Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Arabie Saoudite. De l'influence à la décadence
Amir-Aslani Ardavan
ARCHIPEL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782809821864
Depuis le début du règne des Saoud, en 1932, l'Arabie Saoudite s'est taillée un fief dans le sang, bénéficiant du soutien des Occidentaux qu'elle abreuve d'or noir. Ne possède-t-elle pas un quart des réserves mondiales de pétrole ? Cette dynastie tire son pouvoir d'un pacte vieux de deux siècles entre un prédicateur wahhabite et un émir. Alliance du sabre et du turban qui assura son hégémonie sur la péninsule et sur les lieux saints, permettant au courant le plus conservateur et sectaire de l'islam de diffuser sa pensée dans l'ensemble du monde arabomusulman ? et au-delà. Or, dans cette monarchie absolue, le Coran constitue la seule source du droit et nourrit un corps de doctrine rétrograde qui méprise la femme, l'étranger, la culture et, bien entendu, la modernité. Mais, depuis 2013, le pays pâtit d'une baisse des cours du pétrole qui menace de faire s'effondrer ce colossal édifice. Ses alliés historiques jugent de plus en plus sévèrement ses liens troubles avec le terrorisme islamiste. Confronté à la désaffection croissante des Etats-Unis et au retour de l'Iran sur la scène diplomatique, le régime échappera-t-il à l'implosion ? Si ce colosse aux pieds d'argile finit par s'effondrer, la face du Moyen-Orient, de l'Islam et même du monde en sera à coup sûr transformée, pas forcément pour le pire.
Résumé : Alors que 2023 commémore le centenaire de la fondation de la République de Turquie, le géopoliticien Ardan Amir-Aslani analyse les enjeux et défis qui attendent la Turquie contemporaine, en retraçant ses évolutions de la révolution d'Atatürk jusqu'aux réformes autoritaires d'Erdogan. Un rôle géopolitique stratégique Au carrefour de plusieurs nations, cultures, continents, tiraillée entre un passé idéalisé et l'ouverture vers la modernité et la mondialisation, la Turquie est une nation complexe, difficile à appréhender, trop souvent victime de stéréotypes. Dépasser les apparences, comprendre sadouble histoire, sa double culture musulmane et chrétienne, occidentale et orientale, autoritaire et contestataire : telle est l'ambition de cet essai. L'ex-" homme malade de l'Europe " a succombé à la dérive autoritaire et à la tentation d'un nouveau califat ottoman. La Turquie, dont Erdogan rêvait de faire la 10e économie mondiale, subit la crise de plein fouet. Tout à son fantasme de gloire impériale et marqué par une idéologie mêlant néo-ottomanisme et panturquisme, il dirige un pays dont près d'un habitant sur trois ne mange pas à sa faim. La Turquie jeune et rebelle, qui s'est mobilisée à Gezi en 2013, a-t-elle été véritablement muselée par le pouvoir ? Ne menace-t-elle pas de se réveiller plus violemment encore ? La guerre en Ukraine, qui lui a conféré un nouveau statut d'intermédiaire entre Russie et Occident, lui sera-t-elle bénéfique ? En 2023, la Turquie fêtera le centenaire de la fondation de sa République par Mustafa Kemal " Atatürk ". Ce sera aussi l'année d'une élection présidentielle cruciale et difficile pour Erdogan, au pouvoir depuis plus de vingt ans. Quel bilan laissera-t-il s'il échoue ? Aura-t-il su donner à son pays les armes nécessaires pour affronter l'avenir ?
Les crises de ce début de siècle, et celles que nous essuyons encore (conflits, crise sanitaire, etc.), redessinent la carte géopolitique. Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de géopolitique, analyse ces enjeux cruciaux pour un monde en pleine transition. Quelle carte pour le monde du XXIe siècle ? Si le XXe siècle a été le siècle des excès et celui de l'affrontement de deux idéologies dominantes, démocratie et capitalisme contre dictatures fascistes et communistes, le XXIe siècle a d'ores et déjà fait voler ce clivage en éclats, révélant de nouveaux enjeux déterminants pour l'avenir de l'humanité. Le nouveau siècle sera celui de la résolution d'interminables conflits - israélo-palestinien, indo-pakistanais - où la domination d'un territoire est devenue la condition sine qua non de l'existence d'un Etat. Celui d'une guerre idéologique entre Orient et Occident, mais aussi d'une guerre au sein de l'Islam entre sunnites et chiites. Celui d'une résurrection des grands empires - turc, iranien, russe, chinois - et de nouvelles influences régionales et mondiales. Sera-t-il le siècle du basculement ? d'un glissement du modèle démocratique dominant vers des régimes autoritaires ou des " démocratures " ? Verra-t-il l'émergence de nouveaux modèles de société plus justes, ou au contraire la résurgence d'anciennes puissances impérialistes adaptées à la modernité ? Catalyseur de tous ces questionnements, la crise de la Covid-19 semble déjà placer l'humanité face à ces nouveaux défis.
Et si au lieu de la démocratie, les printemps arabes ouvraient la voie à des régimes islamistes? Le fait religieux est au coeur des grandes problématiques de notre siècle et oriente les décisions politiques. Il conditionne les choix et le devenir de millions d'hommes et de femmes. La chute du mur de Berlin avait suscité l'espoir d'un monde nouveau. Après les attentats du 11 Septembre, c'est maintenant au nom du religieux que les combats sont menés. Ainsi le Tea Party ou la droite religieuse donnent le ton de la campagne présidentielle aux Etats-Unis; l'Europe, au nom de ses racines chrétiennes, s'interroge sur son identité; dans un contexte de montée de l'extrême droite et des populismes, le débat sur le port de la burqa ou sur les prières de rue pose la question de l'immigration et de la place de l'islam en France et en Occident; les clivages sunnites/chiites s'expriment dans les rapports entre l'Iran et ses voisins, dans le leadership du Proche-Orient; l'Afrique est devenue terre de prosélytisme et d'influence politique, en témoigne l'action des évangélistes au Soudan; l'Eglise orthodoxe russe apparaît comme une puissance au service du pouvoir; la société israélienne se déchire entre religieux et laïcs; dans le monde indo-asiatique, les tensions régionales ou intérieures sont justifiées par la religion comme en Inde, au Tibet ou au Cachemire. Un livre qui suggère les nouveaux défis et enjeux auxquels seront confrontés citoyens et dirigeants de tous les Etats. Des analyses percutantes, un point de vue précurseur.
A la veille des élections présidentielles iraniennes de juin 2013, tout permet de croire à un revirement spectaculaire des relations entre l'Iran et les Etats - Unis. Un revirement préparé de longue date, il est vrai, par Barack Obama, le président américain qui a su rétablir un dialogue direct avec l'Etat persan après des années de bannissement pratiqué par son prédécesseur, George W. Bush. Que la majorité des Iraniens aspirent à la sécularisation de leur régime politique ne suffit pas à expliquer le renouveau diplomatique qui se profile. Le temps semble venu, en effet, de mettre fin aux préjugés occidentaux qui pèsent sur l'essence même de l'iranité depuis l'avènement de la Révolution islamique en 1979. A commencer par l'erreur grossière qui consiste à assimiler l'échéance de juin prochain à un nouveau " printemps arabe ". Ainsi prendra - t - on toute la mesure du fossé qui sépare cette société de haute culture et de grande modernité des Etats qui l'entourent. Au chiisme éclairé des Persans, à vocation strictement spirituelle, s'oppose radicalement le sunnisme des pétromonarchies voisines qui prônent et exportent le Djihad. D'où le rôle éminent que l'Iran est amené à jouer, plus que jamais, dans cette région du monde... Dans ce captivant dessous des cartes, Ardavan Amir - Aslani, expert géopolitique et spécialiste de l'Iran, aborde toutes les questions cruciales en suspens (dossier nucléaire, relations Iran - Israël, visées chinoises, etc.) et révèle la source historique d'un profond malentendu.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
Vignol Baptiste ; Béart Eve ; Kotelnikoff-Béart La
De Guy Béart, quelles images reste-t-il en 2015 ? Celle d?un guitariste bousculé par Serge Gainsbourg dans l?émission "Apostrophes", la chanson "L?Eau vive" ou encore le fait d?être le père d?Emmanuelle Béart ? Pourtant, Guy Béart a marqué le panorama musical français. Disparu à 85 ans le 16 septembre 2015, ce chanteur demeure l?un des rares auteurs-compositeurs-interprètes à avoir échangé d?égal à égal avec Brassens, Brel ou Barbara. Ami d?Aragon, Pompidou, il présente à la télévision l?émission "Bienvenue" de 1966 à 1972. Homme discret, il a influencé des artistes tels Alain Souchon, Françoise Hardy, Henri Salvador, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier. Tour à tour tendre ("L?Eau Vive"), amoureux ("Qu?on est bien"), polémiste ("La Vérité"), utopiste ("Les Couleurs du temps"), nostalgique ("Il n?y a plus d?après"), il a produit une oeuvre considérable au charme particulier. Volontiers solitaire, celui qui ne voulait être que le troubadour anonyme du XXe siècle n?a jamais cessé d?être un homme libre. Il est considéré comme l?un des plus talentueux mélodistes de sa génération.
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Il a connu la notoriété pour l'aide apportée aux femmes victimes d'abus sexuels durant les guerres en cours dans l'Est du Congo. Il a réchappé à de nombreuses tentatives d'assassinats, dont la dernière en 2014. Et, s'il côtoie des célébrités, il a aussi de très dangereux ennemis : la vie de Denis Mukwege est toujours menacée. C'est en découvrant les difficultés rencontrées au Congo par les femmes enceintes pour accéder à des soins adaptés que le Dr Mukwege trouva sa vocation. Depuis, il a fondé son propre hôpital, où il soigne les femmes victimes de violences sexuelles. En dépit des menaces qu'il reçoit, Denis Mukwege continue à se battre pour ces femmes. Pour raconter leur histoire, et la sienne.