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Le Voyage de Hölderlin en France. L'adieu à la raison
Amette Jacques-Pierre
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246447313
En décembre 1801, le poète allemand Frédéric Hölderlin quitte le sud de l'Allemagne pour se rendre à Bordeaux chez le consul Meyer. Il a trente et un ans, il est célèbre. Lorsqu'il revient en Allemagne, en juillet 1802, c'est un homme méconnaissable, qui va s'enfoncer dans la folie, jusqu'à sa mort en 1843. Que s'est-il donc passé au cours de ce voyage capital ? Sans doute une grande désillusion politique, puisque la France de la Révolution devient, sous ses yeux, un pays remis en ordre par le Premier consul Bonaparte. La mort aussi de Suzette Gontard, l'amour de sa vie, ainsi que l'éloignement de ses deux meilleurs amis, Hegel et Schelling. Que reste-t-il ? Un homme seul qui traverse l'Auvergne, à pied, dans la neige. "J'ai pris quelques libertés en écrivant ce récit de voyage", précise Jacques-Pierre Amette, "notamment celle d'inventer une jeune femme amoureuse, cette Suzanne que j'ai faite lingère, à l'Hôtel du Commerce à Lyon... Simplement, avec ferveur, ai-je voulu comprendre l'incomparable, et en écrivant un voyage qui fut, pour lui, son adieu à la raison, vivre plus intimement avec lui". .
Paul est envoyé à Rome par son journal au moment de l?agonie du pape Jean-Paul II pour écrire un papier « d?ambiance ». Lui, qui ne connaît rien au catholicisme, se sent piégé par sa rédaction. Il se rend dans les églises, les quartiers populaires, il est troublé par la beauté des femmes? et découragé par l?ampleur de sa tâche journalistique Un an plus tôt, Paul avait passé un séjour enchanteur à Rome avec Constance, la femme qu?il aime. Elle le rejoint mais quelque chose d?imperceptible a changé en elle. Leur relation se délite au fil des jours, elle finit par lui avouer qu?elle ne l?aime plus et le quitte. Il s?accroche à son papier, hésitant entre plusieurs styles et opte pour des métaphores grandioses. Des images sexuelles obsédantes de Constance ne cessent de le poursuivre. Son article est refusé sans ménagement, il est tétanisé. Paul a cru faire du journalisme, il a cru aimer, mais tout était faux. Il décide de rester à Rome. Un superbe roman où s?entrelacent Rome et une histoire personnelle, comme si l?une se nourrissait de l?autre, comme si la beauté d?une ville répondait à celle d?une femme.
AppassionataStadenhoffer est un pianiste de renommée mondiale. Il boit des tisanes, étudie Beethoven et veille à ce que Liza, sa compagne, repasse correctement ses cols de chemises. Cette douillette célébrité va être troublée, une nuit, par l'arrivée de Thomas. Qui est-il ? Le plus brillant, le plus caustique, le plus virulent de ses élèves. Et l'amoureux de Liza. Thomas vient avec une idée en tête : «casser la baraque».Mais au fil des répliques, l'ambition rancunière de Thomas va se trouver détournée. À ce jeu de la vérité, les heures passent et il ne restera rien de ce qui était prémédité.Passions secrètes, crimes d'avrilUn jour, Tom a quitté la France et planté là sa famille. À New York, il a joué la nuit au bridge, au black jack, et il a gagné beaucoup d'argent. Il a connu un partenaire antillais. Et puis, un soir, il y a eu un «accident». Tom a-t-il été dénoncé ? a-t-il réellement triché ? volé de l'argent ? Toujours est-il qu'il est obligé de venir se cacher en France, dans sa famille. Et son père, Conrad, reconnaît mal ce Tom. Qui est-il ? un tricheur définitif ? ou, au contraire, un homme délivré de tout péché ? Sa présence déséquilibre ceux qui sont autour de lui, et surtout Nora, la jeune maîtresse de Conrad, comme si la trahison était dans l'air.Maintenant, il doit payer.
Vous l'avez vu, le tableau? Ce tremblé gris, noirâtre, ces collines mal faites. Ces couches de vernis... J'ai fait pas mal de musées, mais ça, ça dépasse tout. Il paraît que le conservateur, ce Chalbin, est un type pas très net."
Plus qu'un simple polar, c'est au coeur d'une enquête dans le Paris du XIIIe arrondissement, ses immeubles délabrés, ses restaurants asiatiques et ses bords de Seine que nous plonge le roman de Jacques Pierre Amette. Mais aussi dans la nuit des souvenirs d'un flic décalé, lancé sur la piste des assassins de son ex-maîtresse, une prostituée qu'il a trop (et mal) aimée. Jonglant avec les codes du genre, l'auteur de La Maîtresse de Brecht, prix Goncourt 2003, restitue l'atmosphère poisseuse de Chinatown avec la sombre acuité d'un Simenon. Biographie de l'auteur Romancier et auteur dramatique, Jacques-Pierre Amette a reçu en 2003 le prix Goncourt pour La Maîtresse de Brecht, traduit en plus de vingt pays.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...