Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Je n'ai pas peur
Ammaniti Niccolo ; Bouzaher Myriem
10 X 18
7,80 €
En stock
EAN :9782264056832
Je n'ai pas peur est le récit touchant de l'amitié qui lie deux enfants, alors que le premier découvre le deuxième dans un abri abndonné, gardé comme une bête sauvage en captivité... Le best seller qui a fait connaître Niccolò Ammaniti.Italie, été 1978, un hameau dans les Pouilles. Les gamins sillonnent la campagne brûlante. Suite à un gage, Michele repère un abri abandonné : là, dans un trou, un enfant, enchaîné comme un animal. Ballotté par les angoisses de ses neuf ans et ce lourd secret, il va découvrir la terrible vérité des adultes. Les monstres existent, et ils portent parfois des masques familiers... Oppressant comme un polar, intriguant comme un conte : Niccolò Ammaniti signe un roman initiatique à la beauté violente, où court une sensibilité nostalgique lumineuse. Bouleversant." Le nouveau mot italien pour talent est Ammaniti. "The Times BooksTraduit de l'italien par Myriem Bouzaher
Résumé : Ischiano, patelin de Toscane, de nos jours. Le théâtre de deux histoires d'amour. Pietro sort à peine de l'enfance et déjà l'amour et la violence du monde lui tombent dessus. Il a des parents absents, des camarades jaloux de son amitié avec la belle Gloria, fille de banquier et collégienne décomplexée. Depuis l'enfance c'est sa meilleure amie, à lui, le timide de la classe. Pietro n'a qu'une hâte dans la vie : échapper dès que possible au destin de berger toscan que son père a prévu pour lui, une perspective terrifiante pour cet enfant doué et imaginatif? Graziano est né à Ischiano il y a maintenant quarante-quatre ans. Après des années de vie dissolue dans les clubs de Rome, il rentre au pays pour se ranger. C'est un playboy désenchanté, un homme dur en apparence qui dissimule un c?ur d'artichaut. Sa dernière conquête l'abandonne alors qu'il annonce leur mariage à sa mère. Flora est la professeure d'italien du collège d'Ischiano. C'est une jeune femme fragile et introvertie. Malgré le fort contraste qu'offre leur couple, elle tombe amoureuse de Graziano. Mais l'amour peut-il exister dans ce monde terne, habité par la trivialité et la violence ? La fatalité, incarnée dans la chaleur, les moustiques et les tempêtes de pluie de la Toscane, n'aura-t-elle pas raison de tous ? C'est la question lancinante qui court dans ce roman fiévreux, à l'écriture enlevée, à la langue crue, que la traduction de Myriem Bouzaher restitue avec art. Et je t'emmène est peut-être le plus beau et le plus dur des romans d'Ammaniti. Une foule de personnages truculents peuple cette comédie tourbillonnante, qui nous mène du burlesque au drame. Des " imbéciles ", des " cons "? : les anti-héros d'une comédie humaine caractéristique du courant littéraire des " cannibales ".
Italie, été 1978. L?été le plus chaud du siècle. Dans un petit hameau de la région des Pouilles, alors que leurs parents s?enferment toute la journée pour se protéger des assauts du soleil, un groupe d?enfants en vadrouille s?amuse dehors, jouant à se donner des gages. Au cours d?un de ces jeux, dans une maison abandonnée, Michele tombe accidentellement dans un trou pratiqué dans le sol. Le petit garçon de neuf ans fait alors une découverte sinistre qui va bouleverser sa vie: il se retrouve nez à nez avec un enfant nu, à l?air malade et faible, enchaîné là comme un animal. Des milliers de questions et de craintes assaillent le petit Michele. Pourtant, il ne dit rien à personne et organise en secret des expéditions solitaires pour rendre visite au prisonnier mystérieux et le nourrir. Coup de théâtre, Michele finit par découvrir que ses propres parents, aidés de leurs amis, ont kidnappé cet enfant dans un but terrible? Cette révélation va changer pour toujours sa vision des adultes.
A l?occasion de la plus décadente fête du siècle, organisée par un magnat de l?immobilier, un écrivain narcissique en mal d?inspiration, bloqué depuis trois ans au chapitre deux de son nouveau roman, va croiser le chemin d?une minable secte satanique, baptisée: Les Enragés d?Abaddon et décidée à sacrifier une chanteuse pop pour s?ériger sur l?autel de la célébrité. Au programme de la fête: un triple safari avec chasse au lion, au renard et au tigre, où est convié tout ce que Rome peut compter en VIP. Chirurgiens plastique, acteurs, mannequins, avant-centres, journalistes s?y rendent, leur ego en bandoulière. Mais très vite la fable prend des allures apocalyptiques, et plus aucun des personnages n?est à la place où il devrait être. Dans cette comédie sociale grinçante, qui n?est pas seulement un récit hilarant, mais également un portrait de l?Italie contemporaine loin de ses clichés touristiques, Ammaniti nous dévoile l?autre face cachée de Rome, vérolée de superficialité et de vulgarité, où le grotesque de la médiatisation est stigmatisé comme l'un des nouveaux maux du XXIe siècle.
« Un jour de janvier de l'an1941un soldat allemand marchaitdans le quartier de San Lorenzo à Rome. Il savait en tout 4 mots d'italienet du monde ne savait que peu de chose ou rien. Son prénom était Gunther. Son nom de famille demeure inconnu. » Dans cette fresque à la fois historique et populaire, Elsa Morante fait revivre à travers l'histoire d'Useppe, fruit d'un viol commis par un soldat allemand ivre, et de sa mère, les horreurs de la guerre, cet « interminable assassinat ». Née en 1912, Elsa Morante a vécu à Rome. Elle publie son premier recueil de nouvelles, Il Gioco segreto en 1941. Il contenait un certain nombre de nouvelles qui font partie du Châle andalou. Son roman, Mensonge et sortilège, a remporté le prix Viareggio en 1948 et l'a révélée au grand public. Le prix Strega lui a été décerné pour L'Île d'Arturo en 1957. Elle est décédée le 25 novembre 1985.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
«L'infirmière lui prit le menton dans sa main, exactement comme on fait avec les enfants, quand on les interroge sur ce qu'ils désirent, et demanda : "Ainsi, si je venais cette nuit... cela te ferait plaisir ?"Luca leva les yeux vers elle et : "Bien sûr, répondit-il avec simplicité, bien sûr que cela me ferait plaisir."Droite et immobile, elle le couvait de ses yeux brillants, de ses yeux si jeunes et si différents des vieilles et froides paupières brûlées par le collyre, à travers lesquelles ils scintillaient. Puis, d'un ton prometteur, magnanime et maternel, elle annonça : "Eh bien... si vraiment ça te fait plaisir... Je viendrai."»