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LA PAROLE QUI REND BETE
AMORIM MARILIA
KLINCKSIECK
16,32 €
Épuisé
EAN :9782252038215
La parole qui rend bête est celle qu'on retrouve dans la publicité, au supermarché, mais aussi dans les moyens de transport, les pharmacies et toute sorte de situations quotidiennes. Elle s'adresse à moi, mais elle dit Je à ma place en me volant, du coup, ma place de destinataire et ma place d'auteur susceptible d'une éventuelle réponse. On la retrouve aussi lorsque l'on s'adresse à des services, une banque ou une compagnie aérienne par exemple, où, au lieu de pouvoir parler à un sujet, on tombe sur une machine. Mais, s'il y a une parole qui rend bête, il y a bien une autre qui rend intelligent. Cette parole est porteuse de mémoire collective, ce que l'on désigne communément par culture. Elle se transmet entre les sujets par des actes singuliers et signés. Bref, nous sommes dans le combat entre la bêtise et la culture, qu'il s'agit de mener tous les jours.
Résumé : Juliette vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l'amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais, à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle demande le divorce et se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. C'est le début d'une histoire d'amour qui ne tarde pas à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l'espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu'elle n'a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d'un physique qui n'est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et ses mouvements. Ses amis ont beau l'exhorter à fuir cet homme qu'ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur.
Si les Anciens imitaient l'acte créateur, ils reproduisaient le monde. Les Premiers Romantiques, eux, veulent imiter l'acte créateur, afin de créer le monde. Un génie poétique d'un genre nouveau, un génie romantique est né : un médiateur qui apparait comme l'homme de l'interstice. Son comportement, sobre et lucide, son attitude intellectuelle, sorte de rationalisme mystique, soutiennent une maitrise poétique sans pareil. Le roman n'est alors plus uniquement un relais du sacrifice rituel qu'il représente, dont il témoigne et d'où il peut tirer sa finalité. L'écrivain y met en scène son sacrifice, lorsque lui-même s'offre en sacrifice, afin de produire l'uvre littéraire.
Comment penser la question du savoir et de la transmission dans le monde contemporain ? Marilia Amorim propose ici une réflexion sur la forme de savoir qui semble être la plus valorisée actuellement - celle de la ruse et de la survie - en la comparant à celles qui l'ont été précédemment - la raison moderne et le mythe traditionnel. Quels sont les enjeux de ces trois formes de savoir ? Quels sont leurs critères de validation respectifs ? A quelle forme de discours correspond chacune d'entre elles ? A quel régime de vérité renvoient-elles ? Quelle est la place du sujet parlant dans chacun de ces discours ? Quel rapport à l'autre s'instaure ? Quelles sont les différentes conséquences pour la cité et le vivre-ensemble ? Les réponses à ces questions se déploient en plusieurs volets les scènes énonciatives et les rapports de place, les rapports de pouvoir et la distinction entre savoir populaire et savoir de masse, les transformations historiques et la place accordée aux différentes formes de savoir, la conception du langage sous-jacente aux valeurs dominantes, enfin, les conséquences pour l'école. Cette recherche théorique et conceptuelle ne manque pas de données empiriques dans la mesure où elle s'appuie sur un examen de textes contemporains divers ainsi que de manifestations culturelles et politiques allant du carnaval au mouvement des paysans Sans-Terre au Brésil, en passant par le théâtre de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps en France.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.