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Journal
Amiens Jean Colin d' ; Vincent Guillier
HEROS LIMITE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782889550630
Le 27 juin 1959, Jean Colin mourait à Amiens à l'âge de trente-deux ans, victime d'une paralysie générale. Sa maladie, qui devait durer trois ans, l'avait contraint d'abandonner ses pinceaux. Depuis 1947, en marge de sa peinture, Jean Colin notait ses réflexions quotidiennes sur de petits carnets de toile noire qu'il portait toujours sur lui. Ce journal est ainsi devenu le prolongement de son oeuvre picturale, le peintre devenant peu à peu écrivain. Jean Colin ne nous serait pas connu sans sa famille et les amis qui l'entourèrent. Joseph Czapski est sans doute celui qui a le plus aidé Jean Colin et continua de le faire connaître après sa disparition. "Aux qualités d'émotion qui rendent bouleversant ce journal intime d'un homme qui voit venir la mort et espère toujours guérir s'ajoute la solidité d'une oeuvre unique, picturale ou littéraire. C'est pourquoi l'itinéraire intérieur de Jean Colin s'inscrit dans une vision du monde qui rappelle un peu celle de Rilke. Où donc le vers de Rilke : "Le beau, le degré du Terrible qu'encore nous supportons" serait-il mieux à sa place qu'ici, dans une vie consacrée à désirer le monde et à le chanter parmi les souffrances de la maladie et la présence de la mort ? " (Paul Flamand)
Au tournant des dix-neuvièmes et vingtième siècles, l?intérêt pour l?occultisme dans les cercles artistiques parisiens allait croissant. Diverses recherches ont clairement montré que Picasso lui-même, peu de temps après son arrivée dans la capitale française, et sous l?influence de son cercle d?amis, s?est également plongé dans cette atmosphère. Les Demoiselles d?Avignon, un tableau de 1907, mais qui attendra dix ans avant d?être exposé, a fait l?objet au fil des années de recherches approfondies et de multiples spéculations. Qu?a voulu représenter le jeune Picasso dans cette peinture aux allures grotesques ? Qu?a-t-il voulu exprimer ? Et pourquoi a-t-il consacré autant d?esquisses et d?études à cette toile avant d?y mettre la dernière main ? Quelle est l?origine de son titre ? Et pourquoi Picasso a-t-il dissimulé cette toile aussi longtemps ? Autant de questions restées sans réponse. Picasso lui-même est toujours resté évasif sur le sens réel de cette oeuvre maîtresse, et ses quelques confidences plus tardives n?ont fait qu?épaissir le mystère. Même ses amis les plus proches, pourtant bien placés pour connaître le fond des choses, ont gardé le silence. S?agit-il d?une scène de bordel ? Faut-il chercher l?explication dans une influence de la sculpture africaine ? S?agit-il d?exorcisme ? Après avoir passé en revue ces diverses pistes, Marijo Ariëns-Volker a préféré privilégier une tout autre approche. Sa conviction est que Picasso a acquis, avec l?aide de son premier cercle, une excellente connaissance de l?occultisme, parvenant à en saisir les multiples facettes, allant jusqu?à se laisser inspirer par l?alchimie, le tarot et la Kabbale. Cette approche permet à l?auteure, au terme d?une passionnante enquête qui nous entraîne au coeur des salons parisiens, d?échafauder une interprétation résolument nouvelle des Demoiselles d?Avignon. Après avoir expliqué la signification de chacun des éléments du tableau, elle a pu établir qu?il s?agit en réalité d?une métaphore de l?artiste en Créateur.
Résumé : Société bloquée pour les uns, exception pour les autres, les discours sur la société française se résument parfois à opposer ces deux visions caricaturales. Se démarquant de ces jugements tranchés, l'ouvrage revient à une grille de lecture sociologique raisonnée développant cinq problématiques fondamentales : le changement social et culturel ainsi que ses implications en matière de démographie et d'évolution des modèles familiaux ; le lien social qui semble menacé par les effets de l'individualisme pratique comme le montrent les difficultés du système éducatif ; les évolutions de la stratification et de la mobilité sociales alors que se renforcent de multiples mécanismes d'exclusion ; la persistance du travail comme facteur intégrateur, dans l'entreprise comme dans les actions collectives ; l'ambivalence du retour en grâce de la nation qui doit être clarifiée pour dynamiser ce projet collectif auquel on donne en France le beau nom de République. Les réponses argumentées des auteurs aux 15 questions clés identifiées présentent pour chaque thème : les faits (indicateurs, tendances), les analyses (concepts, principaux courants de la sociologie contemporaine) et les débats (enjeux, perspectives). Cette approche plurielle et riche dresse un panorama complet de la société française et de ses évolutions depuis trente ans.
Amiens Anne-Sophie d' ; Exelmans Christl ; Garraul
Résumé : Toute l'année, cet agenda vous accompagne pour une année créative : découvrez 12 créations à coudre au fil des mois et des saisons. Progressez grâce aux projets thématiques qui vont du plus simple au plus avancé et correspondent à l'époque de l'année : des rideaux pour commencer, en passant par un maillot de bain estival, à la fin d'année avec des accessoires chauds et des cadeaux de Noël.
L'écriture de Michel Falempin pourrait se caractériser comme une "? introversion ? " littéraire, à savoir une écriture toujours consciente de sa forme, autant que de sa lecture et de ses effets. Une écriture qui se situerait donc toujours déjà par rapport à du texte, et à la clôture propre de son univers littéral. Dans cet univers clôt, la syntaxe et la grammaire concourent à produire un mécanisme de langage d'une précision inouïe, jusqu'à sa nécessaire prise de conscience par le lecteur.
Talking (Parler) est le livre qui marque un tournant décisif dans la réflexion poétique de David Antin. Rompant avec les poèmes de ses débuts, il inaugure les pièces qui feront de David Antin l'un des poètes les plus singuliers de sa génération. En 1972, Antin imagine ses "? talk pieces ? ", parfois appelées "? talk poems ? ", en réécoutant sur son autoradio l'enregistrement d'une conférence ("? talk ? ") qu'il vient de donner à des étudiants d'art à Pomona. La retranscription de cette conférence, sans capitales, virgules ni points, mais ponctuée par de simples espaces plus grands qu'il emploiera chaque fois que sur la bande il s'entendra respirer, devient le premier des talk poems ? : "? talking at pomona ? ", publié dans ce livre charnière qu'est Talking. Aux côtés de ce tout premier "? poème parlé? " sont publiées d'autres pièces proches de l'art conceptuel amércain, poème-journal et pièces improvisées au magnétophone (en privé dans une premier temps), qui rassemblent sans hiérarchie tout ce que l'acte de parler convoque ? : anecdotes, hésitations, exemples, divagations, silences, plaisanteries, méditations... Autant d'éléments qui laissent affluer de façon plus ou moins directe des questions philosophiques, littéraires, politiques, artistiques ou sociales. Car la pensée, pour Antin, est inséparable de la parole. Parler, c'est dialoguer avec une idée, c'est offrir au discours un espace critique et une marge de manoeuvre. Il importe ensuite de trouver une forme pour transposer ce dire à l'écrit. Pour ce faire, David Antin opère toute une série de décisions typographiques qui donnent à ses textes une dimension visuelle remarquable. Plus proches d'un d'enregistrement que d'une partition, c'est pourtant à l'oeil que ces enregistrements s'adressent en premier. S'il n'y a plus ni capitale ni ponctuation -? si ce n'est parfois d'occasionnels points d'interrogation -, les espaces-respirations qui rythment le texte matérialisent ce "? discours interrompable ? " qu'Antin appelle de ses voeux en conclusion de l'un de ses poèmes.
Résumé : Lorsque je me mets en route, je n'ai aucune spécialité, je suis dilettante en tout ; j'aime la musique sans être véritablement musicologue, je fais des photographies sans être photographe, et j'écris de temps en temps sans être véritablement écrivain. Je crois que si je devais me prévaloir d'une spécialité, j'opterais pour celle de voyageur. Etre l'oeil ou l'esprit qui se promène, observe, compare et ensuite relate, une sorte de témoin.
Résumé : Dix chevaux-vapeur n'est pas seulement une attaque contre la déshumanisation du travail à la chaîne chez Citröen et l'exploitation du tiers-monde (plantations de caoutchouc), c'est une réflexion inquiète sur l'avènement de l'automobile, le règne de la vitesse imbécile. La bagnole, écrit Ehrenbourg, "? déchiquette la chair, aveugle les yeux, ronge les poumons, fait perdre la raison. Enfin, la voilà qui s'échappe par une porte pour entrer dans le monde. Sur l'heure, elle débarrasse son pseudo-propriétaire de l'archaïque repos. Le lilas se fane. (...) L'automobile, laconiquement, écrase les piétons. (...) On ne l'accuse de rien. Sa conscience est aussi pure que celle de M. ? Citroën. Elle n'accomplit que sa mission : elle est appelée à exterminer les hommes. ? "