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La parole à la télévision. Les dispositifs des talk-shows
Amey Patrick
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296102118
Depuis la fin des années 1980, un foisonnement d'émissions de parole a vu le jour dans le paysage audiovisuel français : reality- shows, débats avec participation du public et toute la déclinaison des talk-shows sont autant de scènes de représentation qui sollicitent des registres de parole et des imaginaires sociaux distincts. Espaces de médiation, de sociabilité, de confessions intimes ou de délibération, ces émissions de parole ont toutefois un point commun : elles sont configurées par des dispositifs télévisuels qui cadrent les échanges, agencent la scénographie des plateaux et attribuent des postures énonciatives aux acteurs. Comment ont évolué alors les mises en scène de ces émissions et quels sont les contextes sociaux et politiques dans lesquels elles se sont inscrites ? Qu'est-ce qui les distingue et quelle filiation les unit ? Convoquant une sociologie de la télévision et une analyse du discours télévisuel, cet ouvrage propose des éléments de réponse à ces questions. Construisant un cadre théorique apte à rendre compte de la configuration matérielle, discursive et symbolique des scènes de parole, l'auteur applique ce cadre à un corpus d'émissions emblématiques des mouvements de programmation ayant traversé le PAF (Droit de réponse, Du fer dans les épinards, Ça se discute, Tout le monde en parle, Le Grand Journal, etc.). Une mise en perspective historique permet alors de retracer l'évolution du statut assumé par la télévision. Celle-ci, tout en ouvrant son espace de parole aux profanes, est devenue, au fil des ans, interlocutrice, médiatrice, instance d'intervention et enfin " performeur " dans des shows de parole aux partitions prévisibles.
Les productions symboliques n'ont pas toujours eu le statut d'art et on a dénié ce statut aux oeuvres modernes et contemporaines; aujourd'hui, outre quelques réticences nostalgiques, l'art assimile quantité de pratiques et de formes qu'on ne reconnaissait pas sous son nom. L'autorité discriminante légiférait sous les noms d'académie, d'art ou d'esthétique philosophique. s'appuyant sur des critères idéaux de perfection émanant de l'esprit. Désormais, avec la faillite des tutelles supérieures, les notions d'art et d'oeuvre ont perdu leur pertinence de verdict; les définitions et critères se sont délités. De nouveaux paradigmes ont brisé la gangue normative en libérant les potentialités productives; de nouvelles technicités et des matériaux inusités ont transformé la configuration des oeuvres et les formes de sensibilité esthétique. L'art est en pleine mutation quant à ses modes de production. de présentation et d'usage. Les médias audiovisuels ont colonisé les affects dans un climat culturel où s'entrecroisent le design, la publicité. la mode, etc. et dans cette dispersion esthétique, l'art cherche ses marques dissensuelles; par ailleurs une subculture prolifique inscrit ses actions dans le champ réservé de la culture. L'art n'est pas en crise, il est, juste conduit à dédramatiser sa fonction, cela sans gravité niais en réaménageant les espaces et les temps ordinaires. Les textes ici réunis tentent une réflexion sur la constitution de ce qu'on appelle oeuvre d'art. sa transformation et sa défection. Biographie de l'auteur Claude Amey est professeur au département d'Etudes théâtrales de l'UFR Arts. Philosophie et Esthétique de l'université de Paris 8. Ses derniers livres: T. Kantor. theatrum litteralis, L'Harmattan, 2002: Mémoire archaïque de l'art contemporain. L'Harmattan. 2003.
Tadeusz Kantor est mort en 1990. Son uvre théâtrale notamment, mais picturale aussi, couvre la seconde moitié du siècle, et peut être associée à ce qu'il y a de plus décisif dans l'art contemporain. L'activité artistique de Kantor est inséparable des conditions de la guerre, débutant sous la double occupation nazie et stalinienne de la Pologne. Son art a éprouvé la clandestinité, mais au-delà de l'oppression, jusque dans ses fondements il s'est voulu clandestin, opposé à la légalité du théâtre. Tout ceci fait du théâtre de Kantor non un art daté, mais une expérience exemplaire.
Quel est le sens de la relation entre acteurs politiques, journalistes ou professionnels du divertissement dans les divers programmes proposés aujourd'hui aux téléspectateurs? Peut-on se contenter d'opposer le sérieux et la profondeur de certaines émissions à la légèreté des talk-shows? A quels types de transformation de l'activité politique, de la télévision ou des attentes des téléspectateurs renvoient l'existence et le succès de ces programmes?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.