Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Toulouse-Lautrec. La perte et le don
Amel Pascal
REGARD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782841053933
A la fin du XIXe siècle, qui sonne le glas de l'aristocratie française, le descendant de l'illustre lignée du Comte de Toulouse, choisit délibérément la marge. L'artiste réside sur la Butte Montmartre, alors le repaire anarchisant de la première avant-garde parisienne. A la fin du XIXe siècle, le descendant de l'illustre lignée du Comte de Toulouse, choisit délibérément la marge. L'artiste réside sur la Butte Montmartre, alors le repaire anarchisant de la première avant-garde parisienne. Outre les bohèmes en tous genres, s'y côtoient, au cirque, dans les cabarets et les cafés-concerts interlopes, au Chat Noir, au Moulin Rouge, peintres, écrivains, musiciens, chanteuses et danseuses dont nombre d'entre eux - et surtout nombre d'entre elles - devinrent légendaires. Caustique, volontiers bouffon, auto-dérisoire, affligé d'une disgrâce qui le rend sinon impotent du moins handicapé, Henri de Toulouse-Lautrec est fasciné par l'audace gestuelle et la liberté de moeurs de celles qui se livrent corps et âme à la scène. Ses oeuvres phares, où se conjuguent le dessin et la peinture, consacrent les noces transgressives de l'art populaire, (les caricatures, les illustrations pour la presse, les estampes, les affiches), et l'art pictural le plus novateur. L'auteur relate, de sa naissance à sa mort, la biographie intérieure - quelquefois à la 1èrepersonne du singulier - et extérieure de HTL qui symbolise " le peintre du Paris de la nuit et des petites femmes de Pigalle ". Décédé à 37 ans, suite à l'excès de l'alcool, il s'affirme comme l'un des précurseurs révolutionnaires de la peinture moderne.
Que dire de Rembrandt l'énigmatique dont au sait qu'il fût célèbre à 35 ans puis s'est comme suicidé socialement au bénéfice de la singularité de sa " manière véridique " reconnue ultérieurement par la postérité ? L'auteur retrace la vie intérieure et extérieure de l'artiste, de sa naissance à Leyde en 1606 à sa mort à Amsterdam en 1669. Il décrit l'essor de l'économie de marché, l'émancipation d'une ville-monde qui, politiquement tolérante à la diversité religieuse, donna naissance à l'individu et au siècle d'or hollandais. Il montre les liens qui unissent les moments-clefs de sa biographie (ses amours, ses deuils, ses fortunes et ses infortunes) et l'originalité de ses ouvres (dessins, gravures, peintures) incarnant pour toujours la nature duelle de l'être humain. Pour Rembrandt, dépeindre la vulnérabilité de n'importe quel être, y compris la sienne - d'où ses nombreux autoportraits -, transcrire les sensations, les émotions, la pensée en actes et le désir d'intemporalité qui nous hantent, c'est paradoxalement révéler ce qui y perdure ; c'est dégager le noyau dur de l'humain. C'est être le premier peintre à vouloir restituer l'humanité en tant que telle.
Le peintre d'icônes Domenikos Theotokopoulos, né en Crète en 1541. Il est hanté par le cauchemar des guerres de religions, il sublime ses errances et doutes en unissant le corps, la sensation, l'émotion et l'esprit au sein de ses oeuvres singulières. El Greco sera redécouvert vers le XIXe siècle avant d'être considéré comme l'un des peintres précurseurs de notre modernité. Le peintre d'icônes Domenikos Theotokopoulos, né en Crète en l'an 1541, émigre à Venise et à Rome durant la décennie 1567-1576, puis s'établit à Tolède où il va vivre la seconde moitié de son existence et y décéder en 1614. De par sa trajectoire, celui qui est désormais connu sous l'appellation hybride d'El Greco (espagnole par l'article et italienne par le surnom) synthétise, à sa manière novatrice, l'esthétique du christianisme méditerranéen - la peinture byzantine, le maniérisme italien, la Contre-Réforme du siècle d'or espagnol. Lettré, passionné d'architecture et de beaux-arts, de philosophie et de théologie, ce contemporain de Shakespeare et de Cervantès a encore la " vraie foi ". Ami de prélats humanistes, spiritualiste avant l'heure, hanté par le cauchemar des guerres de religions, il sublime ses errances et ses doutes en unissant le corps, la sensation, l'émotion et l'esprit au sein de ses oeuvres singulières, qu'il veut non seulement " efficaces " mais " véridiques ". Ayant sombré dans l'oubli pendant plus de deux siècles, El Greco sera redécouvert vers la fin du XIXe siècle avant d'être considéré comme l'un des peintres précurseurs de notre modernité. Son message expressif de vie et de survie - à la fois charnel et mystique - demeure d'actualité.
Résumé : Né en 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un photographe, plasticien et cinéaste français. Ses ouvres sont exposées à travers le monde dans les plus musées les plus réputés (Guggenheim Museum de New-York, Centre George Pompidou à Paris, City Art Museum à Hiroshima, etc.). Après des études à la Sorbonne et des premières créations cinématographiques, la carrière de Leccia prend véritablement son essor dans les années 80. Tout en continuant ses recherches visuelles, il met au point ce qu'il nomme lui-même des " arrangements " - face à face d'objets industriels, réflexions sur l'image filmée ou photographique, relectures de l'art Duchampien du ready-made - qui témoignent du " point juste de la relation entre les objets " d'où peut naître l'ouvre d'art. A l'image de sa photographie, ses vidéos, poésies admirables de l'errance et de la solitude contemporaines, louvoyant admirablement entre représentation et abstraction, intériorité et extériorité, expriment la volonté de Leccia d'assimiler son art à un engagement politique et une dénonciation sociale. L'identité, l'imaginaire, l'ambiguïté et la violence sont les piliers sur lesquels se fonde son expression. Ancien pensionnaire de la villa Médicis et enseignant des écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy Pontoise, Ange Leccia dirige actuellement le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son travail fait l'objet cette année de trois expositions en France.
Résumé : Coup de Foudre, n'est qu'un prétexte, une commodité artistique, un écho au lieu d'exposition, la Fondation EDF. Le couple de créateurs hyberTalec, en chroniqueurs lucides, loin d'être uniformes et monolithiques - là est le lien princeps entre les deux artistes -, livre au lecteur/spectateur, de multiples messages, entre richesse onirique et jeux d'enfants. Coup de Foudre, n'est qu'un prétexte, une commodité artistique, un écho au lieu d'exposition, la Fondation EDF. Le couple de créateurs hyberTalec, en chroniqueurs lucides, loin d'être uniformes et monolithiques - là est le lien princeps entre les deux artistes - , livre au lecteur/spectateur, de multiples messages, entre richesse onirique et jeux d'enfants. Le mystérieux " Coup de Foudre ", se dessine, alors, à travers le parcours immersif, poétique, tour à tour merveilleux et angoissant, parfois philosophique, ponctué de personnages outranciers et de situations burlesques, épiques. Le lecteur/spectateur se laisse guidé par le hasard, l'imaginaire et le jeu, à l'instar du Cadavre exquis, de vingt mètres de long, exécuté à deux mains. Vaste labyrinthe, Coup de Foudre, est parsemé de peintures, de dessins, de sculptures, de vêtements...susceptibles de favoriser les rencontres, créer une alchimie avec les visiteurs. Le couple hyberTalec, par l'alliance de leurs travaux parvient à nouer une relation inédite entre eux et le spectateur, jusqu'à susciter le coup de foudre. Au plaisir de la découverte, s'accompagne une réflexion sur l'art, la musique, la mode, le corps... Exposition polysémique, s'il en est, Coup de Foudre, immerge le spectateur dans le processus même de la création, ne concédant paradoxalement aucune dérogation à l'à peu près, mais, en revanche nous alerte sur la précarité du monde.
Depuis une quinzaine d'années, en Europe comme dans d'autres régions de monde, on constate que de nouveaux processus de commande ont encouragé les artistes à réaliser nombre d'oeuvres d'art public importantes. Les Carnets de la commande publique entendent évaluer par l'analyse de certaines de ces oeuvres comment la prise en charge de l'espace public peut engendrer de nouvelles attitudes. A l'occasion de réalisations ou d'expositions soutenues par la Délégations aux arts plastiques du ministère de la Culture, ces publications cherchent à déterminer les caractères spécifiques et les éventuelles conséquences esthétiques qu'entraînent les confrontation avec l'espace politique, socail de la ville, et une relation directe avec le public. Les Carnets de la commande publique, dans une double approche à la fois théorique et documentaire, proposent une analyse de ce corpus particulier, confiée à un historien ou à un critique d'art.
Résumé : Madeleine Castaing, antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, elle a révolutionné le monde de la décoration. Madeleine Castaing (1894-1992), antiquaire et décoratrice de renommée internationale, fut le mécène de nombreux peintres de l'Ecole de Paris et d'artistes de l'académie de la Grande Chaumière, ainsi que l'amie de nombreuses personnalités, parmi lesquels Modigliani, Soutine ? qui réalisa son portrait en 1928, Erik Satie, Maurice Sachs, Blaise Cendrars, André Derain, Cocteau (dont elle aménagea la maison à Milly-la-Forêt), Chagall, Iché, Picasso, Henry Miller, Louise de Vilmorin et Francine Weisweiller (dont elle décora la villa Santo-Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat). Personnalité originale, voire fantasque, elle a révolutionné le monde de la décoration. Le "style Castaing" fait aujourd'hui figure de référence. Madeleine Castaing s'inspire de l'esthétique néoclassique non sans l'interpréter à sa manière. Contemporaine de l'Italien Mario Praz qui s'éloigne des canons habituels de la décoration intérieure et se tourne vers le début du XIXe siècle, rivale d'Emilio Terry qui invente le "style Louis XVII", elle s'inscrit dans un même mouvement de renouveau par rapport à l'omniprésence de Louis XV ou de Louis XVI, tout en se distinguant par son mélange des genres. Il s'agissait, en premier lieu, de s'écarter des conventions pour "faire de la poésie avec du mobilier", selon sa devise. "Je fais des maisons comme d'autres des poèmes", disait-elle, et son disciple Jacques Grange évoque à son propos "des émotions que l'on ne connaissait pas jusqu'alors dans le monde de la décoration", émotions qui influencent les architectes d'intérieur encore aujourd'hui.