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Le découpage au cinéma
Amiel Vincent ; Mouëllic Gilles ; Moure José
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753549920
Le découpage en plans, qui est considéré aujourd'hui comme le fondement de l'art cinématographique, en est paradoxalement l'un des éléments les moins étudiés. Alors que le montage a focalisé depuis longtemps l'attention des théoriciens du cinéma ; et que l'histoire et la pratique en ont été amplement interrogées, on s'est rarement penché sur la question du découpage. Sauf à le considérer précisément comme le repoussoir figé de cette opération nettement plus créative que serait le montage. Ainsi on l'associe la plupart du temps au cinéma classique, sans lui accorder d'ailleurs plus d'importance que cela dans le geste poétique, alors que le montage est associé à une certaine modernité du cinéma, à l'intérieur de laquelle il est identifié comme l'un des ressorts créatifs majeurs. Quelle a été la pratique du découpage, son lien avec le scénario, avec la mise en scène, avec le montage ? Quelle part peut-on lui attribuer dans la construction du film ; et dans quelles cinématographies ? Quelle est la persistance actuelle du découpage, et sous quelle forme ? Telles sont les questions auxquelles essaie de répondre cet ouvrage. Histoire du cinéma, histoire des théories, esthétique, histoire des formes et histoire culturelle sont ici convoquées afin d'interroger et de reconstruire cette notion dont la délimitation même (pour ne pas parler de définition) demande à être reconsidérée.
L'ouvrage traite le programme de cinéma de l'agrégation interne de Lettres classiques et modernes (session 2007). Cet ouvrage entend rendre accessibles à tous des méthodes d'analyse filmique indispensables à une bonne préparation au concours. C'est dans cette perspective que sera abordée l'étude de l'oeuvre dans l'esprit des compétences et des connaissances que le jury est en droit d'attendre dans le cadre d'un concours littéraire.
Au royaume du cinéma, toutes les histoires commencent par un clap. Chef opérateur, éclairagiste, cadreur, régisseur, scripte, accessoiriste, ingénieur du son, perchiste, machiniste, responsable des effets spéciaux... Autant de noms que le générique de fin défile en un long hommage. Artisans, techniciens et artistes unissent leur savoir-faire et leur passion pour composer une ?uvre : le film.De l'autre côté du miroir, sur le plateau ou dans la salle de montage, Vincent Amiel découvre les coulisses du cinéma en train de se faire.
L'objet de cette étude est double : d'une part mettre en perspective les images de Lancelot du lac de Robert Bresson et celles qui ont traité du même cycle arthurien, des enluminures médiévales au cinéma hollywoodien, d'autre part tenter de situer les innovations poétiques et formelles de ce film dans son temps, dans le contexte du cinéma contemporain. Approche iconographique et esthétique, l'étude du film met en avant l'extrême rigueur formelle de Robert Bresson, et la beauté rare de ses choix de montage. Une analyse des rythmes, des répétitions, des mouvements propres au "cinématographe" de Bresson voisine ici avec une réflexion sur les thèmes des récits de la Table ronde, et la tragédie d'un monde qui disparaît dans un désordre parfaitement mis en forme.
Associer des images en un certain ordre, les agencer selon un certain rythme, créer des ruptures ou des continuités, tel est l'art du montage. L'auteur trace un captivant panorama des différentes conceptions du montage tout au long de l'histoire du cinéma et propose une analyse de cette technique au coeur de nombreux domaines de représentations audio-visuelles. A travers de multiples exemples de montage de films, notamment ceux d'Orson Welles, de Maurice Pialat ou encore de Martin Scorsese, il montre en quoi l'évolution des techniques et des pratiques de montage influe naturellement sur l'esthétique des films.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni