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Nicolas de Staël
AMELINE JEAN-PAUL
CENTRE POMPIDOU
41,00 €
Épuisé
EAN :9782844261588
Personnalité hors du commun au destin tragique, Nicolas de Staël (1914-1955) occupa dans l'art de l'après-guerre en France une place exceptionnelle. Cherchant à dépasser l'opposition abstraction-figuration qui divisait le monde de l'art parisien, il concentra sur lui l'attention de la critique et suscita de son vivant des débats passionnés. Dans son aspiration à s'inscrire dans la lignée d'une "grande peinture" digne de Rembrandt, Vélasquez ou Courbet, il modifia sans cesse son style, abstrait de 1942 à 1951, figuratif ensuite, et multiplia les recherches graphiques. Passant d'un atelier à l'autre, à Paris, en Provence et, enfin, à Antibes, Staël peignit dans l'urgence, en quelques années, plus de mille peintures allant des grands tableaux aux minuscules études sur le motif. Le présent ouvrage, publié à l'occasion de la rétrospective "Nicolas de Staël" au Centre Pompidou, restitue en 210 couvres, toutes reproduites en couleurs, cette extraordinaire diversité. Cinq essais inédits et une chronologie, illustrée par des extraits de la correspondance de l'artiste et de la critique contemporaine, placent le lecteur au c?ur de sa démarche créatrice.
Résumé : Dans l'épître aux Romains, un certain Juif, Paul de Tarse, devenu apôtre du Christ sans avoir conscience d'avoir perdu son appartenance au peuple juif, s'explique sur l'Evangile qu'il considère non pas comme une déviance, mais comme l'accomplissement de la foi d'Israël. Cela peut légitimement surprendre, décontenancer, voire choquer les Juifs de jadis et d'aujourd'hui, mais cela mérite d'être entendu au moins comme une interprétation possible... Paul Bony prend cette lecture au sérieux. Au moment où l'épître est écrite, il n'y a pas encore de rupture entre juifs et chrétiens (le terme "chrétiens" n'est jamais utilisé par Paul, mais celui de "croyants"). La mouvance judéo-chrétienne peut encore passer pour l'un des divers mouvements du judaïsme d'alors, plus divers que nous l'imaginions récemment encore, y compris parmi le courant pharisien lui-même. Et si à sa manière Paul nous indiquait une perspective originale pour penser aussi le dialogue interreligieux ?
Juillet 1964 à Venise : le pop art américain triomphe à la biennale avec l'attribution du grand prix de peinture à Robert Rauschenberg, et la délégation américaine annonce que, désormais, le centre mondial de l'art est passé à New York. Au même moment, au musée d'art moderne de la ville de Paris, l'exposition " Mythologies quotidiennes ", organisée notamment par le critique Gérald Gassiot-Talabot et les peintres Bernard Rancillac et Hervé Télémaque, présente la nouvelle peinture figurative qui prend son essor sur les berges de la Seine. Parmi les trente-quatre artistes présents , des français comme Monory ou Rancillac, des italiens comme Bertini ou Recalcati, des allemands comme Klasen ou Jan Voss, des américains comme Peter Saul, des espagnols comme Arroyo, un portugais comme Bertholo, un suédois, Fahlström, un islandais, Erro, un haïtien, Télémaque. En commun, le désir de rompre avec les dérives formalistes de l'abstraction et d'exprimer les bouleversements du monde en puisant dans la nouvelle imagerie de la société de consommation : bandes dessinées, publicités, films, photos. Le résultat : une peinture effervescente avec Adami, Equipo Cronica, Stämpfli, qui refuse la tyrannie du beau et abandonne " l'art pour l'art " au profit d'un détournement des images, subtil, facétieux, ou provocateur. De 1964 à 1972, la " figuration narrative " bouleverse les salons parisiens, attire à elle de nouveaux créateurs et scandalise. Loin de la traditionnelle neutralité politique de l'école de Paris, avec Aillaud, Cueco, Fromanger, elle prend parti, dénonce, et s'engage dans les crises des années 60 : la guerre du Vietnam, mai 68. Ces années tumultueuses ton inventé une nouvelle façon de raconter la réalité. L'ouvrage réunit 450 photographies, souvent inédites, et des textes de l'époque - écrits d'artistes ou critiques d'art - précédés d'une présentation par Jean-Paul Ameline, conservateur au musée national d'art moderne.
Francis Bacon a aimé les livres. Les quelque mille ouvrages de sa bibliothèque témoignent de sa passion pour la littérature. Cinquante ans après l'exposition du Grand Palais qui le consacrait comme l'un des artistes majeurs de son temps, le Centre Pompidou s'attache aux relations que la peinture de Bacon n'a cessé d'entretenir avec ses auteurs de prédilection. Réinventant le rapport de la peinture au texte, Bacon a traduit ses lectures en images synthétiques et fulgurantes. Ce que son inspiration doit à Eschyle, à T.S. Eliot, à Joseph Conrad, à Friedrich Nietzsche, à Michel Leiris ou à Georges Bataille s'exprime de façon diffuse dans son oeuvre, particulièrement dans les douze triptyques que l'exposition fait dialoguer avec leurs récits fondateurs. Si l'imaginaire de Bacon s'est nourri de la littérature, les écrivains ont, en retour, trouvé dans ses tableaux une matière à réflexion. De Claude Simon à Hervé Guibert, de Gilles Deleuze à Philippe Sollers, l'oeuvre de Bacon a acquis en France un statut de véritable objet littéraire.
J'aime l'autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu'il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre. Le noir a des possibilités insoupçonnées et, attentif à ce que j'ignore, je vais à leur rencontre.
Présentation des dessins de Jean Cocteau (1889-1963) provenant de la succession d'Edouard Dermit, dernier compagnon et héritier de l'artiste et poète, oeuvres entrées dans les collections du Centre Pompidou. Deux essais accompagnent les 150 reproductions et retracent l'histoire de ce fonds d'atelier ainsi que la genèse du style Cocteau.4e de couverture : Dans sa maison de Milly-la-Forêt, qu'il habita de 1947 jusqu'à sa mort en 1963, Jean Cocteau conçut quelques-unes de ses plus grandes créations. Au soir de sa vie, il y rassembla de nombreuses oeuvres sur papier, de sa main ou de celle d'artistes proches aussi prestigieux que Pablo Picasso, Amedeo Modigliani ou Marie Laurencin. La majeure partie de cet exceptionnel fonds d'atelier riche de plusieurs centaines de dessins, qui pour beaucoup remontent à ses débuts, rejoint aujourd'hui les collections du Centre Pompidou. Le catalogue édité à cette occasion et qui accompagne la présentation de ces dessins à la Maison Jean Cocteau de Milly-la-Forêt propose une plongée dans l'univers de ce grand poète qui fut aussi un étonnant créateur de formes. Rassemblant esquisses de jeunesse, caricatures de presse, illustrations destinées à des revues ou à ses propres écrits, ou encore autoportraits et portraits de ses proches, c'est un corpus largement inédit évoquant vie intime et monde du spectacle que ces pages nous invitent à découvrir.
Blistène Bernard ; Kantor Tadeusz ; Boltanski Chri
J'ai décidé de m'atteler au projet qui me tient à coeur depuis longtemps : se conserver tout entier, garder une trace de tous les instants de notre vie, de tous les objets qui nous ont côtoyés, de tout ce que nous avons dit et de ce qui a été dit autour de nous, voilà mon but." Christian Boltanski