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Migrations d'élites. Une histoire-monde (XVIe-XXIe siècle)
Amar Marianne ; Green Nancy L. ; Héran François
RABELAIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782869068872
Faut-il relire l'histoire des migrations en partant des élites ? Longtemps cantonnée aux prolétaires, la recherche s'est progressivement élargie : des hommes aux femmes, de la grande industrie aux ateliers et aux commerces, de l'immigration à l'émigration, et d'une perspective centrée sur les pays d'arrivée à une approche plus globale. Reste que l'on a rarement questionné, dans la durée, les classes sociales et les mobilités, et réfléchi à ce que l'expérience professionnelle fait aux trajectoires migratoires (et réciproquement). Les migrations d'élite ne sont pas un phénomène nouveau. D'une certaine manière, les "expatriés" , et singulièrement ceux du Brexit, passés au crible de la sociologie, apparaissent comme des héritiers, non comme des pionniers. Par ailleurs, les " élites " ne sont pas une catégorie stable et renvoient à une multitude d'états et de parcours. Qui sont ces élites (politiques, économiques, scientifiques et culturelles) ? Quelles sont les conditions de leur départ ? Qu'apportent-elles aux sociétés dans lesquelles elles s'installent ? En montrant historicité de la migration des " élites " depuis l'époque moderne, ce livre interroge les conditions de ces mobilités en s'appuyant sur des exemples et des aires culturelles variés.
Amar Marianne ; Poinsot Marie ; Wihtol de Wenden C
Cette exposition compare la France et l'Allemagne qui sont deux pays d'immigration en Europe. En 1871, alors que la nation française se consolide comme communauté politique, on assiste à l'émergence de la nation allemande avec une conception culturelle de cette nouvelle communauté. Ces images du "nous" se construisent à partir du rapport à l'autre, perçu comme "l'envers du national'. Quelles images de l'Autre - l'immigré, l'Autre à l'extérieur ou à l'intérieur- se forgent ces deux sociétés, à la fois fictives mais toujours effectives? Quels sont les effets et les fonctions de ces représentations à l'intérieur de ces deux nations? Sur plus d'un siècle, comment ces images de l'autre se sont-elles transformées, rythmées par des manifestations de renaissance, par des mutations ou des persistances selon les périodes? Comment ces sociétés réagissent-elles face à la diversité culturelle et les processus de métissage? Comment celui qui est désigné comme l'Autre se positionne-t-il vis-à-vis de ces images? Le fil conducteur de cette exposition est de comparer les différentes facettes de ces représentations de l'Autre dans l'espace public de ces deux sociétés, avec leurs visibilités et invisibilités, leurs absences et présences, leurs inclusions et exclusions à travers la diversité des supports que sont les médias, le cinéma, la photographie, la littérature, la musique, la mode, pour façonner les images du"nous"et les contre-images ou images miroirs de l'Autre. L'exposition"A chacun ses étrangers? France - Allemagne de 1871 à aujourd'hui', produite par la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration en collaboration avec le Deutsches Historisches Museum (Berlin), est présentée à Paris au Palais de la Porte Dorée du 16 décembre 2008 au 19 avril 2009, puis à Berlin courant de l'année 2009.
Qui accueillons-nous dans nos sociétés ? A qui refusons-nous l'asile et le logement ? Ces dernières années, cette polémique a fait rage dans les médias et la sphère publique à l'occasion de la "crise des migrants" – en France, en Allemagne et dans de nombreux autres pays européens. Une lumière crue est jetée quotidiennement sur une réalité régulièrement oubliée : les individus ou les groupes dans le besoin ne trouvent pas ipso facto asile dans un territoire, même gouverné selon des principes dits "humanistes". L'asile doit être négocié. L'asile est demandé, sollicité et argumenté. Les acteurs impliqués développent des stratégies spécifiques, ils négocient, ils concluent parfois des accords et ils doivent bien souvent plaider ou se battre pour obtenir une aide internationale. Ces logiques sont anciennes. Elles sont aussi labiles : il y a quelques décennies encore, c'étaient les réfugiés démunis que l'on répugnait à accueillir, au contraire de migrants porteurs d'un capital financier et social. Les contributions de ce dossier interrogent ainsi l'accueil de l'époque antique à l'actualité la plus brûlante.
Résumé : Dans la vie de Victor, douze ans, il y a son violon, ses copains et "Tatie"?la vieille dame qui l'élève depuis toujours. Seulement voilà, si Tatie l'aime de tout son coeur, ce dernier n'est plus tellement solide... L'Aide sociale à l'enfance n'a pas le choix : il faut placer le petit orphelin dans une autre famille. Des papas et des mamans, ils en ont plein leur catalogue. Mais Victor a déjà son idée. C'est sur un site de rencontres qu'il a repéré sa maman parfaite. Il faut dire que "Lily des Lilas" est une grande pâtissière. Le hic : la jeune femme n'a aucune intention d'adopter un enfant, si futé et débrouillard soit-il...
Résumé : Tous les produits alimentaires - nourriture ou boissons - sont à la fois sociaux, culturels, économiques et sensoriels, mais dans le cas du vin, ces traits ont été davantage sublimés. Si l'importance sociale et symbolique de sa consommation publique et/ou ostentatoire est attestée depuis l'Antiquité, la mise en discours - esthétique, savante et normative - de son point nodal entre production et consommation est historiquement récente et là encore, plus marquée que celle d'autres produits alimentaires transformés. Mais surtout, les pratiques discursives à son sujet sont foisonnantes, polémiques, intéressées, jamais définitives, émanant de sources multiples - et malgré cette profusion, la figure culturelle de l'oenophilie s'est détachée clairement et sa normativité inhérente s'est singularisée. Cet ouvrage s'inscrit dans le cadre d'une micro-sociologie des pratiques alimentaires, mais à la différence de travaux qui portent sur les pratiques corporelles, il s'intéresse à la production du sens de ces pratiques en partant de la transmission d'injonctions explicites ou de normes implicites. Ce livre montre également comment s'opère un travail de subjectivation qui relie la pratique oenophilique à l'expérience sociale (centrée sur soi, sur la vie sociale ou sur l'objet- ici le vin). Le travail s'inscrit ainsi dans une discussion approfondie d'une sociologie du goût qu'il contribue à ouvrir et à renouveler.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Les migrations internationales sont une clef de compréhension essentielle du fonctionnement du monde actuel. Elles constituent un enjeu fondamental dans chacune des sociétés qu'elles concernent, qu'il s'agisse des régions d'origine, des pays d'installation ou des zones de transit. Le "paradigme migratoire" offre un puissant outil d'analyse des transformations sociales et spatiales à l'oeuvre dans le monde. Aurait-on pu par exemple imaginer, il y a trente ou quarante ans, que la question migratoire marquerait à ce point les élections nord-américaines, britanniques, allemandes, hongroises, autrichiennes, néerlandaises, italiennes... et bien entendu françaises ? Les auteurs — géographes, sociologues, historiens, anthropologues, juristes, démographes — font le point sur la façon dont ont été conçues, élaborées et traitées les problématiques relatives aux migrations depuis une trentaine d'années. Chaque chapitre montre comment un domaine de recherche a émergé, tiraillé entre demande publique (possédant us propres objectifs généralement de court terme) et autonomie de la recherche attachée à la construction des savoirs. Il en résulte un ouvrage qu'on peut utiliser comme un manuel, utile à tous ceux qui veulent comprendre la complexité des migrations internationales.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.