur vie quotidienne, leurs relations familiales, leurs amours, les amitiés qui se font et se défont. Elles lui ont confi é le poids de la réputation et de la respectabilité, la nécessité d'avoir du réseau et de savoir s'adapter face à l'éloignement des grandes villes et à la disparition des services de proximité. Elles lui ont décrit leur parcours scolaire, leurs rêves et leurs aspirations, et la question qui se pose à elles dès l'adolescence : partir ou rester ?
Parce que la réponse à leurs difficultés ne fait pas l'objet d'une politique coordonnée et d'une organisation fluide de leur prise en charge, les jeunes en situation de vulnérabilité sont le plus souvent perdus dans un millefeuilles de dispositifs. Qu'ils reçoivent des aides financières, qu'ils soient hébergés dans des foyers de jeunes travailleurs, qu'ils aient été placés ou qu'ils rencontrent une situation de vulnérabilité, ils sont dans leur très grande majorité issus des classes populaires les plus précaires. Quels rôles jouent les institutions, les dispositifs qu'elles déploient et les professionnel ·le·s qui les mettent en oeuvre dans la construction des processus d'affiliation de cette jeunesse ? En quoi la multiplication du nombre d'institutions par lesquelles ces jeunes "passent" contribue-t-elle, en retour, à les définir comme des jeunes "vulnérables" ou "en difficulté" ?
Résumé : On entend rarement celles à qui ce livre donne la parole. Collégiennes, lycéennes ou jeunes actives, issues de milieux populaires, elles ont grandi et vivent dans la frange rurale de l'Hexagone. Celles qui travaillent ont le plus souvent un emploi au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à "mieux" . Lors d'une enquête menée dans les Deux-Sèvres, les Ardennes, la presqu'île de Crozon et le massif de la Chartreuse, Yaëlle Amsellem-Mainguy est allée à la rencontre de cette partie de la jeunesse a priori "sans problème" et pourtant largement concernée par les grandes évolutions économiques, sociales et politiques du pays. Les "filles du coin" lui ont raconté leur vie quotidienne, leurs relations familiales, leurs amours, les amitiés qui se font et se défont. Elles lui ont confié le poids de la réputation et de la respectabilité, la nécessité d'avoir du réseau et de savoir s'adapter face à l'éloignement des grandes villes et à la disparition des services de proximité. Elles lui ont décrit leur parcours scolaire, leurs rêves et leurs aspirations, et la question qui se pose à elles dès l'adolescence : partir ou rester ?
Les acteurs de l'éducation populaire et de l'animation se trouvent en première ligne pour prendre en charge la diversité sociale, les inégalités socioéconomiques ainsi que ce qui relève du spectre des discriminations. Au croisement des réflexions sur les politiques sociales, culturelles et éducatives, ces acteurs sont percutés par les difficultés à dire les discriminations et à lutter contre elles. Pour autant, ils agissent et tentent d'adapter leurs pratiques professionnelles et militantes en posant, aujourd'hui davantage que par le passé, la question des discriminations non pas comme une thématique d'action, mais comme une réflexion sur les pratiques. Qu'est-ce qu'une discrimination ? Comment faire exister un cadre permettant de les interroger ? Peut-on partir des discriminations pour organiser un groupe, pour conduire une action ? Quelle place donner aux publics dans les structures et les projets ? L'ambition de ce numéro est de scruter les manifestations et les effets des tensions et dilemmes, dans les références, l'organisation et les pratiques d'acteurs qui, aujourd'hui, se revendiquent de l'éducation populaire ou en partage les présupposés. Il permettra également d'interroger l'horizon de l'égalité comme élément historique de ce champ en plein questionnement.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.