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Petits crimes italiens
Ammaniti Niccolo ; Camilleri Andrea ; Rosso Franço
GRASSET
32,40 €
Épuisé
EAN :9782246704317
Et si le renouveau de la littérature policière venait non pas de Hollywood mais de Cinecittà?... 10 auteurs, 9 nouvelles - et l'occasion unique de découvrir, grâce à ce florilège, la formidable vitalité d'un genre trop souvent confiné dans ses codes établis. "Noires", ces histoires le sont, sans l'ombre d'un doute, et leur suspense n'a rien à envier aux plus terrifiants des "thrillers". Ici, pourtant, pas de psychopathes cannibales ni de sectes obscures complotant à la destruction du monde, mais des salauds ordinaires, les paumés d'une Italie désemparée, des ordures réalistes - et d'autant plus frappantes! Ces "petits crimes", pleins d'humour mais aussi de révolte, marquent ainsi l'avènement d'un genre nouveau: selon Giancarlo De Cataldo, auteur de Romanzo Criminale et maître d'?uvre de cette anthologie, les écrivains ici réunis "ont en quelques années imposé une manière résolument originale de raconter les mythes, les rites, les splendeurs (rares) et les misères (nombreuses) de la réalité contemporaine..."
Depuis toujours, Lorenzo est l?un de ces enfants que l?on dit « différent ». Selon le professeur Masburger, le psychiatre auquel il a été confié tout jeune, il souffre d?un sentiment hypertrophique de soi, un dérèglement narcissique, un « ego grandiose ». Conséquence logique: il est en perpétuelle inadéquation avec le groupe, et ce depuis son entrée à l?école. Ses parents s?en trouvent totalement démunis. Les années passant, de peur de chagriner une maman qu?il aime plus que tout, Lorenzo choisit alors la fiction. À quatorze ans, il fait semblant d?avoir des amis, de s?intégrer, de jouer dans l?équipe de football de son collège. Ainsi il parvient à la fois à la rassurer et à se prémunir de la violence que les adolescents testent sur les plus faibles.Le jour où il monte tout un stratagème pour faire croire qu?il a été invité à partir skier à Cortina avec trois camarades de classe, il vise au pur chef-d??uvre mythomane. Mais, s?il s?est montré à la hauteur du défi ? en préparant méthodiquement de quoi tenir un siège au fond d?une cave abandonnée ?, il n?a pu cependant imaginer qu?une lointaine demi-s?ur bousculerait tous ses plans. Émaciée, épuisée, en pleine crise de manque, elle pense, elle aussi, se dérober au regard des autres en se réfugiant justement dans cette cave. Cette cohabitation forcée, ce refuge de fortune qu?ils vont partager dans des conditions difficiles, fera voler en éclats les faux-semblants dont ils ont chacun paré leurs vies. Ouvrir ses bras pour y accueillir quelqu?un donne le sentiment à Lorenzo d?exister, d?être nécessaire à la vie des autres, et donc à la sienne. Confronté au regard de ce demi-frère inconnu, Olivia doit elle aussi se livrer à un examen de conscience et se dévoiler. Entre eux, qui ont triomphé secrètement d?une terrible épreuve, se crée un lien indéfectible et se noue la promesse mutuelle d?un retour à la vie. Oui, mais?
Ammaniti Niccolò ; Camilleri Andrea ; Carlotto Mas
Et si le renouveau de la littérature policière venait de Cinecittà? 10 auteurs, 9 nouvelles. Des histoires noires, certes, mais ce qui les rend véritablement frappantes, c?est que tous leurs protagonistes sont des salauds ordinaires, les paumés d'une Italie contemporaine désemparée, des ordures réalistes.
Résumé : Sicile, 2020. Un virus mortel, la "Rouge" , a déferlé sur l'Europe et a décimé toute la population adulte. Anna se retrouve alors seule avec Astor, son petit frère de huit ans. Pour le protéger, elle est contrainte d'affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, son odeur pestilentielle. Lorsque Astor disparaît, elle part à sa recherche, prête à défier les bandes d'enfants sauvages. Mais les règles d'autrefois ont été oubliées. Anna parcourt ce monde à l'abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d'une civilisation qui a couru à sa propre perte. Un texte fort, immersif, poignant. D'un rythme soutenu et peuplé de personnages attachants, il mène une réflexion remarquable sur la transmission, la fraternité, et notre capacité à espérer coûte que coûte. Page des libraires. Il n'y a rien de désespéré dans ce beau roman, qu'il ne faut surtout pas réduire à son sujet, postapocalyptique. Le Figaro littéraire. Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher.
A l?occasion de la plus décadente fête du siècle, organisée par un magnat de l?immobilier, un écrivain narcissique en mal d?inspiration, bloqué depuis trois ans au chapitre deux de son nouveau roman, va croiser le chemin d?une minable secte satanique, baptisée: Les Enragés d?Abaddon et décidée à sacrifier une chanteuse pop pour s?ériger sur l?autel de la célébrité. Au programme de la fête: un triple safari avec chasse au lion, au renard et au tigre, où est convié tout ce que Rome peut compter en VIP. Chirurgiens plastique, acteurs, mannequins, avant-centres, journalistes s?y rendent, leur ego en bandoulière. Mais très vite la fable prend des allures apocalyptiques, et plus aucun des personnages n?est à la place où il devrait être. Dans cette comédie sociale grinçante, qui n?est pas seulement un récit hilarant, mais également un portrait de l?Italie contemporaine loin de ses clichés touristiques, Ammaniti nous dévoile l?autre face cachée de Rome, vérolée de superficialité et de vulgarité, où le grotesque de la médiatisation est stigmatisé comme l'un des nouveaux maux du XXIe siècle.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...