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Ma vie en éclats
Altenberg Peter
TEMPS IL FAIT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782868530714
Peter Altenberg (1859-1919) a passé sa vie au café et dans les cabarets de la capitale autrichienne, noctambule ivre de nuit, ivre de femmes et d'alcools forts. Par le biais de sa plume il a fait passer un peu de cette électricité que la nuit dispense si généreusement. Ses " ?uvres Complètes " comportent une dizaine de volumes. La société viennoise de son temps coincée dans ses guêpières, ses cols cassés et ses uniformes, est vue par le petit bout de la lorgnette. Il traite d'une part des messieurs et d'autre part des dames, ces messieurs-dames de Vienne. L'avenir de l'Europe est entre leurs mains, entre gens de bonne compagnie : bourgeois policés, raffinés, légers, dissimulés, insouciants. De sa table habituelle Altenberg écoute. Il enregistre. Il est le phonographe de la société. Il a vite compris que le bourgeois de Vienne n'est pas un sujet d'étude particulièrement excitant, il faut s'en accommoder. Il faut comprendre. D'où son intérêt pour les oiseaux de nuit, les artistes, les enfants et les animaux. Pour tous ceux qui cherchent à s'évader d'une manière ou d'une autre, pour tous ceux qui entendent un langage qui ne soit pas codifié.
Packham Monte ; Pilto Carrie ; Ahrenberg Staffan ;
Résumé : Theodor "Teto" Ahrenberg (1912-1989) fut l'un des plus grands collectionneurs d'art moderne de l'après-guerre. Au fil de ses rencontres et de ses voyages, il rassembla près de mille oeuvres des plus grands artistes de l'époque, Matisse, Picasso, Chagall, Le Corbusier, et de la jeune génération, Tadeusz Kantor, Olle Baertling, Jean Tinguely. Confisquée arbitrairement et vendue aux enchères par le gouvernement suédois en 1962, cette magnifique collection fut dispersée, et le projet de musée dessiné par Le Corbusier pour la ville de Stockholm fut abandonné. Mais cela n'arrêta pas l'enthousiasme de Teto Ahrenberg. Installé avec sa famille au bord du lac Léman, il continua à soutenir et à encourager ses amis artistes, et reconstitua une deuxième collection, consacrée cette fois aux avant-gardes avec, entre autres, Christo, Lucio Fontana, Arman, Tinguely, Niki de Saint Phalle. Ce superbe ouvrage, très documenté, rassemble la collection dispersée. Il retrace les liens privilégiés qu'a entretenus Teto Ahrenberg avec chacun des artistes dont il a collectionné les oeuvres, et revient en détail sur le musée imaginé par Le Corbusier. Illustré de magnifiques reproductions, et de photos d'archives pour beaucoup inédites, il constitue le témoignage unique d'une vie passée au coeur de l'art et au côté des artistes.
Ajzenberg Armand ; Castelli André ; Guyader Michaë
Sous le régime de Vichy (1940-1945), 76 000 malades mentaux sont morts dans les hôpitaux psychiatriques français. Morts de faim. Pétain, Darlan, Laval connaissaient-ils les dangers auxquels les fous étaient exposés ? Oui, dès le printemps 1941. Etaient-ils en mesure de leur accorder quelques suppléments alimentaires représentant pour chaque Français une ou deux miettes de pain par jour ? Oui, puisque cela a été fait en décembre 1942. Trop tard cependant et en quantité insuffisante pour inverser le cours des événements. La population française aurait-elle été mise en danger par une telle action ? Non, bien sûr. Ces trois questions, et les réponses apportées, définissent précisément la notion de non-assistance à personne en danger, notion inventée par Vichy et maintenue depuis dans le code pénal français. Non-assistance que certains historiens nient. Ce qui autorise un journal d'extrême-droite à s'écrier : "Le régime de Vichy est enfin innocenté...". Après la reconnaissance par le président Chirac de la complicité active de l'Etat français de Vichy dans la déportation des Juifs de France, la responsabilité directe de ce même régime dans la famine mortelle sévissant dans les hôpitaux psychiatriques doit, elle aussi, donner lieu à une reconnaissance officielle. L'histoire de l'hôpital de Montdevergues-les-Roses est un exemple, au jour le jour, de l'abandon à la mort des fous sous Vichy.
Présentation de l'éditeur Bienvenue chez les Middlestein, une famille au bord de la crise de nerfs depuis que Edie, la mère, risque d'y passer si elle ne prend pas au sérieux ses problèmes d'obésité. Cerise sur le gâteau, le père la quitte pour découvrir à soixante ans les affres du speed dating. Une trahison impardonnable pour leur célibataire invétérée de fille, un rebondissement que voudrait bien oublier le fils en fumant son joint quotidien, si sa femme ne s'était pas mis en tête de sauver Edie à grand renfort de Pilates et de Weight Watchers, quand elle n'oblige pas leurs jumeaux à répéter leur chorégraphie hip-hop pour leur bar-mitsvah. Une question taraude toutefois les Middlestein : et s'ils étaient tous un peu responsables du sort d'Edie. Best-seller du New York Times, dans la lignée de Jonathan Franzen, un livre universel sur le mariage, la filiation et l'obsession de notre société pour la nourriture, porté par un humour aussi cinglant que désopilant et une humanité débordante.
Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l'on croise diseuses de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d'or, les idylles et la consommation d'alcool - malgré la prohibition - vont bon train. Avec l'arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d'ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. "Lecteur, lectrice, si vous commencez ce livre, sachez que vous allez tomber amoureux ! Mazie fait partie de ces personnages dont on a du mal à se séparer : généreuse, intrépide et terriblement émouvante !" Marie-Laure Turoche, Page des libraires.
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.