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La formation professionnelle des enseignants. Analyse des pratiques et situations pédagogiques
Altet Marguerite
PUF
30,43 €
Épuisé
EAN :9782130458654
On assiste partout au développement d'une demande de professionnalisation de la fonction enseignante et à la mise place de formations d'enseignants centrées sur cette professionnalisation. Ceci signifie une reconnaissance du fait que le métier d'enseignant s'apprend, et que les compétences professionnelles spécifiques de l'enseigant se construisent en formation. Il devient alors nécessaire d'identifier des savoirs professionnels disciplinaires, didactiques et pédagogiques que l'enseignant devra s'approprier et maîtriser pour pouvoir s'adapter à diverses situations éducatives. L'auteur présente une recherche sur les différentes variables de l'articulation du processus enseignement-apprentissage, à partir d'observations de séances réelles de classe et propose des outils conceptuels d'analyse qui peuvent être utiles aux enseignants et formateurs pour analyser pratiques et situations pédagogiques et en restituer le fonctionnement pédagogique. Ces savoirs pédagogiques issus de recherches permettent à tout enseignant d'analyser ce qu'il fait réellement en classe, de réfléchir " sur " son action, l'aident à résoudre les problèmes qu'il rencontre et à passer d'une pratique pédagogique intuitive à une pratique réfléchie de professionnel. Des outils pour développer une " professionnalité globale ", en formant un enseignant capable de réfléchir " en " action, à devenir un praticien réfléchi, un professionnel qui s'adapte à toute situation.
Lessard Claude ; Altet Marguerite ; Paquay Léopold
Dans le cadre du REF (Réseau Éducation et Formation), des chercheurs francophones confrontent depuis plusieurs années leurs travaux sur la formation des enseignants. Cet ouvrage se situe dans le prolongement de livres sur la formation par la recherche, sur les conceptions et les dispositifs de formation professionnelle des enseignants, sur la professionnalisation des formateurs d'enseignants et sur les rapports entre les réformes en éducation et la formation des maîtres. Le présent ouvrage s'attaque à une question déjà présente en filigrane dans les autres ouvrages et qu'il convient d'affronter en tant que telle: quelle est la place aujourd'hui des sciences humaines et sociales dans la formation des enseignants? Au-delà de l'analyse de la place formelle des SHS dans les cursus de formation, l'ouvrage s'interroge sur leur place dans l'expertise et les savoirs professionnels des enseignants
Etienne Richard ; Altet Marguerite ; Lessard Claud
Dans la plupart des pays, la formation des enseignants s'inscrit dans un double mouvement de multiplication des stages de terrain et d'exécution d'une commande confiée à l'université. À elle de prendre la responsabilité de cette formation tout en faisant les apports scientifiques indispensables. Par l'augmentation dia proportion d'expérience de terrain, on vise une professionnalisation accrue de la formation. De plus, l'intensification de la formation universitaire (ou plutôt l'élévation du niveau universitaire) est considérée comme indispensable pour assurer la maîtrise des savoirs à enseigner et des savoirs pour enseigner. Dans le cadre des universités qui ont réalisé cette intégration depuis des décennies et de celles qui le font ou vont le faire, nous commençons par dresser un bilan critique des efforts nécessaires pour former des enseignants efficaces et professionnels, c'est-à dire réflexifs et critiques. Nous étudions les transformations de l'université nécessitées par la prise en charge de la formation des enseignants et les questions encore non résolues de ce chantier ouvert depuis une trentaine d'années. Pour accueillir et organiser des formations professionnelle, l'université traditionnellement vouée à l'accroissement de savoirs et à leur diffusion se voit contrainte de résoudre de nombreux problèmes. Elle a su mettre en place des solutions mais elles dressent parfois de nouveaux obstacles dans la diffusion des savoirs professionnels. Le recours à l'université se justifie quand elle sort de cette crise en s'appuyant sur ses qualités propres, à commencer par la proximité de la recherche et de l'enseignement. D'où les réponses historiques, organisationnelles, formatives et heuristiques que cet ouvrage collectif apporte à ces questions.
Perrenoud Philippe ; Altet Marguerite ; Lessard Cl
A la suite de Former des enseignants professionnels. Quelles stratégies ? Quelles compétences ?, de Formateurs d'enseignants. Quelle professionnalisation ? et de Entre sens commun et sciences humaines. Quels savoirs pour enseigner ?, tous publiés chez De Boeck, Philippe Perrenoud, Marguerite Altet, Claude Lessard et Léopold Paquay s'attaquent à un problème central de la formation des enseignants : les rapports difficiles entre savoirs des praticiens et savoirs issus de la recherche. Qu'ils soient ouvertement en conflit ou s'ignorent mutuellement, le résultat est le même : un appauvrissement de la pensée et de la pratique. Pourtant, leur alliance ne va pas de soi, car ces savoirs diffèrent par leurs origines, leur langage et leur degré d'abstraction, leur rapport à l'action, leurs critères de validité. Ils sont portés par des acteurs différents, les enseignants et les chercheurs, les uns préoccupés d'efficacité pratique, les autres de rigueur scientifique. Les formateurs d'enseignants sont souvent des médiateurs entre ces deux mondes. L'ouvrage leur est en priorité destiné, de même qu'aux responsables des instituts de formation et à tous ceux qui veulent améliorer la qualité de l'enseignement et de la formation des maîtres. Cet ouvrage analyse les obstacles qui rendent difficiles les métissages féconds et durables entre savoirs. Il propose aussi des dispositifs, dans le cadre plus global des réflexions contemporaines sur l'alternance, l'articulation théorie-pratique, l'apprentissage par problèmes et le développement de compétences.
Extrait de l'introduction de Léopold PAQUAY, Université de Louvain, Marguerite ALTET, Université de Nantes, Evelyne CHARLIER, Facultés universitaires de Namur et Philippe PERRENOUD, Université de Genève Former des enseignants-professionnels: trois ensembles de questions «Former des professionnels de l'organisation de situations d'apprentissage» telle est ou deviendra sans doute la visée centrale de la plupart des programmes et des dispositifs de formation initiale et continuée des enseignants, de la maternelle à l'université. Cette visée de professionnalisme ne signifie pas - comme le laisse entendre l'expression française «devenir un pro» - que les enseignants et futurs enseignants pourraient se borner à acquérir les tours de main, les «gestes du métier» ou, en d'autres termes, à renforcer leur «expertise pratique» dans le domaine de l'enseignement. «Devenir un professionnel», du moins au sens anglo-saxon du terme, signifie bien davantage. 1. FORMER DES ENSEIGNANTS-PROFESSIONNELS Les études sociologiques sur les professions montrent une évolution nette au cours des dernières années de la plupart des métiers relatifs à l'humain: infirmières, assistants sociaux, journalistes... et enseignants. Ainsi donc, pour répondre aux défis sans précédents de la transformation nécessaire des systèmes éducatifs, le rôle des enseignants devrait évoluer. Dans la plupart des pays occidentaux, l'enseignant est en voie de passer d'un statut d'exécutant à un statut de «professionnel». Dans ce sens, le «professionnel» est considéré comme un praticien qui a acquis par de longues études le statut et la capacité à réaliser en autonomie et en responsabilité des actes intellectuels non routiniers dans la poursuite d'objectifs en situation complexe (Lemosse, 1989; Bourdoncle, 1993). Cette conception sociologique du professionnel a des incidences quant aux compétences de base nécessaires pour exercer ce «métier nouveau». Que doit pouvoir faire un enseignant-professionnel? A partir de plusieurs modèles (dont celui de Donnay & Charlier, 1990), on peut admettre qu'un professionnel devrait être capable: ° d'analyser des situations complexes, en référence à plusieurs grilles de lecture; ° de faire de façon à la fois rapide et réfléchie le choix de stratégies adaptées aux objectifs et aux exigences éthiques; ° de puiser, dans un large éventail de savoirs, de techniques et d'outils, les moyens les plus adéquats, de les structurer en dispositif; ° d'adapter rapidement ses projets en fonction de l'expérience; ° d'analyser de façon critique ses actions et leurs résultats; ° enfin, de par cette évaluation continue, d'apprendre tout au long de sa carrière.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein