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Mode modeste. Entre éthique et esthétique
Ambrosio Alberto Fabio ; Roelens Nathalie
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037022790
La mode étant un artisanat converti en art, l'esthétique lui colle pour ainsi dire à la peau. Or, dans quelle mesure la " modestie " entendue au sens théologique comme équité et retenue divines peut-elle de nos jours qualifier un style en vogue ? Cette modest fashion, pudique, décente, modique, a-t-elle un rapport avec le tournant écoresponsable de l'industrie textile ? Les comportements " vertueux " prônés par celui-ci font-ils écho à la vertu comme exigence de pudicité ? Comment faire rimer humilité avec le clinquant de la haute couture ? Voici quelques-unes des interrogations auxquelles cet ouvrage tente de répondre. En remontant à la source de la morale vestimentaire (depuis Tertullien jusqu'à la croisade contre l'indécence et l'émergence de gestuelles vestimentaires plus radicales), ce volume " détricote " les préjugés contre une mode réputée frivole ou futile. Les articles, tout en nuances, ainsi que les deux performances artistiques qu'ils escortent, proposent un recentrage sur des pratiques qui allient éthique et esthétique, la joie d'être au monde et l'élégance comme grâce profane.
Résumé : Le religieux qui signe ces pages aurait pu, fidèle à une certaine idée de l'humble vocation, rester anonyme, mais c'eût été tricher. Sa dette envers le monde créé déborde les limites d'un coeur qui lui appartient, ô combien. Même s'il peut passer pour un de ces tenants de l'"essai", qui nous procure une clé possible de l'"humaine condition", incomplète par essence, aspirant par nature à se fondre dans autre chose, nul ne lui objectera qu'il a entrepris, en se peignant, un "sot projet". Mais ne remontons pas au vieux débat académique où Pascal réprimanderait un autre Montaigne. Même le grand janséniste n'avait pas vu la dimension de dialogue (et c'est fort opportunément que le titre ici retient ce mouvement essentiel) qui anime toute profession, étymologiquement, de sa foi. A la rencontre de l'autre en soi, est-il échange plus fondateur ? Bien libre au lecteur de ne pas franchir le dernier degré de cette fusion appelée par toutes les fibres d'un être assoiffé de vrai, il ne suivra pas moins avec passion cette ascension vers un mystère toujours là et dur à dévoiler. Ajoutons que l'espace même du dialogue est tout trouvé : l'auteur vit et travaille à Istanbul, chrétien en milieu musulman, clerc en commerce spirituel avec d'autres clercs, jusqu'au point où les frontières d'un même mouvement fondent la différence et l'abolissent.
Résumé : En bref Dans les secrets de la Turquie ottomane : le rite et le pouvoir d'une confrérie soufie. Le livre Dans la Turquie ottomane, le secret est une vertu cardinale du pouvoir. Le sultan règne sans partage, mais avec l'appui discret d'un groupe d'initiés, qui suivant les époques prend la forme d'une confrérie musulmane, d'un parti ou d'un clan : des hommes toujours tenus par le secret. Cette réalité - constante dans l'histoire de la société turque -, le coup d'Etat raté de l'été 2016 et la mise au ban de la confrérie de F. Gülen n'en constituent qu'un rappel. Avant Gülen, la franc-maçonnerie et les Bektasîs ont eu leur heure de gloire auprès des Sultans. Ce livre présente et analyse un texte majeur des Bektasîs : un opuscule qui détaille son rituel initiatique et sa pratique religieuse. Le rôle politique et spirituel des Bektasîs, courant soufi, a été majeur au XIXe et au début du XXe siècle. Ce texte, initialement publié en turc en 1925, au moment de l'interdiction par Ataturk des confréries, n'aurait sans doute jamais été révélé sans la révolution kémaliste. Après avoir rappelé l'histoire de la confrérie, Alberto Fabio Ambrosio, offre les principaux extraits du catéchisme et explique avec clarté le rituel et son anthropologie. Enfin, il s'attarde sur l'opportunité de publier ces secrets religieux en 1925 pour le "salut" de la nation turque. Une exploration scientifique dans l'abîme des liens entre pouvoir et secret. L'auteur Alberto Fabio Ambrosio, historien et anthropologue des religions, spécialiste du soufisme turc, est l'auteur entre autres de Vie d'un derviche tourneur (CNRS Editions, 2010) Arguments - Anthropologie religieuse/ ésotérisme / franc-maçonnerie. - Histoire turquie / Ataturk.
Biographie de l'auteur Alberto Fabio Ambrosio est dominicain et professeur invité dans plusieurs universités. Ses recherches et ses publications ont fait de lui un spécialiste reconnu de l'histoire du soufisme ottoman. Il est notamment l'auteur de Vie d'un derviche tourneur. Doctrine et rituels du soufisme au XVIIe siècle (CNRS Editions, 2010) et de Petite mystique du dialogue (Editions du Cerf, 2013).
Résumé : Une théologie de la nudité du Christ ne peut être pensée que si l'on passe d'abord par l'élaboration d'une véritable théologie du vêtement. L'une et l'autre, en régime chrétien, ne peuvent s'appréhender de manière distincte. Et dans l'entre-deux, c'est la pudeur qui est au centre : dévoilée dans le cas de la nudité, dissimulée dans le cas du vêtement. Entre nudité et vêtement, le paradoxe n'est qu'apparent. Le croyant ne peut "se revêtir du Christ" (Galates 3, 27) que s'il consent au préalable à se dépouiller du vieil homme marqué par le péché. C'est ainsi, dans cette nudité retrouvée qu'il peut être paré d'un nouvel habit, celui de l'homme nouveau, sauvé et racheté. Tout en élaborant cette christologie textile, Alberto Fabio Ambrosio a aussi pour ambition de répondre dans ce livre à des questions très actuelles sur la pudeur, l'intimité, l'intériorité. Questions à partir desquelles il propose aux lecteurs une authentique spiritualité du dessaisissement. Dominicain, Alberto Fabio Ambrosio, est spécialiste de l'histoire turque et du soufisme ottoman, tout comme de la théologie de la mode et du vêtement. Il est professeur à la Luxembourg School of Religion & Society, et directeur de recherche au Collège des Bernardins, à Paris.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?