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Alternatives à la prison. Une entrevue avec Jean-Paul Brodeur
Foucault Michel ; Ferri Tony ; Amicelle Anthony
DIVERGENCES
14,00 €
Épuisé
EAN :9791097088316
A l'occasion d'une conférence donnée à Montréal peu après la publication de Surveiller et punir, Michel Foucault répond à une question qu'on lui pose : y a-t-il des "alternatives" à la prison ? Foucault doute que l'imposition croissante de conditions restrictives en dehors de l'enceinte de la prison témoigne d'une rupture avec l'emprisonnement ; il semble en réalité que le progressisme pénal et le développement de techniques de surveillance aillent de pair. Ainsi ne s'agit-il pas tellement d'inventer des "alternatives" , mais plutôt de savoir si l'on souhaite diffuser ou faire décroître le contrôle social. La lecture rétrospective d' "Alternatives" à la prison, loin de tarir les questionnements sur notre actualité criminologique, suscite de nombreuses interrogations quant à l'extension d'une société policée. Des textes de Sylvain Lafleur, Toni Ferri et Anthony Amicelle viennent actualiser cette analyse.
Résumé : "S?il apparaît tellement malaisé de définir la maladie et la santé psychologiques, n?est-ce pas parce qu?on s?efforce en vain de leur appliquer massivement des concepts destinés également à la médecine somatique ? Par-delà la pathologie mentale et la pathologie organique, il y a une pathologie générale et abstraite qui les domine l?une et l?autre, leur imposant, comme autant de préjugés, les mêmes concepts et leur indiquant les mêmes méthodes comme autant de postulats. Nous voudrions montrer que la racine de la pathologie mentale ne doit pas être cherchée dans une quelconque ?métapathologie?, mais dans un certain rapport, historiquement situé, de l?homme à l?homme fou et à l?homme vrai."
Histoire de la sexualité, III. Ce troisième et dernier volume est consacré à un thème à la fois antique et très contemporain: la formation de l'individu telle qu'elle a été développée à travers des textes souvent peu analysés - Artémidore, Galien, le Pseudo-Lucien-, mais déterminants dans la mise en place d'une finalité générale de la culture qui culmine dans l'émergence d'une personnalité singulière, capable de faire le meilleur usage de son corps et de son esprit harmonieusement éduqués pour le rendre à même d'assumer les fonctions politiques auxquelles il est d'emblée destiné. Foucault se révèle ainsi en quête de rétablir certains liens, rompus par la modernité, avec une tradition antique classique qu'il nous fait fait redécouvrir.
Les Mots et les Choses valut à Michel Foucault une réputation internationale. Ensuite, ses autres ouvrages ne feront que développer une seule et même thèse : celle de la mort de l'homme et de l'humanisme classique qui concevait le sujet pensant comme une exception dans l'ordre de la nature. Avec l'avènement des sciences humaines, l'homme est devenu un objet d'étude au même titre que les phénomènes naturels. Cette objectivation de l'homme a en même temps rendu possible sa maîtrise. Ainsi, Michel Foucault, parce qu'il nous a délivrés de l'illusion de leur "naïveté positive", a été la mauvaise conscience des sciences de l'homme. Leur élaboration a en effet accompagné le triomphe de cette technique du pouvoir qui consiste à classifier les comportements humains pour mieux les manipuler. D'un abord plus difficile que la plupart des autres livres de Michel Foucault, Les Mots et les Choses constitue de toute évidence un des grands textes de la philosophie contemporaine dont un lecteur averti ne saurait faire l'économie. --Paul Klein