Accompagnateur", "tuteur", "guide", "coopérateur", "directeur de recherche" sont autant d'expressions désignant les acteurs incontournables de l'accompagnement d'un parcours de recherche-action. Bien que repérées comme indispensables, leurs contributions pédagogiques restent quasi inexplorées, peu débattues et encore moins analysées... Dans ce contexte, cinq membres du LaboPraxéo se sont attelés, dans le cadre d'une recherche coopérative, à obtenir une intelligibilité d'un point aveugle que représente la relation singulière "tuteur-tutoré" à l'oeuvre dans le processus de recherche-action. Sur quelles figures du tuteur repose cette "pédagogie du coude à coude", proposée par Henri Desroche ? En explorant un dispositif d'accompagnement du mémoire de recherche conduisant au Diplôme des Hautes Etudes des Pratiques Sociales (DHEPS), la recherche produite révèle les écarts existant entre la figure idéalisée du tuteur "bon et performant", dessinée par Henri Desroche, et l'image "d'un tuteur plus réel, plus complexe et finalement plus humain". Elle dévoile également, au-delà du dispositif mis "à" disposition, comment tuteur et tutoré se mettent "en" disposition pour construire la relation qui guidera le chercheur à son objet et à son oeuvre. Chemin faisant, les auteurs abordent les conditions de co-production de connaissances dans le cadre d'une recherche coopérative. Ainsi, le présent ouvrage, fruit de cette recherche, intéressera tant des étudiants en formation que des professionnels chargés de former, diriger, soutenir des praticiens sociaux dans la réalisation d'une recherche-action liée à une pratique dans laquelle ils sont eux-mêmes engagés. Plus largement, il s'adresse à toute personne exerçant dans le domaine social et médico-social et souhaitant questionner sa pratique d'accompagnement.
C'est l'histoire d'un affrontement, d'une révolte que personne n'a vus venir. Le récit d'un face-à-face entre des Gilets jaunes qui n'arrivent plus à vivre dignement et un Président silencieux en son palais. C'est l'histoire de ces semaines qui ont ébranlé le pays, de ces Françaises et ces Français qui ont occupé les ronds-points, ont manifesté tous les samedis, de ces victimes de violences policières, de ces policiers blessés à l'Arc de triomphe, de ce pouvoir tétanisé qui a eu peur de tomber. L'histoire racontée par le peuple. Et par le Président.
L'apprentissage de la programmation informatique occupe aujourd'hui une place centrale. Le présent ouvrage vise à familiariser l'utilisateur avec la "culture" de la programmation. Il s'articule autour d'un concept central : celui de la communication entre les personnes qui sont parties prenantes dans la réalisation d'un logiciel. Cela concerne aussi bien le programmeur amateur, qui réalise du code pour ses besoins personnels, que le programmeur professionnel qui doit se fixer des objectifs ambitieux. Dans une première partie, le lecteur pourra découvrir quelques aspects fondamentaux de la programmation et les mettre en pratique. Un outil annexe a été développé pour se livrer à des expériences : il permet de réaliser aussi bien des petits codes "sérieux" que des codes "ludiques" (pour cette 3e édition, des codes en Jshell/Java 9 ont été également utilisés). En complément, l'exposé permet de visualiser certains aspects techniques sous-jacents. La seconde partie, plus technique, présente les principales difficultés rencontrées lors d'une pratique professionnelle et permet d'apprendre à formaliser les problèmes. Elle contribue, en outre, à se familiariser avec certains outils pour atteindre des objectifs centrés sur la qualité du code. En annexe, on trouvera une courte présentation des langages de programmation et des métiers associés. Cet ouvrage s'adresse à tout programmeur peu expérimenté ou occasionnel, notamment ceux qui ont une approche par "bricolage" et qui souhaitent revoir les principes de base afin de remettre leur pratique en perspective.
Résumé : S'engager dans une psychothérapie pose question. Cet ouvrage apporte quelques repères à ceux et celles qui restent suspendus à des interrogations autour de cette démarche, véritable alliance entre un professionnel et un patient. Habité par un savoir-être et un savoir-faire indissociables, le premier se pose en guide, et, paradoxalement, se tient dans un retrait suffisant, qui garantit la liberté de pensée d'autrui. Le second avance dans sa propre subjectivité, en découvre point par point la complexité. Il enrichit ainsi sa vision de lui-même et des liens qu'il a tissés avec son environnement. L'auteure, psychologue est le témoin discret des raisons qui poussent à consulter. Sa pratique contemporaine permet le témoignage des problématiques actuelles. Visitant son propre questionnement, elle se penche sur les ressorts qui l'ont poussée à exercer ce métier, et les décrit comme un mode pluriel de réponses à des circonstances de vie, précocement stimulantes sur le plan affectif et cognitif, dans le sens de la psychologie.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.