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Le Coq-Héron N° 192, Mars 2008 : Figures de l'autre en soi
Altounian Janine ; Chiantaretto Jean-François ; La
ERES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782749208916
Les discours sur l?altérité sont de plus en plus présents dans les médias, souvent mêlés pour le meilleur ou pour le pire à des préoccupations concernant l?identité et la différence, individuelle ou collective (politique, culturelle, ethnique, religieuse, sexuelle, etc.). L?objectif de ce numéro est de redonner à l?idée d?altérité la fragilité qui la constitue, en interrogeant les conditions intrapsychiques de toute relation à autrui. L?altérité d?autrui ne peut être reconnue qu?à condition de trouver un lieu intérieur pour être ressentie, investie et discutée, au prix d?affronter l?ambivalence foncière liée au besoin de l?autre pour se sentir exister. Et il n?y a de parole adressée que portée et nourrie par le dialogue intérieur avec l?autre et ses différentes figures, bonnes ou mauvaises, nouvelles et anciennes, actualisées ou inchangées. Les textes ici présentés proposent une approche plurielle de la question, associant psychopathologie et culture.
Plusieurs textes publiés entre 1906 et 1908, dont le célèbre Gradiva, le délire et les rêves. Freud écrit dans une note ajoutée en 1909 à L'interprétation du rêve : "Dans une nouvelle du poète W. Jensen, je découvris par hasard plusieurs rêves artificiels qui étaient formés de manière tout à fait correcte et qui se laissaient interpréter comme s'ils n'avaient pas été inventés mais avaient été rêvés par de personnes réelles".
Résumé : Dans ce livre sur la transmission, l'auteur illustre par des exemples personnels le rapport existant entre le travail de la cure et celui de l'écriture lors de l'élaboration d'un héritage traumatique : écrire, c'est-à-dire traduire au monde, ressenti comme étranger au désastre familial, l'espace mortifère d'un héritage psychique peut faire partie intégrante de cette élaboration. Toute publication visant à socialiser une subjectivité que la cure laisse peu à peu émerger d'un monde frappé d'invisibilité relance en effet le travail inconscient sur une voie novatrice en dessinant de nouveaux contours à l'intériorité de l'analysant/écrivant. Le parcours analytique esquissé ici cherche à témoigner de ce qui s'est transmis aux descendants des survivants, tous disparus à présent, du génocide arménien de 1915, nié par l'Etat turc. Aboutissant à la réappropriation et à l'amour de cette transmission, il peut être lu comme un cas clinique intéressant les psychanalystes et les héritiers de diverses catastrophes historiques. Il montre par ailleurs combien une telle élaboration est également tributaire du poids des valeurs démocratiques au sein du pays d'accueil des survivants.
Freud Sigmund ; Altounian Janine ; Bourguignon And
La seule belle chose que j'ai écrite", confiait Freud au sujet de la biographie analytique qu'il consacra en 1910 au personnage de Léonard de Vinci. Jamais Freud n'est en tout cas allé aussi loin dans l'exploration de l'inconscient d'un homme à partir des seules traces qu'il ait laissées de lui : ses oeuvres, ses inventions et ses écrits intimes. Freud se livre dans Un Souvenir d'enfance de Léonard de Vinci à une minutieuse enquête pour percer les secrets de la personnalité complexe du créateur florentin : les lenteurs de son génie, sa sexualité énigmatique, l'étrange sourire de Mona Lisa, sa passion dévorante pour la connaissance... L'investigation le conduit à rencontrer la question de la sublimation : il montre comment le dépassement de la sexualité prend chez Léonard la forme d'un conflit opposant la "pulsion de savoir" à la créativité artistique. L'explication, par ce fameux souvenir d'enfance, de l'image déformée du vautour traversant le tableau La Vierge à l'enfant avec sainte Anne représente une saisissante confirmation des analyses freudiennes sur la psychologie de Léonard. --Emilio Balturi
Résumé : " Si, dans mes souvenirs écrans, me reviennent toujours, puisqu'ils m'ont façonnée, " les travaux et les jours " des miens, ce n'est pas par la menace, l'angoisse de leurs récits de misère, leurs récriminations oppressantes, leurs évocations des lieux exterminés où s'enracinait leur existence, que leur souffrance irrémédiable est venue à moi. Elle s'empare paradoxalement de toute ma personne en présence de leurs travaux voués à combler l'insécurité première, au souvenir de leur peine opiniâtre, de la pauvreté ingénieuse, la ténacité créatrice, l'inébranlable affirmation avec laquelle ils aménagèrent leur vie d'exilés, les bases de la mienne. L'émotion la moins soutenable qui m'a acculée à écrire leur dénuement c'est celle qui m'étreint devant les traces laissées par leurs mains et leur foi artisane, les dentelles aristocratiques crochetées par grand-mère, les broderies d'espérance en bouquets de ma mère, l'attention industrieuse que mon père apportait aux étoffes de l'atelier, aux matériaux protecteur du logis, à l'apprentissage de son violon. Dans la rigueur et le respect, ils célébraient tous ces rituels qui maintiennent et sacralisent les rythmes de la vie. je ne retrouve pas dans leurs gestes au travail l'immaturité des orphelins mais leur discernement majeur. " Ce livre explique comment survivre est le fruit d'un travail obstiné qui requiert du survivant un savoir-faire avec des restes, qualité requise finalement aussi chez l'analyste ?uvrant à la survie psychique du patient. Survivre impose par ailleurs une recherche désespérée du recours au tiers à rencontrer ou à créer.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.