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Cours sur Rousseau. 1972
Althusser Louis
TEMPS CERISES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782841099283
Ces cours d'Althusser sur le Discours sur l'origine de l'inégalité ont été prononcés en 1972 à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm dans le cadre de la préparation à l'agrégation de philosophie. Ils sont intéressants à double titre: ils ont engendré une génération nouvelle de rousseauistes, attentifs non seulement aux idées de Rousseau mais aussi à ses concepts enfouis sous des métaphores, sous des personnages, sous des situations romanesques. Une nouvelle façon d'aborder la rigueur théorique de Rousseau au-dessous de ses apparentes rêveries et élans sentimentaux a été ainsi mise en oeuvre. En second lieu, on découvre à présent que les thèses du " dernier Althusser " sur le matérialisme aléatoire, sur la nécessité de rompre avec le déterminisme strict des théories de l'histoire afin d'apporter une nouvelle philosophie " pour " Marx, étaient en chantier bien avant 1985, dans cette lecture de Rousseau treize ans auparavant, qui introduit sous le texte rousseauiste les notions de vide, d'accident, de contingence nécessaire, de reprise.
Résumé : Solitude de Machiavel (et autres textes) rassemble l'essentiel des principaux articles qu'Althusser a publiés de son vivant. Cette édition critique marque un nouveau moment dans la redécouverte d'un auteur qui passa de la célébrité au quasi oubli en l'espace d'une décennie. Le recueil met l'accent sur les pièces les plus ouvertes d'une pensée qui marque en profondeur la philosophie politique entre le milieu des années 50 et la fin des années 70, et sans laquelle on ne saurait comprendre ce qui s'est joué théoriquement en France à cette époque. On y retrouve des essais célèbres mais depuis longtemps introuvables dans lesquels Althusser livre des analyses originales sur Locke, Rousseau, Marx, Spinoza ou Machiavel. En suivant attentivement les cohérences et les " décalages " du raisonnement de ces classiques, Althusser revient sur le n?ud de la politique moderne, la tension entre le contrat et la force. Au fil des textes se perçoivent les bifurcations d'une pensée en mouvement. Certains sont fortement marqués par leur époque et ont surtout valeur de témoignage. D'autres semblent avoir été écrits hier. Que l'on soit ou non d'accord avec les analyses de Solitude de Machiavel, elles ne sauraient laisser indifférent, tant sur le fond que dans la forme, car la tension contenue qui les anime marque aussi ce style si particulier qui fut celui d'Althusser.
Généalogie d?une démence. Carnets, au jour le jour, parfois heure par heure, d?une lutte avec le démon. D?où il ressort que mon maître était un Pierre Rivière philosophe; un possédé savant; un halluciné hanté par la volonté de comprendre et de regarder son mal en face; un Ajax dont, à la toute dernière minute, nulle Athéna n?aura détourné la ?hache d?airain à deux tranchants? et, pourtant, extralucide; un prince Mychkine chez qui folie et connaissance, pulsions mortelles et maîtrise de soi, auraient noué un pacte inflexible. » B.-H. L.Louis Althusser (1918-1990) est l?un des philosophes les plus influents de la seconde moitié du XXe siècle. Ces Lettres à Hélène ? sa femme que, dans un acte de démence, en 1980, il étrangla ? sont tirées de ses archives, confiées en 1991 à l?IMEC.
Résumé : Je t'institue dépositaire devant l'éternité de cet acte de conscience, pour que tu puisses en témoigner dans les siècles à venir, quand on éditera mes ?uvres posthumes et ma correspondance avec Franca... Par ces mots envoyés à Franca Madonia le 18 novembre 1963, Louis Althusser conférait à cette correspondance le statut d'?uvre à part entière. Ces quelques cinq cents Lettres à Franca, contemporaines des plus grands textes philosophiques d'Althusser, saisissent d'emblée par l'exceptionnelle tension d'un style qui jamais ne s'affadit. Le langage de la passion amoureuse, dans toute sa violence, côtoie celui de la pensée rationnelle. On y découvre avec surprise un art consommé de la mise en scène comique et dramatique - et l'on suit avec effroi la montée des grandes lames qui contraignent régulièrement Althusser à se faire hospitaliser. Mais Franca, traductrice de Pour Marx en italien, fut aussi l'une des principales interlocutrices du philosophe, et ces lettres constituent à cet égard un véritable monument. Contredisant souvent ce qu'Althusser écrit au même moment dans ses textes théoriques, cette correspondance ne se contente pas d'apporter des éclaircissements biographiques sur la genèse de l'?uvre, elle nous installe au c?ur de l'écriture althussérienne - et de ses paradoxes. Une sélection de vingt-deux lettres de Franca Madonia complète ce recueil. Après le philosophe redécouvert au travers de son ?uvre posthume, après le " deuxième Althusser " révélé par L'Avenir dure longtemps, ces Lettres à Franca nous font désormais connaître un " troisième Althusser ", ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.
Et s'il faut pour finir reprendre aux premiers mots, je dirai de cet homme qui partit seul et découvrit vraiment les terres nouvelles de l'histoire, qu'il n'eut pourtant en tête que de rentrer chez soi. La terre conquise, qu'il salue dans sa dernière page, j'avais feint d'oublier que c'était celle du retour. Un tel parcours pour revenir chez soi. Dans des idées vieillies après tant d'idées neuves. Dans le passé après tant d'avenir. Comme si ce voyageur, parti un jour pour les lointains, ayant passé des ans dans l'inconnu, rentrant chez lui, avait cru les temps arrêtés. Mais il avait ouvert les voies.
En janvier 1919, Rosa Luxemburg était assassinée, avec Karl Liebknecht, par les Corps-Francs, et son cadavre était jeté dans le Landwehrkanal. Un siècle plus tard, que reste-t-il de la pensée et de l'action de celle qui avait lancé le mot d'ordre " Socialisme ou barbarie " ? Dans ce livre, Michael Löwy réunit des essais sur certains aspects de l'oeuvre de Rosa Luxemburg qu'il juge méconnus ou d'une singulière actualité dans la perspective d'une refondation d'une espérance émancipatrice : l'internationalisme, sa conception ouverte de l'histoire, (contre un certain " déterminisme " et contre la conception positiviste du progrès), l'importance pour elle de la démocratie dans le processus révolutionnaire, et aussi, l'intérêt qu'elle portait aux sociétés précapitalistes, du "communisme primitif".
Années 1950, à bord du cargo qui les ramène en Europe, Franz Hammer, mécanicien allemand fait la connaissance d'un compatriote, Ernst Triebel, jeune médecin venu assister à un congrès. Au cours de cette traversée, Ernst Triebel se raconte. Encore enfant, il a émigré au Brésil, dans les années 1930, quand ses parents ont fui l'Allemagne. A Rio, il se lie avec une autre enfant d'origine allemande, Maria Luisa. Leur amitié s'enracine, sans que les jeunes gens, réalisent vraiment qu'elle se transforme en amour. La guerre terminée, le père de Triebel décide de retourner en Allemagne. Son pays dévasté a besoin de forces intactes. Il persuade son fils de l'accompagner. Maria Luisa, elle, reste à Rio. Mais l'histoire de cet amour, ardent, magnétique et peut-être funeste, ne s'arrête pas là...
On savait que Christian Guémy, alias C215, était l'un des artistes de rue les plus doués de sa génération. Il a apposé sa marque sur de nombreux murs de Paris et d'autres villes dans le monde entier, avec des portraits au pochoir ou de grandes fresques qui éclairent certaines façades d'immeubles. Ses couleurs font vivre sur nos murs des images et y laissent une empreinte, plus ou moins éphémère, de lumière et de beauté. Ce qui marque dans ses portraits, c'est cette aura de vie et de dignité qui émane de leurs regards et de leur couleur. Christian Guémy est aussi un poète modeste (ce qui n'est pas toujours le cas) ; il ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend la poésie au sérieux. Petites chansons souvent tristes et mélancoliques, elles ne sont pas dénuées d'humour ni d'autodérision.