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A Woman's Voice is Revolution
Amer Ghada ; Paukner Hélia ; Dagen Philippe ; Bouv
DILECTA
35,00 €
Épuisé
EAN :9782373721638
Coédition Dilecta / Mucem Langues : français / anglais Exposition monographique dans le bâtiment GHR du Mucem du 1er décembre 2022 au 16 avril 2023, expositions dans le même temps à la Vieille Charité et au FRAC, Marseille Co-commissaires et co-directeurs d'ouvrage : Hélia Paukner et Philippe Dagen L'exposition "Ghada Amer" est la première rétrospective de l'artiste en France. Née au Caire en 1963, Ghada Amer emménage à Nice en 1974 avec ses parents. Quelque dix ans plus tard, elle s'y forme à la Villa Arson avant de rejoindre l'Institut des hautes études en arts plastiques à Paris. Révoltée par la difficulté de s'affirmer comme peintre dans les années 1980 et a fortiori comme femme peintre, Ghada Amer élabore une oeuvre de toiles et d'installations brodées ainsi que de sculptures et de jardins, à travers lesquels la peinture s'affirme progressivement. En 1999, elle est invitée par Harald Szeemann à exposer à la Biennale de Venise, où elle reçoit le prix UNESCO. Depuis 1996, elle vit et travaille à New York. Dans trois lieux marseillais, la rétrospective réunit les différents modes d'expression plastique de l'artiste franco-égyptienne, depuis ses débuts jusqu'à ses créations les plus récentes. Au Mucem (fort Saint-Jean, GHR), le parcours transculturel et international de l'artiste sera mis en lumière. L'Orient, sa perception par l'Occident, la traductibilité d'une culture dans une autre, la religion, la condition féminine, l'actualité : autant de thèmes dont Ghada Amer livre une vision personnelle, engagée et nuancée, s'affirmant comme une des grandes voix des débats actuels sur les enjeux postcoloniaux de la création. En regard, une sculpture-jardin sera créée en extérieur, au fort Saint-Jean. Des photographies inédites de l'oeuvre produite seront intégrées à l'ouvrage. Au FRAC PACA La question de la femme transcende pour Ghada Amer celle de l'appartenance culturelle ou religieuse. Résolument féministe, elle s'est emparée en peintre du médium traditionnellement féminin de la broderie. Entre hommage et revendication, ses toiles entrent en dialogue avec les maîtres d'une histoire de l'art trop longtemps dominée par les hommes. Au-delà, elles se développent sous le signe d'une puissance créatrice jubilatoire et d'un intérêt nouveau pour le portrait. A la chapelle de la Vieille Charité Par de passionnants transferts d'une technique à l'autre, les expérimentations picturales de Ghada Amer investissent le champ de la sculpture - à travers installations et sculptures paysagères, mais aussi à travers des oeuvres en céramique et en bronze récemment poussées dans le sens de la monumentalité. Le livre portera un même titre pour les trois lieux (même si les expositions auront trois titres différents).
Un texte, un acteur, une scène : ce triptyque classique du théâtre serait-il menacé par le numérique ? La scène théâtrale, lieu traditionnellement dédié à l'exploration humaine et à la représentation artistique, intègre désormais les technologies numériques. Ce mariage transforme non seulement les formats de représentation artistique, mais également les modalités de communication et d'interaction entre les théâtres publics, les acteurs et leurs publics. Cette approche renverse le schéma traditionnel : l'art devient un moyen de communication en soi et la stratégie de communication est repensée comme partie intégrante du processus créatif. Cet ouvrage démythifie l'utilisation du numérique dans les sphères artistiques et dans la communication du théâtre, mettant en avant tout son potentiel. L'auteure explore les profondeurs de la révolution numérique dans le domaine théâtral, étudie l'impact des technologies sur la communication des théâtres et révèle des stratégies innovantes que les théâtres publics pourraient adopter. Le numérique sert de passerelle, facilitant le développement des publics et rendant l'accès à la culture plus large et plus inclusif. Cette étude offre une vision prospective du théâtre à l'ère numérique, envisageant un avenir où art et technologie participent d'un même dialogue.
Le MO.CO. consacre une exposition à Kader Attia, l'un des artistes français les plus présents sur la scène internationale. L'ouvrage qui l'accompagne est un catalogue monographique sur cet artiste. Utilisant le dessin, la photographie, la vidéo, la sculpture ou l'installation au gré de chaque projet singulier, K. Attia interroge la société actuelle en donnant une grande part à la poésie et à l'induit, en s'attachant aux situations fragiles, aux peurs, aux traumatismes, au déracinement, aux espoirs de réparation. Le voyage tient également une place importante dans son histoire comme dans son travail, invoquant des cultures marginalisées comme des destins individuels. Pour l'exposition "Descente au Paradis", Kader Attia s'est inspiré de la géographie même du MO.CO., de son parcours du haut vers le bas, du ciel vers la terre et ses profondeurs, en proposant une réflexion sur la réparation et la transcendance qui interroge la notion de verticalité, comme mouvement vital et spirituel. Comme les plaies du passé irriguent les fractures du présent et juxtaposent les époques par un mouvement de va-et-vient, la spiritualité permet d'échapper à l'emprise de l'Histoire. A l'image de la pluie qui ravine et transforme, n'existe-t-il pas une élévation qui se joue dans un flux descendant ? Si les oeuvres de Kader Attia possèdent une portée philosophique et politique forte, Descente au Paradis témoigne également des préoccupations poétiques et esthétiques d'un artiste dont la recherche et la pensée se fondent dans une pratique où la forme et le fond fusionnent en un langage propre. Aux côtés d'oeuvres majeures de l'artiste, l'ouvrage présente des nouvelles oeuvres dont une installation immersive inédite, composée d'un film tourné dans le nord de la Thaïlande et d'une installation composée de bâtons de pluie.
Plusieurs catégories d'individus croisent notre chemin. Beaucoup s'en vont, d'autres restent et nous, nous continuons d'avancer en pensant à eux. Moi, je parle aux gens de votre passé. Des êtres qui ont fait partie de votre vie, ou celle des autres, et qui, à un moment donné, vous ont rencontrés d'une manière ou d'une autre. Je communique avec ceux qu'on ne voit plus. Si vous croyiez que la mort signifie la fin, alors je vous raconte l'après-mort selon mes expériences empiriques. Cet ouvrage est surtout un héritage à ma descendance. Si mon don leur est transmis, que les personnes autour d'elle soient à l'écoute. Il ne faut pas avoir peur d'en parler car moi j'ai souffert de devoir assumer toute seule cette expérience qui, somme toute, est assez effrayante pour un enfant".
Galvanisée par un contexte d'émergence d'un capitalisme financier dont les actionnaires, les investisseurs institutionnels et autres capital-risqueurs sont les personnages centraux, la thématique des dividendes suscite un réel intérêt. La rentabilisation du capital investi s'impose progressivement comme un impératif, du moins comme une nécessité. Soucieuses de conserver des fonds que la libéralisation financière empreint de volatilité, les sociétés françaises se soumettent à ce nouvel ordre, caractérisé d'abord dans les pays anglo-saxons. Depuis une dizaine d'années, les distributions de dividendes sont, à chaque exercice, plus copieuses. Cette tendance, impulsée par les sociétés du CAC 40, gagne désormais des émetteurs de moindre ampleur qui entretiennent souvent avec ces sociétés des liens financiers et industriels. Plus que jamais, l'élaboration d'un régime juridique des dividendes, qui n'a pas été entreprise jusqu'ici, apparaît d'une grande utilité. D'autant que le droit des sociétés, qui renferme l'essentiel des normes intéressant les dividendes, a été l'objet d'une réforme d'envergure (Ordonnance n° 2004-604 du 24 juin 2004, notamment) dont il est important de rendre compte. Les nouveautés qu'elle a pu apporter sont pourtant révélées n'être que des aménagements à quelques fondements du régime juridique des dividendes, ceux auxquels il est permis de déroger. Il apparaîtra que les dividendes demeurent essentiellement régis par des principes, dont l'intemporalité et la permanence sont remarquables.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard