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AUTOUR DE PEDRO LOPEZ DE AYALA
AMRAN RICA
INDIGO
21,00 €
Épuisé
EAN :9782352600442
Seigneur de Salvatierra et chancelier de Castille, Pedro López de Ayala (1332-1407) est le descendant d'une des familles les plus importantes de ce royaume : les Haro. Il fut le témoin privilégié de quatre règnes : ceux d'Henri II, de Jean Ier, d'Henri III et de Jean II. Le présent recueil, publié à l'occasion du 600ème anniversaire de sa disparition, rassemble une série d'études relatives à sa vie et à sa production littéraire : sa personnalité (Luis Suárez Fernández) ; ses opinions politiques (Vicente Ángel Álvarez Palenzuela) ; la rédaction de ses chroniques (Julio Valdeón Bazuque, Jean-Pierre Jardin, Covadonga Valdaliso Casanova, Isabel del Val Valdivieso, Rica Amran) ; son oeuvre poétique (Jacques Joset, Salvador Martínez) ; ses traités (Dolores Carmen Morales Muniz).
La marginalité, situation d'individus qui se trouvent à l'écart, à la marge de la norme sociale, peut résulter de situations diverses : les convictions et/ou la politique religieuse, la pauvreté, la situation juridique des femmes, mineures et juridiquement incapables, longtemps à la source de leur exclusion de nombreux secteurs tels que la politique, l'armée, les affaires. Les communications rassemblées dans ce volume ont pour objet de reconsidérer la situation de marginalité et de mettre en lumière les stratégies et les réalités du vécu et de montrer comment les hommes et les femmes en marge ou à la marge pouvaient être relativement bien intégrés ou parvenir à s'intégrer. A partir de sources extrêmement diverses, archives municipales, notariales, judiciaires, démographiques, dossiers de l'armée, correspondances, mémoires, écrits personnels comme les pièces de théâtre, les contributions de ce volume nuancent une vision qui ne serait issue que des représentations au profit d'une analyse des parcours de vie et des réalités.
Le présent volume regroupe les articles de différents spécialistes de la question des Minorités dans l'Espagne des XVe-XVIIe siècles. Elaboré dans le cadre du groupe de recherche CEHA-CERCLL, ce travail connaîtra un prolongement grâce aux nouvelles rencontres de chercheurs qui se retrouveront, tous les deux ans, pour débattre de cette thématique.
Cet ouvrage traite une série de sujets sur le thème des "conversos" ou "marranes", juifs d'Espagne et du Portugal convertis au catholicisme à partir du XIVe siècle et qui ont continué à pratiquer leur religion dans la clandestinité.
Dans cette anthologie sont réunis 118 écrivains femmes d'Amérique latine qui ont vécu ou vivent en France. Les seize nationalités représentées dans cette anthologie, illustrent la fascination qu'exerce la France sur les intellectuels latino-américains depuis le début du XIXème siècle. La France devient la patrie de ces femmes contraintes d'abandonner leur pays face à l'intolérance, l'exclusion sociale, le sexisme et la persécution politique. L'écrivaine mexicaine Elena Garro (1917-1998), auteure du récit Andamos huyendo Lola (1980), s'exile en France comme toute une génération de créatrices qui arrivent à Paris en pleine euphorie de la révolution culturelle de mai 68, où l'on lit Le deuxième sexe dans lequel Simone de Beauvoir examine la condition féminine selon les perspectives biologique et sociale et esquisse les voies qui mènent à la libération des femmes.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"