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SUR LE CONTRAT SOCIAL
ALTHUSSER LOUIS
MANUCIUS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782845780934
Louis Althusser fut, en tout état de cause, un éminent lecteur, acharné, perspicace et soucieux de tirer au clair sa pratique. On s'en convaincra aisément sur la foi de cette lecture exemplaire qu'il fit autour du chapitre I, VI du Contrat Social, extraite d'un cours qu'il professa en 1965-1966 et publiée en 1967 dans le n°8 des Cahiers pour l'analyse. Mais cette pratique, chez lui, ne laisse pas d'être double : elle s'efforce, d'un côté, de renouer, nonobstant la "solitude" à laquelle est vouée toute pensée qui touche un tant soit peu au réel, avec "des hommes qui ont tenté le plus grand effort de lucidité qui soit", de l'autre, considérant la philosophie comme un "champ de bataille", elle entend mener la lutte sur ce terrain et débusquer les fauteurs d'illusions, sans ménager polémique ni sarcasme.
Louis Althusser et devenu célèbre en publiant 1965 pour Marx et Lire Le Capital. Mais l'éclat de cette pensée fondatrice d'école ne doit pas faire oublier qu'elle ne fut qu'un moment d'un itinéraire philosophique.Pratiquement inconnus jusqu'alors, les écrits de jeunesse de Louis Althusser sont marqués par un double passage de Hegel à Marx et du catholicisme au communisme. Publiés ici dans leur quasi-totalité, ils comprennent notamment des libelles aux titres évocateurs: L'Internationale des bons sentiments et Sur l'obscénité conjugale, un mémoire universitaire passionnément hégélien et une longue lettre à Jean Lacroix qui éclairent bien des renversements ultérieurs.La seconde partie de ce volume met en évidence la complexité largement méconnue des textes écrits par Althusser au cours des années 1970, placés d'emblée sous le signe de la crise: crise personnelle, mais aussi crise de la théorie marxiste longuement analysée par le texte qui domine cette période: Marx dans ses limites.Dans ses derniers écrits, après 1980, Louis Althusser tente d'arracher à la nuit une réflexion sur ce qu'il appelle désormais matérialisme de la rencontre", puis"matérialisme aléatoire". Il y est question de vide et de train qui ne mène nulle part.Ces textes ont été réunis et présentés par François Matheron."
Mêlant souvent intimement destin personnel et réflexion philosophique, les rapports de Louis Althusser avec la psychanalyse ont été d'une grande complexité. Ses interventions dans le champ psychanalytique français, particulièrement en faveur de Jacques Lacan, sont d'une importance incontestable. A Lacan, alors banni des institutions officielles de la psychanalyse, Althusser offre, dès 1963, l'hospitalité de l'Ecole Normale Supérieure afin qu'il puisse y tenir son fameux séminaire. "Nous voilà dans la même charrette!" lui écrira Lacan en 1966 en lui dédicaçant ses Ecrits. Outre son célèbre article "Freud et Lacan" et la correspondance échangée avec Lacan, cet ouvrage rassemble les textes essentiels qui ont marqué le "dialogue" exigeant de Louis Althusser avec la psychanalyse: une correspondance théorique avec son analyste; ses deux contributions controversées au colloque de Tbilissi sur l'Inconscient; des notes de recherche sur la théorie analytique; un texte burlesque sur le "contre-transfert"; enfin le récit de son ultime rencontre avec Lacan le 15 mars 1980, et du "scandale" qui s'ensuivit. Ces textes, pour l'essentiel inédits, extraits des archives de Louis Althusser déposées à l'Institut Mémoires de l'Edition contemporaine, ont été réunis et présentés par Olivier Corpet et François Matheron.
Résumé : Je t'institue dépositaire devant l'éternité de cet acte de conscience, pour que tu puisses en témoigner dans les siècles à venir, quand on éditera mes ?uvres posthumes et ma correspondance avec Franca... Par ces mots envoyés à Franca Madonia le 18 novembre 1963, Louis Althusser conférait à cette correspondance le statut d'?uvre à part entière. Ces quelques cinq cents Lettres à Franca, contemporaines des plus grands textes philosophiques d'Althusser, saisissent d'emblée par l'exceptionnelle tension d'un style qui jamais ne s'affadit. Le langage de la passion amoureuse, dans toute sa violence, côtoie celui de la pensée rationnelle. On y découvre avec surprise un art consommé de la mise en scène comique et dramatique - et l'on suit avec effroi la montée des grandes lames qui contraignent régulièrement Althusser à se faire hospitaliser. Mais Franca, traductrice de Pour Marx en italien, fut aussi l'une des principales interlocutrices du philosophe, et ces lettres constituent à cet égard un véritable monument. Contredisant souvent ce qu'Althusser écrit au même moment dans ses textes théoriques, cette correspondance ne se contente pas d'apporter des éclaircissements biographiques sur la genèse de l'?uvre, elle nous installe au c?ur de l'écriture althussérienne - et de ses paradoxes. Une sélection de vingt-deux lettres de Franca Madonia complète ce recueil. Après le philosophe redécouvert au travers de son ?uvre posthume, après le " deuxième Althusser " révélé par L'Avenir dure longtemps, ces Lettres à Franca nous font désormais connaître un " troisième Althusser ", ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.
Est-ce que l'intelligence suprême a pu lancer le soleil dans l'espace et ordonner la marche merveilleuse des sphères pour que des êtres à gros ventre et à figure sans génie brocantent entre eux les produits de la terre, y compris les hommes, afin de parvenir à manger seuls, à avoir seuls des maisons et des vêtements, à jouir seuls enfin, non pas de la pensée, mais du pouvoir d'étouffer la pensée ! Vous n'avez pas le droit, Madame, de réclamer l'émancipation de la femme, m'ont dit ces hommes. Quoi ! Parce que je n'ai ni état dans le monde, ni considération parmi les gens comme vous ; parce que je suis froissée, brisée à chaque pas ; parce que je crie sans qu'on daigne m'entendre ; parce que je dévore mes larmes ; parce que je m'arme de toute l'énergie d'un légitime orgueil contre les lâches qui m'écrasent, je serai la seule qui n'aurai pas le droit de me plaindre ! "
Le 21 mai 1880, la veille de la parution des Croquis parisiens, le directeur du Gaulois, Arthur Meyer, présente à la une de son journal un "bataillon renouvelé de chroniqueurs, pris parmi les jeunes". Au programme: "Les Mystères de Paris, par M. Huysmans", auteur de quatre textes parus du 6 au 26 juin 1880. Ce "réaliste de la nouvelle école" propose l'exploration d'un Paris qu'il ne fait pas bon fréquenter lorsqu'on est un honnête bourgeois: les coups de poings s'échangent facilement, l'eau est "destinée non à être bue, mais à aider la fonte du sucre". "C'est dans l'un de ces endroits", annonce l'auteur, "que je mènerai le lecteur, s'il n'a point l'odorat trop sensible et le tympan trop faible". Cette série oubliée nous fait pénétrer dans l'atelier de confection des ouvrières comme dans celui de l'écrivain. "Robes et manteaux" a été distillé dans un roman: En ménage (1881). "Tabatières et riz-pain-sel" aurait pu connaître le même sort, mais l'oeuvre ne fut pas achevée, et le texte servit d'esquisse au "Bal de la Brasserie européenne" (ajouté à l'édition augmentée des Croquis parisiens en 1886). "Une goguette", modifié et repris dans plusieurs revues jusqu'en 1898, n'avait jamais été réédité dans ses premières versions. Et si "L'extralucide" et sa cocasse séance de magnétisme ont été abandonnés, la question des phénomènes inexplicables a fini par être prise au sérieux. Elle est au coeur des réflexions de Durtal, qui se demande, dans Là-bas (1891): "comment nier le mystère qui surgit, chez nous, à nos côtés, dans la rue, partout, quand on y songe?"
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
Réédition des chapitres II et III consacrés à Descartes et Pascal de La philosophie française de Victor Delbos, éminent historien français de la philosophie, commentateur éclairé de Kant et Spinoza et par ailleurs très grand pédagogue. L'oeuvre originale compte 14 chapitres consacrés aux grands noms de la philosophie française, de Descartes à Saint-Simon et Auguste Comte, sans oublier Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Maine de Biran et bien dautres. Victor Delbos, selon ses propres mots, y compte « renouer notre tradition philosophique de façon plus étroite et rentrer dans la pensée française pour montrer qu« elle a en elle assez de ressources pour se développer et se renouveler avec ses caractères propres [] sans se laisser conduire. » Texte clair et limpide, dune grande pédagogie et acuité La philosophie française était absente des librairies depuis près dun siècle. Dans cette première livraison de la réédition complète de louvrage, les éditions Manucius reprennent les chapitres consacrés à Descartes (Chap. II) et Pascal (chap. III).